aHoàng Long, musée privé d'antiquités, fêtera son inauguration lors de la Journée du patrimoine culturel vietnamien (23 novembre). Situé au 41, Dôi Cung, ville de Thanh Hoa (Centre), il s'étend sur plus de 1.000 m2. Dans ce bâtiment de 5 étages, 6.000 antiquités seront exposées.
"Je crée ce musée pour toute la société et non pour ma famille. C'est ma fierté pour laquelle j'ai travaillé toute ma vie", confie Hoàng Van Thông, directeur du musée. M. Thông découvre le monde des antiquités en 1982 lorsque sa compagnie de construction bâtit un ouvrage pour l'organisation des jeunes communistes de la province de Thanh Hoa. En creusant les fondations, ses ouvriers découvrent des assiettes et des bols en porcelaine dont l'émail reflète une couleur jade. La beauté de ces objets mythiques le fascine immédiatement. Depuis, sa passion l'a "conduit" à travers le pays, dans une quête aux objets du passé. Chaque semaine, il se rend dans un district pour recueillir des informations sur les antiquités. Et chaque mois, il se déplace dans une province pour y faire ses emplettes.
À ces débuts, son entourage ne goutte que moyennement sa lubie. Car acquérir des antiquités, c'est rapporter les objets de personnes décédées dans la demeure familiale, ce qui sous-entend y introduire la malchance. "Mais je ne pense pas qu'acheter des antiquités c'est amener l'âme des morts dans mon domicile. Je crois que nous avons le devoir de conserver les antiquités aux grandes valeurs historiques", affirme t-il. Aujourd'hui, M. Thông dispose d'environ 6.000 antiquités dont certaines datent de plus de 3.000 ans. "Ma collection
possède des objets précieux qu'on ne peut pas trouver nulle part ailleurs même au Musée de l'histoire" affirme le collectionneur avec une lueur de fierté dans les yeux.
Il y a 2 ans, des visiteurs lui proposaient de vendre un tiers de sa collection en échange de 40 milliards de dôngs. Un refus net ! "Je veux vivre toute ma vie pour ma passion. J'ai investi beaucoup d'argent et de temps dans ma collection. Aujourd'hui, j'essaie d'apporter ma contribution à mon pays par le biais de ce musée. Si je garde cette collection pour moi seul ou pour ma famille, ce serait un gaspillage. Je veux partager ma passion avec tout le monde", confie M. Thông.

Tuân Viêt/CVN