Le parc national de Tram Chim (district de Tam Nông, province de Dông Thap) s'anime soudain avec le retour des grues à tête rouge (nom scientifique: Grus antigone). Ces dernières années, le nombre de ces oiseaux migrateurs particulièrement rares est en chute libre dans cette région. La protection de Tram Chim s'impose pour assurer le séjour de ces échassiers.

Le parc national de Tram Chim couvre 7 612 ha et compte 147 espèces d'oiseaux rares à l'échelle mondiale, en particulier les grues à tête rouge.

En 1985, lors de l'apparition des grues à tête rouge à Tram Chim, un symposium fut tenu en Chine. Plusieurs scientifiques émirent l'idée de faire de Tam Nông une zone écologique et culturelle spéciale du Sud-Est asiatique.

En 1991, l'Association internationale pour la protection des grues (ICF) a organisé un symposium sur la conservation et le développement du parc de Tram Chim. Dès 1995, l'ICF a envisagé de faire une étude sur les grues à tête rouge de Tam Nông. Ce n'est qu'en mars 1998 qu'on a pu fixer des bagues et des balises sur ces oiseaux pour surveiller leurs déplacements et leur reproduction. Les quatre appareils de localisation, d'un coût de 10.000 USD, ont été financés par le gouvernement japonais.

Quatre grues de Tram Chim portent chacune un appareil, trois autres sont baguées. Ces appareils ont fourni aux chercheurs des renseignements utiles sur le comportement des grues.

Participent également à l'étude des grues le Fonds mondial pour la nature (WWF), la Fédération internationale de protection de la nature et des ressources naturelles ainsi que plusieurs organismes scientifiques. Février 1994, le Premier ministre vietnamien a décidé de classer Tram Chim en zone nationale de protection de la nature. L'Etat y a investi plus de 4 milliards de dongs. "Le séjour des grues" - selon l'appellation des paysans du lieu - a reçu du Fonds Bhrem de la RFA un soutien financier de 15.000 USD. Le Royaume-Uni et l'ambassade danoise y ont versé 60.000 USD pour améliorer la zone tampon.

Cependant, les menaces persistent. Au cours de ces 20 dernières années, le nombre de grues à tête rouge observées à Tram Chim a diminué de manière alarmante: 1.052 en 1988, 631 en 1996 et seulement 159 en 2004.

Les crues successives, l'empiètement sur le terrain par la population et la construction d'ouvrages hydrauliques sont des obstacles à la protection des grues à tête rouge de Tram Chim, l'une des 15 premières espèces animales mentionnées dans le Livre Rouge et menacées d'extermination. L'aide internationale leur est particulièrement nécessaire.

Texte: Vũ Duc Tân  -  Photos: Minh Lộc

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  1. L'ambassadeur danois Niels Jultus et des spécialistes étrangers s'intéressent beaucoup au parc national de Tram Chim.

  2. L'ornithologue Jeb A. Barzzen, spécialistede la grue à l'ICF, travaille à Tram Chim.

  3. Baguage des grues.

  4. Soins donnés aux oiseaux.

  5. La grue "craquète" en mangeant.

  6. Equipées de bagues et d'appareils de localisation, les grues rejoignent leur bande.

  7. Un couple de grues.

  8. Retour des grues au printemps.