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Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828), Jeune femme arrangeant sa coiffure près d’un lit - Femme balayant dans une auberge - Pinceau, lavis d’encre de chine et lavis de gris - 17.2 x 10.1 cm - Madrid, Museo nacional del Prado - Photo : Sotheby’s New York

A peine moins d’un mois après l’acquisition du Taureau papillon, le Musée du Prado a obtenu une autre dessin de Goya à la vente de Sotheby’s New York du 24 janvier dernier pour 1.048.000 dollars (819 000 €) (ill.).

Il appartenait à l’Album A, dit album de Sánlucar, un petit carnet de poche commencé en juillet 1796 lors d’un séjour dans la propriété ainsi nommée de la Duchesse d’Albe, près de Cadix. C’est un album privé, intimiste, spirituel, enlevé, bien éloigné de la noirceur des œuvres postérieures, qui présente à la fois des jeunes femmes du palais et de la ville. Il constitue un tournant dans l’œuvre graphique, avec l’utilisation pour la première fois de l’encre de chine, car jusque là, Goya n’avait fait des dessins au crayon et à la sanguine que dans le but de préparer des peintures.

Double face, la feuille montre au recto une Jeune femme arrangeant sa coiffure près d’un lit où se repose une autre femme (certains y ont vu la duchesse d’Albe) et au verso une Femme balayant dans une auberge andalouse avec un trophée de corrida et une cage à canari au mur.

Michel de Piles (www.latribunedelart.com)