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LE BONZE

Il n'est ni étranger, ni des nôtres.

Un crâne tout ras, des habits non ourlés.

Devant lui, des pains de riz gluant, offrande des fidèles,

Derrière, six, sept dames, des bonzesses effarouchées.

Un coup de cymbale par-çi, un coup de gong par-là,

Et la prière s'étire, se traîne, s'allonge.

A force d'ascèse, peut-être sera-t-il Vénérable,

On le verra dodeliner sur le trône aux lotus.

(Hô Xuân Huong, XVIIIème siècle)