Alain.R.Truong

29 mars 2015

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710 1

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710 2

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710 3

Mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé, France, époque Louis XIV, vers 1710Estimation 150 000 € / 200 000 €. Photo Kohn

Bois naturel et tapisserie - Fauteuils : H. 118 cm, L. 68 cm, P. 54 cm - Canapé : H. 122 cm, L. 198 cm, P. 69 cm

Ce mobilier de salon comprenant quatre fauteuils et un canapé est garni d’une superbe tapisserie des Gobelins du XVIIIe siècle. 
Chaque fauteuil, richement sculpté, présente un dossier cintré et légèrement incliné, reprenant les innovations mises en place à la fin du règne de Louis XIV en matière de sièges comme les consoles d’accotoirs déviées vers l’extérieur, le ressaut des pieds sous la ceinture et la sculpture des traverses. 
Les crosses sont ornées de coquilles, motif que l’on retrouve au centre des quatre traverses et sur les pieds légèrement cambrés. Une entretoise en X de forme sinueuse et moulurée réuni le piètement. Le canapé à joues adopte la même forme. 

Un modèle très similaire, présentant les mêmes dispositions et un décor sculpté très proche est reproduit dans l’ouvrage de Guillaume Jeanneau, Les Sièges, éd. de l’Amateur, Paris, 1993, p. 47, fig. 72 . Le Musée du Louvre conserve une paire de fauteuils présentant les mêmes caractéristiques de structure et décor, notamment ce fond de croisillons visible sur la ceinture. En outre, les bois des dossiers demeurent dissimuler par la garniture et permettent également de dater notre œuvre des premières années du XVIIIe siècle. À noter qu’il demeure assez rare de retrouver ce type de mobilier du tout début du XVIIIe siècle accompagné de son canapé.

 

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

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A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279) base

A Yaozhou persimmon-glazed jar, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$400,000 – HK$600,000 ($51,817 - $77,726). Photo Christie's Image Ltd 2015

The jar is sturdily potted with a bulbous body and rolled rim, and is covered with a glaze of russet colour. 4 1/2 in. (11.8 cm.) high 

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

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A Yaozhou russet-glazed bowl, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou russet-glazed bowl, Song Dynasty (960-1279)

A Yaozhou russet-glazed bowl, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$150,000 – HK$200,000 ($19,432 - $25,909). Photo Christie's Image Ltd 2015

The bowl has deep flaring sides rising to an indented rim, covered inside and out with a lustrous russet-coloured glaze, thinning to reddish-brown at the rim and pooling in an irregular line above the foot. 4 3/4 in. (12 cm.) diam., box 

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

Two Yaozhou tea bowls, Northern Song dynasty (960-1127)

Two Yaozhou tea bowls, Northern Song dynasty (960-1127)

Two Yaozhou tea bowls, Northern Song dynasty (960-1127)Estimate HK$150,000 – HK$200,000 ($19,432 - $25,909). Photo Christie's Image Ltd 2015

Each bowl is thinly potted with deep sides rising from a short foot to a flared rim. It is covered overall with a glaze of greyish-olive tone. 4 3/8 in. (11 cm.) diam., box (2)

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1720

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1720

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 17202

Paire de candélabres à quatre lumières, Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1720Estimation 150 000 € / 200 000 €. Photo Kohn

Bronzes dorés - H. 51,5 cm, L. 35,5 cm, P. 32 cm 

D’une remarquable qualité de ciselure, cette paire de candélabres à quatre lumières présente une base triangulaire aux côtés évidés centrés d’une coquille et reposant sur trois pieds en console cannelée. 
Trois sphinges rythment les angles de la base et se terminent en console feuillagée prenant appui sur le fût central. Celui-ci s’orne de trois profils d’empereur à l’antique dans un encadrement en console feuillagée et donne naissance à trois branches en double volute opposée terminée par une tête de bélier. 
Le modèle de ces candélabres, datant du premier quart du XVIIIe siècle, peut être rapproché des réalisations de deux grands représentants des arts à la fin du règne de Louis XIV, André-Charles Boulle (1642- 1732) et Jean I Bérain (1640-1711). 
La forme de ces candélabres rappelle en effet les modèles de candélabres et chandeliers (terme alors employé pour désigner les lustres) dessinés par Boulle et publiés à Paris par Mariette dans le recueil Nouveaux desseins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie inventés et gravés par André-Charles Boulle, chez Mariette, après 1707. 
Quant à l’ornementation, il existe des similitudes avec les dessins publiés en planches par Jean I Bérain où il multiplie à foison décors arabesques et jeux de bandes peuplés de pagodes et d’animaux fantastiques. Les sphinges terminées en console feuillagées semblent tout droit sortis de ce répertoire animalier fabuleux. 
Plusieurs exemplaires de ce modèle de candélabres sont mentionnés au cours du XVIIIe siècle. Un lors de la prestigieuse vente après décès du marchand-mercier Thomas-Joachim Hébert en 1724 : « une paire de girandoles à sphinx à trois branches et une bobèche au-dessus chacune de bronze doré d’or moulu etc. ».

Une autre paire figurait dans l’inventaire du Duc d’Antin, fils illégitime de Louis XIV et de Madame de Montespan en 1736 : « deux girandoles à quatre bobèches chacune garnie de sphinx sur leur pied en triangle de cuivre doré d’or moulu etc. ». Deux paires sont mentionnées au Château de Garges en 1776, propriété de Blondel de Gagny, l’un des plus grands collectionneurs du XVIIIe siècle. Enfin deux autres paires furent vendues à Paris en 1788 et 1789: la première appartenait au Duc de Richelieu, et la seconde, décrite « dans le genre de Boulle avec quatre lumières et des sphinges » se trouvaient dans la collection d’un certain Monsieur Coclers. 
Une paire de candélabres présentant de fortes similitudes avec notre modèle est aujourd’hui conservée dans la collection de Waddesdon Manor, une autre faisait partie de la prestigieuse collection des Ducs de Hamilton à Hamilton Palace en Ecosse aujourd’hui détruit et enfin une autre est conservée dans la collection Horace Wood Bock qui fut exposée au Musée des Beaux-arts de Boston en 2009. A noter qu’une paire de ce modèle ayant appartenu à la Collection Greenberg fut vendue aux enchères en mai 2004 à New-York pour la somme de 400 000$.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS



Paire de lustres à dix-huit lumières, Allemagne ou Europe du Nord, fin du XVIIIe siècle, vers 1790

Paire de lustres à dix-huit lumières, Allemagne ou Europe du Nord, fin du XVIIIe siècle, vers 1790

Paire de lustres à dix-huit lumières, Allemagne ou Europe du Nord, fin du XVIIIe siècle, vers 1790Estimation 180 000 € / 250 000 €. Photo Kohn

Cristal de roche, bronzes dorés et argentés - H. 110 cm, diam. 85 cm 

De forme corbeille, cette paire de lustres se compose d’une structure en bronze argenté et doré faite de « C » posés côte à côte, fixés sur la base circulaire et sur lesquels viennent se positionner les lumières. Le Sommet est orné de trois petits toits en pagode superposés soulignés de pampilles. 
L’ensemble est habillé de chutes de perles, pampilles et boule en cristal et cristal de roche d’un effet décoratif d’une grande élégance. 

Un lustre proche de notre modèle était reproduit dans l’ouvrage de Pierre Levallois, La Décoration I, en 1963 .

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

Paire de commodes à vantaux en laque céladon par Pierre IV Migeon (1696-1758), Paris, vers 1740-1745

Paire de commodes à vantaux en laque céladon par Pierre IV Migeon (1696-1758)

Paire de commodes à vantaux en laque céladon par Pierre IV Migeon (1696-1758), Paris, vers 1740-1745. Estimation 250 000 € / 300 000 €. Photo Kohn

Reçu Maître Ebéniste avant 1729. Chêne peint et marbre brèche. Estampillé MIGEON. H. 87 cm, L. 129 cm, P. 48 cm 

NotesCette paire de commode est un rare témoignage des réalisations parisiennes conçues en laque de couleur céladon, dont très peu d’exemples de cette qualité nous sont parvenus. 
Bombées sur leurs trois faces principales, les deux meubles ouvrent par deux vantaux et reposent sur un piétement très légèrement galbé. Les proportions et le jeu de la mouluration témoignent d’un raffinement extrême. La composition des montants est particulièrement sophistiquée, révélant la main d’un très grand maître dans une économie de moyens éblouissante. Terminée d’une coquille très finement sculptée, l’arrête extérieure des pieds est marquée d’une ligne formant un renflement à mi-hauteur qu’un décrochement vers l’intérieur aplanit le long du corps du meuble. Une agrafe, sculptée sur chaque côté de redents, vient sommer l’ensemble de ces chutes, dont l’élégance et l’équilibre témoignent du raffinement avec lequel ces meubles ont été pensés puis exécutés. 
Elles supportent leur plateau d’origine en marbre brèche particulièrement exceptionnel tant par la rareté du marbre employé que par le soin apporté à leur exécution. En effet, participant entièrement de la onception générale des meubles, la partie extérieure présente une moulure qui suit le profil de l’architecture des commodes tandis que sur la partie intérieure deux moulures en retrait confèrent une opulence rarement exprimée par des plateaux de marbre. Avec leurs larges veines blanches, ces plateaux en brèche sont de précieux exemples du raffinement atteint dans les intérieurs parisiens, où les tables de marbre rare répondent à la virtuosité des ébénistes. 

La puissance du dessin, le raffinement des parties sculptées ainsi que la finesse d’exécution de l’ensemble sont caractéristiques de la production des Migeon, dont Pierre IV Migeon fut le représentant le plus célèbre de cette dynastie d’artisans et dont les œuvres contribuèrent brillamment au renouveau de l’ébénisterie parisienne dans le premier tiers du XVIIIe siècle. Célèbre pour ses meubles à décor de marqueterie, comme le révèle notamment son livre-journal, sa production s’étendit également sur des meubles en laque et des meubles peints pour une clientèle extrêmement prestigieuse. Avec son décor couleur céladon, cette paire de commodes s’inscrit dans cet engouement pour l’Extrême-Orient. Elle peut être rapprochée d’un secrétaire à pente entièrement orné de scènes peintes dans un camaïeu bleu-vert dans le goût de Pillement réalisé par Pierre IV Migeon . Les similitudes entre ces deux modèles sont grandes. A l’équilibre de la sinuosité des parties latérales, répond la forme galbée des montants. De même, la traverse inférieure de nos commodes est ornée d’une ligne courbe ponctuée de deux ressauts faisant écho à ceux de la ceinture du secrétaire.  

Particulièrement significatif dans l’oeuvre de Migeon, le dessin en bec de corbin des plateaux de marbre se retrouve dans plusieurs de 
ses oeuvres, notamment sur la commode du musée Louis Vouland d’Avignon, où le jeu de moulurations est également présent. 
Leur qualité exceptionnelle de fabrication, leur opulent emploi de marbres rares et leur décor sans réel équivalent distinguent ces commodes de la production contemporaine. La structure, réalisée en chêne, est parfaitement assemblée et finie avec un soin particulier. Le sens des proportions, l’élégance et la souplesse du galbe témoignent d’une grande homogénéité comme une sorte de conjugaison harmonieuse entre les formes. Associés à ces extraordinaires plateaux de marbre et au décor céladon subtilement rechampi, tous ces éléments témoignent de la virtuosité d’un artiste qui amena la création de tels meubles à une perfection formelle sans égale répondant à une commande d’exception.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

A carved Qingbai 'peony' bowl, Song Dynasty (960-1279)

A carved Qingbai 'peony' bowl, Song Dynasty (960-1279)

A carved Qingbai 'peony' bowl, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$150,000 – HK$200,000 ($19,432 - $25,909). Photo Christie's Image Ltd 2015

The bowl is finely incised and combed on the interior with a peony spray bearing one large bloom, and covered inside and out with a translucent glaze of greyish-blue tone. 6 3/4 in. (17.3 cm.) diam

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

A Qingbai figure of a boy, Song Dynasty (960-1279)

A Qingbai figure of a boy, Song Dynasty (960-1279)

A Qingbai figure of a boy, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$150,000 – HK$200,000 ($19,432 - $25,909). Photo Christie's Image Ltd 2015

The figure is modelled as a recumbent young boy carrying a lotus flower slung over his shoulder. It is glazed in a characteristic pale blue tone, pooling in the recesses. 3 1/8 in. (8 cm.) wide 

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor

A Qingbai petal-lobed cup, Song Dynasty (960-1279)

A Qingbai petal-lobed cup, Song Dynasty (960-1279)

A Qingbai petal-lobed cup, Song Dynasty (960-1279)2

A Qingbai petal-lobed cup, Song Dynasty (960-1279)Estimate HK$200,000 – HK$300,000 ($25,909 - $38,863). Photo Christie's Image Ltd 2015

The cup is well potted with deep petal-lobed sides rising to the rim of conforming shape. The interior is carved with a domed centre with a movable pistill in the form of a figure inside. It is covered overall in an attractive even greenish-blue glaze. 4 5/8 in. (11.9 cm.) diam. 

Christie's. FINE CHINESE WORKS OF ART FROM THE YAOGUSHANFANG COLLECTION, 6 April 2015, 22nd Floor



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