Alain.R.Truong

29 mars 2015

Vase Hu, Vietnam, Période Hán-Việt, 1er-3e siècle

Vase Hu, Vietnam, Période Hán-Việt, 1er-3e siècle

Vase Hu, Vietnam, Période Hán-Việt, 1er-3e siècleEstimation : 1 000 € / 2 000 €. Photo Cornette de Saint-Cyr

Bronze à patine archéologique. H. 32 cm. 
Hu en bronze au corps orné de trois bandes circulaires en léger relief et de deux masques de taotie maintenant deux anneaux circulaires. Pied conique à facette. 

Pièces de référence- Hai Phong's Antiques, 2009, n°44

CORNETTE DE SAINT CYR PARIS. Arts d’Asie - Art Tribal, le 14 Avril 2015 à 14h30. 6, Avenue Hoche - 75008 PARIS. Expert : Cabinet Daffos-Estournel (Tel. : +33 6 09 22 55 13). Consultant pour le Vietnam : Monsieur Philippe Truong (Tel. : +33 6 31 34 40 59)


Bureau plat, France, vers 1720-1730

Bureau plat, France, vers 1720-1730

Bureau plat, France, vers 1720-1730 2

Bureau plat, France, vers 1720-1730 3

Bureau plat, France, vers 1720-1730Estimation 130 000 € / 180 000 €. Photo Kohn

Bâti de sapin, ébène, laiton et bronzes dorés - H. 86 cm, L. 160 cm, P. 80 cm 

D’un modèle hérité des bureaux « Mazarin », ce bureau à toutes faces présente deux caissons latéraux à deux tiroirs chacun et un tiroir central en retrait. Il repose sur un piètement à légère cambrure libéré des contraintes des bureaux antérieurs à huit pieds réunis par des entretoises. 
Plaqué d’ébène, il s’orne sur son ensemble d’une marqueterie de rinceaux, lambrequins, acanthes et volutes en laiton. Les éléments en bronze doré se limitent aux entrées de serrure, sabots ongulés et feuillagés et cerclage du plateau. 
Ce modèle de table-bureau entre dans l’ébénisterie parisienne à la suite du type « Mazarin ». Ses deux corps de tiroirs se sont allégés, le panneau à façade a disparu tout comme les croisillons d’entrejambes. 
L’écartement très accentué des pieds galbés assure la sustentation de la table.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

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Console aux putti, Rome, fin du XVIIe siècle

Console aux putti, Rome, fin du XVIIe siècle

Console aux putti, Rome, fin du XVIIe siècle2

Console aux putti, Rome, fin du XVIIe siècle3

Console aux putti, Rome, fin du XVIIe siècle4

 

Console aux putti, Rome, fin du XVIIe siècleEstimation 150 000 € / 200 000 €. Photo Kohn

Bois doré et marbre - H. 88 cm, L. 176 cm, P. 85 cm 

Tout l’art baroque des menuisiers romains de la seconde moitié du XVIIe siècle est réuni dans cette console en bois doré, inspirée par les créations du Bernin. Les montants prennent l’apparence de putti, prenant appui sur leur genoux afin de supporter le poids du marbre qui coiffe notre meuble. On notera la très belle qualité de sculpture de ces enfants, en ronde-bosse, traitée avec le plus grand naturalisme. 
La ceinture est centrée d’un masque ailé, flanqué de feuillages, de guirlandes de fruits et d’enroulements ajourés. Les quatre pieds sont 
reliés par une entretoise agrémentée d’une « noix » sculptée. 
Sous l’influence du Bernin, les artistes de la Rome de la seconde moitié du XVIIe siècle vont développer un style nouveau notamment 
en introduisant des figures humaines au cœur de la composition. 
Ainsi, atlantes, nubiens ou encore chérubins vont devenir les sujets principaux de ce type de meuble. À l’instar de notre œuvre, ces personnages seront très fréquemment sculptés dans les montants antérieurs, en train de ployer sous leurs charges. 

Cette console est ainsi à rapprocher des meilleurs ateliers romains de cette époque et peut être comparée à un piètement de table de seconde moitié du XVIIe siècle conservé dans une collection privée.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

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Deux miroirs formant pendant, France, époque Louis XV, vers 1750

Deux miroirs formant pendant, France, époque Louis XV, vers 1750

Deux miroirs formant pendant, France, époque Louis XV, vers 1750Estimation 140 000 € / 180 000 €. Photo Kohn

Bois doré et glace - H. 270 cm, L. 155 cm et H. 275 cm, L. 155 cm - Petits accidents et manques 

Ces miroirs formant paire (hauteurs sensiblement différentes) présentent une exubérante sculpture de feuillages, pampres, acanthes et bouquets fleuris sur l’ensemble de leur pourtour et sont couronnés d’un fronton à coquille et palmette centrale. Ce modèle s’inscrit parfaitement dans les réalisations rocaille du règne de Louis XV où le monde végétal se déploie avec liberté et harmonie. Faisant partie de programmes complets avec boiseries et consoles, les miroirs répondaient à la décoration générale pour une unité et une harmonie parfaite. 
Le motif des pampres tombant en enroulement sur les montants se retrouve sur d’autres modèles comme celui présente au Palais Galliera en 1963.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

 

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Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710 1

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710 2

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710 3

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710Estimation 150 000 € / 200 000 €. Photo Kohn

Bois naturel et tapisserie - Fauteuils : H. 118 cm, L. 68 cm, P. 54 cm - Canapé : H. 122 cm, L. 198 cm, P. 69 cm

Ce mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé est garni d’une superbe tapisserie des Gobelins du XVIIIe siècle. 
Chaque fauteuil, richement sculpté, présente un dossier cintré et légèrement incliné, reprenant les innovations mises en place à la fin du règne de Louis XIV en matière de sièges comme les consoles d’accotoirs déviées vers l’extérieur, le ressaut des pieds sous la ceinture et la sculpture des traverses. 
Les crosses sont ornées de coquilles, motif que l’on retrouve au centre des quatre traverses et sur les pieds légèrement cambrés. Une entretoise en X de forme sinueuse et moulurée réuni le piètement. Le canapé à joues adopte la même forme. 

Un modèle très similaire, présentant les mêmes dispositions et un décor sculpté très proche est reproduit dans l’ouvrage de Guillaume Jeanneau, Les Sièges, éd. de l’Amateur, Paris, 1993, p. 47, fig. 72 . Le Musée du Louvre conserve une paire de fauteuils présentant les mêmes caractéristiques de structure et décor, notamment ce fond de croisillons visible sur la ceinture. En outre, les bois des dossiers demeurent dissimuler par la garniture et permettent également de dater notre œuvre des premières années du XVIIIe siècle. À noter qu’il demeure assez rare de retrouver ce type de mobilier du tout début du XVIIIe siècle accompagné de son canapé. 

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

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A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279) base

A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$400,000 – HK$600,000 ($51,817 - $77,726). Photo Christie's Image Ltd 2015

The jar is sturdily potted with a bulbous body and rolled rim, and is covered with a glaze of russet colour. 4 1/2 in. (11.8 cm.) high 

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

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A Yaozhou russet-glazed bowl, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou russet-glazed bowl, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou russet-glazed bowl, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$150,000 – HK$200,000 ($19,432 - $25,909). Photo Christie's Image Ltd 2015

The bowl has deep flaring sides rising to an indented rim, covered inside and out with a lustrous russet-coloured glaze, thinning to reddish-brown at the rim and pooling in an irregular line above the foot. 4 3/4 in. (12 cm.) diam., box 

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

Two Yaozhou tea bowls, Northern Song dynasty (960-1127)

Two Yaozhou tea bowls, Northern Song dynasty (960-1127)

Two Yaozhou tea bowls, Northern Song dynasty (960-1127)Estimate HK$150,000 – HK$200,000 ($19,432 - $25,909). Photo Christie's Image Ltd 2015

Each bowl is thinly potted with deep sides rising from a short foot to a flared rim. It is covered overall with a glaze of greyish-olive tone. 4 3/8 in. (11 cm.) diam., box (2)

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1720

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1720

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 17202

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1720Estimation 150 000 € / 200 000 €. Photo Kohn

Bronzes dorés - H. 51,5 cm, L. 35,5 cm, P. 32 cm 

D’une remarquable qualité de ciselure, cette paire de candélabres à quatre lumières présente une base triangulaire aux côtés évidés centrés d’une coquille et reposant sur trois pieds en console cannelée. 
Trois sphinges rythment les angles de la base et se terminent en console feuillagée prenant appui sur le fût central. Celui-ci s’orne de trois profils d’empereur à l’antique dans un encadrement en console feuillagée et donne naissance à trois branches en double volute opposée terminée par une tête de bélier. 
Le modèle de ces candélabres, datant du premier quart du XVIIIe siècle, peut être rapproché des réalisations de deux grands représentants des arts à la fin du règne de Louis XIV, André-Charles Boulle (1642- 1732) et Jean I Bérain (1640-1711). 
La forme de ces candélabres rappelle en effet les modèles de candélabres et chandeliers (terme alors employé pour désigner les lustres) dessinés par Boulle et publiés à Paris par Mariette dans le recueil Nouveaux desseins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie inventés et gravés par André-Charles Boulle, chez Mariette, après 1707. 
Quant à l’ornementation, il existe des similitudes avec les dessins publiés en planches par Jean I Bérain où il multiplie à foison décors arabesques et jeux de bandes peuplés de pagodes et d’animaux fantastiques. Les sphinges terminées en console feuillagées semblent tout droit sortis de ce répertoire animalier fabuleux. 
Plusieurs exemplaires de ce modèle de candélabres sont mentionnés au cours du XVIIIe siècle. Un lors de la prestigieuse vente après décès du marchand-mercier Thomas-Joachim Hébert en 1724 : « une paire de girandoles à sphinx à trois branches et une bobèche au-dessus chacune de bronze doré d’or moulu etc. ».

Une autre paire figurait dans l’inventaire du Duc d’Antin, fils illégitime de Louis XIV et de Madame de Montespan en 1736 : « deux girandoles à quatre bobèches chacune garnie de sphinx sur leur pied en triangle de cuivre doré d’or moulu etc. ». Deux paires sont mentionnées au Château de Garges en 1776, propriété de Blondel de Gagny, l’un des plus grands collectionneurs du XVIIIe siècle. Enfin deux autres paires furent vendues à Paris en 1788 et 1789: la première appartenait au Duc de Richelieu, et la seconde, décrite « dans le genre de Boulle avec quatre lumières et des sphinges » se trouvaient dans la collection d’un certain Monsieur Coclers. 
Une paire de candélabres présentant de fortes similitudes avec notre modèle est aujourd’hui conservée dans la collection de Waddesdon Manor, une autre faisait partie de la prestigieuse collection des Ducs de Hamilton à Hamilton Palace en Ecosse aujourd’hui détruit et enfin une autre est conservée dans la collection Horace Wood Bock qui fut exposée au Musée des Beaux-arts de Boston en 2009. A noter qu’une paire de ce modèle ayant appartenu à la Collection Greenberg fut vendue aux enchères en mai 2004 à New-York pour la somme de 400 000$.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

Paire de lustres à dix-huit lumières, Allemagne ou Europe du Nord, fin du XVIIIe siècle, vers 1790

Paire de lustres à dix-huit lumières, Allemagne ou Europe du Nord, fin du XVIIIe siècle, vers 1790

Paire de lustres à dix-huit lumières, Allemagne ou Europe du Nord, fin du XVIIIe siècle, vers 1790Estimation 180 000 € / 250 000 €. Photo Kohn

Cristal de roche, bronzes dorés et argentés - H. 110 cm, diam. 85 cm 

De forme corbeille, cette paire de lustres se compose d’une structure en bronze argenté et doré faite de « C » posés côte à côte, fixés sur la base circulaire et sur lesquels viennent se positionner les lumières. Le Sommet est orné de trois petits toits en pagode superposés soulignés de pampilles. 
L’ensemble est habillé de chutes de perles, pampilles et boule en cristal et cristal de roche d’un effet décoratif d’une grande élégance. 

Un lustre proche de notre modèle était reproduit dans l’ouvrage de Pierre Levallois, La Décoration I, en 1963 .

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS



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