Alain.R.Truong

30 mars 2015

Light Brown Diamond and Diamond Ring

Light Brown Diamond and Diamond Ring

18.03 carats Type IIa diamond Light Brown Diamond and Diamond RingEstimate 1,200,000 — 1,500,000 HKD (135,190 - 168,987 EUR). Photo Sotheby's

Set with an emerald-cut light brown diamond weighing 18.03 carats, surrounded by emerald-cut diamonds together weighing approximately 1.50 carats, mounted in platinum. Ring size: 9¼

Accompanied by GIA report numbered 2184678710, dated 5 December 2014, stating that the 18.03 carat diamond is natural, Y to Z colour, VVS2 clarity; also accompanied by diamond type classification reports stating that the diamond is determined to be a Type IIa diamond. Type IIa diamonds are the most chemically pure type of diamond and often have exceptional optical transparency.

Sotheby's. Magnificent Jewels & Jadeite, Hong Kong, 06 avr. 2015, 01:00 PM


Le dieu Mars en général de l’armée romaine, Italie, Venise ou Padoue, XVIIe siècle

Le dieu Mars en général de l’armée romaine, Italie, Venise ou Padoue, XVIIe siècle

Le dieu Mars en général de l’armée romaine, Italie, Venise ou Padoue, XVIIe siècle dos

Le dieu Mars en général de l’armée romaine, Italie, Venise ou Padoue, XVIIe siècleEstimation 15 000 € / 20 000 €. Photo Kohn

Bronze doré et marbre vert antique - H. 34 cm, L. 8 cm, P. 8 cm

Typique des « petits bronzes » développés à la fin de la Renaissance et au début du XVIIe siècle en Italie du Nord, ce sujet en bronze doré présente un Général de l’armée romaine, coiffé d’un casque à plumet et vêtu d’une tunique recouvrant un plastron. Sa jambe droite avancée déborde du socle.

Le mouvement des bras qu’il décrit ainsi que le drapé de son vêtement n’est pas sans rappeler l’Œuvre de Girolamo Campagna (1549-1626), célèbre bronzier actif à Venise et Padoue. Il réalisa notamment une Minerve dans laquelle on retrouve les mêmes gestes décrit par la main et le bras droit du personnage, un léger déhanché et une souplesse des drapés identiques. Dans ce comparatif, les deux personnages ont la jambe avancée et un traitement des hauts de chausses similaire. 

Notre œuvre pourrait être identifiée comme une personnification de Mars, dieu de la Guerre, comme on peut l’observer avec deux bronzes de Guilo del Moro (1555-1628) conservés en mains privées, actif dans la même région que Campagna. A l’instar de cette œuvre, il est fort probable que notre bronze ait été accompagné de son pendant féminin Minerve. 

La rareté de notre bronze réside également dans la patine dorée, couleur qui fut utilisée, à plusieurs reprises par Campagna dans différentes œuvres mythologiques.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

Le guerrier, d’après un modèle de François Duquesnoy (1597-1643), Flandres, XVIIe siècle

Le guerrier, d’après un modèle de François Duquesnoy (1597-1643), Flandres, XVIIe siècle

Le guerrier, d’après un modèle de François Duquesnoy (1597-1643), Flandres, XVIIe siècle détail

Le guerrier, d’après un modèle de François Duquesnoy (1597-1643), Flandres, XVIIe siècleEstimation 18 000 € / 25 000 €. Photo Kohn

Bronze patine brun nuancé - Sujet : H. 28 cm - socle : H. 12 cm

Réalisé en bronze patiné, l’homme se tient debout, sa nudité voilée par une feuille de vigne. Il brandit de sa main gauche la tête d’un 
vaincu qu’il regarde avec intensité. Il tient dans son autre main l’épée qui servit à couper la tête de son ennemi. 

Tout comme le célèbre Mars exécuté par Jean de Bologne, il est toujours difficile d’identifier avec certitude le personnage ici représenté. On pourrait ainsi y voir une représentation d’Hercule ou bien tout simplement d’un gladiateur, voire le bourreau de Saint Jean- Baptiste. 

Selon Marion Boudon-Machuel, auteur de François Duquesnoy 1597-1643, dans l’une des planches gravées de la Galerie de Girardon, parmi des sculptures « modelés en terre de Rome par François Duquesnoy flament « apparaît un homme nu, le bras droit levé. 

Il existait dans l’église San Giovanni Decolatto à Rome un groupe représentant l’Homme nu en bourreau de Saint Jean-Baptiste, tenant dans sa main levée la tête du saint et dans l’autre l’épée. 

Au XVIIIe siècle, ce modèle de Duquesnoy apparaît sous les traits de l’Homme nu ou du Guerrier, plutôt que sous ceux du bourreau de 
Saint Jean-Baptiste. Ainsi, Massimiliano Soldani Benzi (1656-1740 ) reprit au début du XVIIIe siècle la figure créée par Duquesnoy pour l’interpréter en dieu Mars, un bouclier à la place de la tête coupée; oeuvre aujourd’hui conservée au Bargello de Florence. 

Madame Marion Boudon-Machuel s’interroge cependant sur le fait que Duquesnoy lui-même n’aurait pas déjà pu faire varier son sujet 
en lui ajoutant certains attributs, le faisant ainsi passer d’un sujet mythologique à biblique et ainsi accroître le cercle des amateurs. 

Dans deux statuettes conservées respectivement à la Grünes Gewölbe de Dresde et l’ancienne collection Viktor Hahn, on retrouve notre personnage, adoptant les mêmes mouvements, dépourvus d’attributs et la nudité voilée également par une feuille de vigne. 

Ce modèle de Duquesnoy inspira d’autres artistes comme Nicolas de Poilly (1675-1747) qui réalisa notamment une étude de l’Homme nu en dessin, conservée à la Bibliothèque Municipale de Rouen.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

Ruby and Diamond Necklace and Pair of Matching Pendent Earrings

Ruby and Diamond Necklace and Pair of Matching Pendent Earrings

Burmese "Pigeon's blood" Ruby and Diamond Necklace and Pair of Matching Pendent EarringsEstimate 1,200,000 — 1,400,000 HKD (135,190 - 157,721 EUR). Photo Sotheby's

The necklace set with oval and cushion-shaped rubies, decorated by pear-shaped, brilliant-cut and baguette diamonds; and pair of pendent earrings en suite; the rubies and diamonds altogether weighing approximately 95.95 and 46.40 carats respectively, mounted in 18 karat white and yellow gold, length approximately 380mm. (2) 

Accompanied by two GRS reports numbered GRS2015-018220 and GRS2015-018219, stating that the rubies are natural, the rubies on the earrings are of Burmese (Myanmar) origin, red to vivid red (GRS type "pigeon's blood"), with no indications of heating. The majority rubies on the necklace are of Burmese (Myanmar) origin, with no indications of heating.

Sotheby's. Magnificent Jewels & Jadeite, Hong Kong, 06 avr. 2015, 01:00 PM

Ruby, Coloured Stone and Diamond Necklace; and Pair of Matching Ear Clips, Mauboussin

Ruby, Coloured Stone and Diamond Necklace; and Pair of Matching Ear Clips, Mauboussin

Pamir Ruby, Coloured Stone and Diamond Necklace; and Pair of Matching Ear Clips, MauboussinEstimate 1,500,000 — 1,800,000 HKD (168,987 - 202,784 EUR). Photo Sotheby's

The necklace of swag design, set to the front with five cabochon rubies together weighing approximately 82.85 carats, decorated by calibré-cut amethysts and brilliant-cut diamonds, embellished throughout by cabochon emeralds together weighing approximately 12.00 carats; and pair of matching ear clips, each set with two cabochon rubies altogether weighing approximately 34.20 carats; the diamonds altogether weighing approximately 32.00 carats, mounted in 18 karat yellow gold, length approximately 395mm, signed. (2) 

Accompanied by Gübelin reports numbered 14111016 / 1 to 5 and 14111017 / 1 and 2, both dated 14 November 2014, stating that the nine rubies are natural, of Tajikistan (Pamir) origin, with no indications of heating. 

Sotheby's. Magnificent Jewels & Jadeite, Hong Kong, 06 avr. 2015, 01:00 PM



Satyre aux cymbales, Florence, deuxième moitié du XVIIe siècle

Satyre aux cymbales, Florence, deuxième moitié du XVIIe siècle

Satyre aux cymbales, Florence, deuxième moitié du XVIIe siècle détail

Satyre aux cymbales, Florence, deuxième moitié du XVIIe siècleEstimation 40 000 € / 60 000 €. Photo Kohn

Bronze patiné - H. 34 cm

Ce « petit bronze », terme utilisé pour définir les réductions d’oeuvres célèbres antiques et contemporaines réalisées par les ateliers italiens dès le XVe siècle, se réfère au Satyre dansant, marbre d’époque grecque qui aurait été réalisé par Praxitèle et aujourd’hui conservé dans la Tribune du Musée des Offices de Florence.

Provenant des collections des Médicis, cette sculpture est un chef-d’œuvre de mouvement, tant le satyre apporte vie et passion à sa danse. Le pied droit est appuyé sur un scabillum, instrument en forme de soufflet, produisant des sons perçants, les deux mains tenant des cymbales. À noter que la tête, les bras et les cymbales furent refaits par Michel-Ange au XVIe siècle.  

Un autre antique abordant ce sujet fut découvert à Rome en 1630. 

Appartenant à un groupe à l’origine probablement en bronze disparu au IIe siècle avant Jésus-Christ dans lequel une nymphe devait répondre à l’invitation à la danse du satyre, cette œuvre fut reproduite en marbre au Ier ou au IIe siècle ap. JC. Acquise par Louis XIV auprès du cardinal de Mazarin en 1665, ce Satyre dansant en marbre blanc a décoré le Jardin des Tuileries puis le bosquet de la Girandole au château de Versailles, avant de rejoindre les collections du Musée du Louvre. 

Le rayonnement de cette sculpture fut fondamental, apparaissant comme l’une des sources majeures d’inspiration pour les artistes de la Renaissance. Ainsi, rivalisant avec le modèle antique, un bronze représentant un faune aux cymbales attribué à Adriaen de Vries (vers 1556 - 1626) est désormais conservé au J. Paul Getty Museum de Malibu.  

Ces œuvres admirables, tant par leur sujet et la chaleur de leur patine que par leur petite taille séduisirent toutes les élites européennes, véhiculant avec eux une Antiquité idéale, non pas archéologique, mais réinventée par le génie des artistes contemporains. Tout amateur se devait alors de collectionner des bronzes, « regardés comme une curiosité noble et propre à l’ornement des grands appartements ou des cabinets » (Gersaint, cat. Fontpertuis, 1747). Le bronze présenté, dans un état de conservation exceptionnel, avec sa laque d’origine lui donnant un aspect brillant, est à rapprocher de ces modèles antiques fameux. Faisant écho aux collections des Médicis et de Louis XIV, ce satyre dansant est une œuvre rare, reflétant l’immense fascination qu’exerçaient les petits bronzes.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

Bacchus, Italie, première moitié du XVIIe siècle

Bacchus, Italie, première moitié du XVIIe siècle 1

Bacchus, Italie, première moitié du XVIIe siècle 2

Bacchus, Italie, première moitié du XVIIe siècleEstimation 30 000 € / 50 000 €. Photo Kohn

Bronze patine brun nuancé - H. 30 cm, L. 7 cm, P. 5 cm 

Le thème de Bacchus accompagné d’une panthère, exploité dès l’Antiquité, fut repris par les artistes de la Renaissance en contact avec les modèles antiques visibles à Florence ou à Rome. 

Le traitement stylistique de notre oeuvre correspond aux réalisations du début du XVII siècle des grands centres italiens et français, sans que l’on puisse identifier avec certitude son auteur. Le dieu de la vigne et des fêtes apparaît sous les traits d’un jeune homme accompagné d’une panthère, animal fréquemment présenté en sa compagnie. 
Marquant un léger déhanchement, il porte un bras au dessus de sa tête et tient des grappes de raisins dans les deux mains. Une cape en peau lui couvre une épaule et le dos laissant exposer sa nudité. 

Faisant partie de cette production de « petits bronzes » très appréciés par une clientèle d’amateurs éclairés pour qui les sujets tirés de l’Antiquité avaient un grand attrait, plusieurs versions de ce modèle datées entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, sont aujourd’hui répertoriées dans les grandes collections mondiales. On peut, entre autre, mentionner deux exemplaires au Metropolitan Museum of Art, à New York, provenant respectivement des collections J. Pierpont Morgan et Jack and Belle Linsky, un autre est conservé au sein de la Residenzmuseum, à Munich, un au Kestnermuseum à Hanovre, un au Nationalmuseum à Stockholm (celui-ci fut inventorié au chteau de Drottningholm en 1777) et un est détenu par la célèbre collection Robert H. Smith. 

La popularité de ce bronze se reflète également par son illustration picturale sur une toile de l’école flamande datée vers 1620, titrée Cognoscenti in a Room hung with Pictures, aujourd’hui conservée à la National Gallery à Londres qui présente un intérieur d’amateurs d’art où sont exposés notamment des petits bronzes et en particulier notre modèle de Bacchus.

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS

Pair of Emerald and Diamond Earrings

Pair of Emerald and Diamond Earrings 1

Pair of Emerald and Diamond Earrings 2

Pair of 13.77 and 13.76 carats Colombian Emerald and Diamond EarringsEstimate 1,600,000 — 1,900,000 HKD (180,253 - 214,050 EUR). Photo Sotheby's

Each simply set with a sugar loaf cabochon emerald weighing 13.77 and 13.76 carats respectively, to a backing of conoidal shape, pavé-set with brilliant-cut diamonds altogether weighing approximately 2.80 carats, highlighted by a cabochon emerald, mounted in platinum.

Accompanied by two Gübelin reports numbered 14105213 and 14105212 respectively, both dated 29 October 2014, stating that the 13.77 and 13.76 carat emeralds are natural, of Colombian origin, with indications of minor clarity enhancement.

Sotheby's. Magnificent Jewels & Jadeite, Hong Kong, 06 avr. 2015, 01:00 PM

Emerald and Diamond Brooch, Cartier

Emerald and Diamond Brooch, Cartier

8.88 carats Colombian Emerald and Diamond Brooch, CartierEstimate 1,700,000 — 2,000,000 HKD (191,519 - 225,316 EUR). Photo Sotheby's

Of foliage motif, set with a step-cut emerald weighing 8.88 carats, to leaves set with circular-cut diamonds together weighing approximately 2.00 carats, mounted in 18 karat white and yellow gold, signed Cartier.

Accompanied by AGL and SSEF reports numbered CS 61802 and 63221, dated 16 June 2014 and 18 April 2012 respectively, stating that the 8.88 carat emerald is natural, of Colombian origin, with no indications of clarity enhancement.

Sotheby's. Magnificent Jewels & Jadeite, Hong Kong, 06 avr. 2015, 01:00 PM

Moïse, Attribué à Alessandro Vittoria (Trente, 1525 - Venise, 1608), Italie, fin du XVIe siècle

Moïse, Attribué à Alessandro Vittoria (Trente, 1525 - Venise, 1608), Italie, fin du XVIe siècle

Moïse, Attribué à Alessandro Vittoria (Trente, 1525 - Venise, 1608), Italie, fin du XVIe siècle détail

Moïse, Attribué à Alessandro Vittoria (Trente, 1525 - Venise, 1608), Italie, fin du XVIe siècleEstimation 25 000 € / 30 000 €. Photo Kohn

Bronze à patine brune d’origine - H. 47,5 cm, L. 20,7 cm, P. 12,3 cm

Cette sculpture en bronze représente Moïse, debout, vêtu d’un long manteau retombant sur sa main droite, rythmé par de nombreux plis souples et saillants. Il tient fermement appuyé contre sa hanche les Tables de la Loi tandis que son autre bras recourbé sur sa poitrine semble désigner les Commandements Divins. Son visage est balayé par un grand souffle comme le montrent sa barbe virevoltant sur la droite, ses yeux plissés et ses sourcils froncés comme s’il souhaitait se protéger.

Moïse, à la stature digne et humble, semble parfaitement conscient de la mission divine dont il est investi lorsqu’il reçoit les Tables de la Loi. Le prophète est ici animé par le souffle de Dieu, protégé par son long vêtement qui dissimule la torsion de son corps. Les traits et l’expressivité du visage de notre personnage sont à rapprocher de l’OEuvre d’Alessandro Vittoria, qui fut l’un des bronziers les plus actifs à Venise au cours du XVIe siècle. Formé dans l’atelier de Jacopo Sansovino dont on reconnait les influences, Vittoria développa un style bien particulier notamment dans cette utilisation très fréquente du vent animant ses personnages. Ainsi, on peut comparer notre oeuvre à celle conservée au Kunsthistorisches Museum représentant une Allégorie de l’Hiver ou Philosophe. 
Moïse, emmitouflé dans un manteau aux drapés similaires, voit son visage battu par des bourrasques, lui faisant plisser les yeux et envoler sa longue barbe. 

Il existe d’autres exemples conservés dans plusieurs collections publiques qui attestent de l’intérêt de Vittoria pour dynamiser ses figures, non pas de façon tangible avec des gestes par exemple, mais grâce à des éléments extérieurs et immatériels qui confèrent à l’œuvre toute son originalité. 

KOHN. Art de la Renaissance, le 31 Mars 2015 à 18h. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE, 112 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORÉ – 75008 PARIS



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