January 14, 1867 - Jean Auguste Dominique Ingres (August 29, 1780 – January 14, 1867) was a French Neoclassical painter. Although he thought of himself as a painter of history in the tradition of Nicolas Poussin and Jacques-Louis David, by the end of his life it was his portraits, both painted and drawn, that were recognized as his greatest legacy. A man profoundly respectful of the past, he assumed the role of a guardian of academic orthodoxy against the ascendant Romantic style represented by his nemesis Eugène Delacroix. His exemplars, as he once explained, were "the great masters which flourished in that century of glorious memory when Raphael set the eternal and incontestable bounds of the sublime in art ... I am thus a conservator of good doctrine, and not an innovator." Nevertheless, modern opinion has tended to regard Ingres, and the other Neoclassicists of his era, as embodying the Romantic spirit of his time, and his expressive distortions of form and space make him an important precursor of modern art. (Wikipedia.org).

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"Autoportrait à 24 ans", peint en 1804, Musée Condé, Chantilly, France

Son père, peintre, a rapidement favorisé ses penchants artistiques. Il est formé à l’Académie de Toulouse où il entre à l’âge de 11 ans, puis se rend à Paris en 1796, pour étudier sous la direction de David. Il s’éloigne de son classicisme par son dévouement à un idéal de beauté fondé sur de difficiles harmonies de lignes et de couleurs.

Il peint le portrait d'amis ainsi que de Pierre-François Bernier qu'il connaît de Montauban. Il remporte le Prix de Rome en 1801 au cours de sa deuxième tentative, avec Achille recevant les ambassadeurs d’Agamemnon.

En 1806, Ingres découvre à Rome Raphaël et le Quattrocento, qui marqueront définitivement son style. Ces années de travail seront les plus fécondes avec les nus, parmi lesquels la « Baigneuse », les paysages, les dessins, les portraits et les compositions historiques. Il est en pleine possession de son art. En France, cependant, ses toiles peintes en Italie ne plaisent pas. L’artiste décide alors de rester à Rome. À la chute de Napoléon Ier, des difficultés économiques et familiales l’entraînent dans une période assez misérable pendant laquelle il peint, avec acharnement, tout ce qu’on lui commande. Il trouvera finalement le succès en France avec la présentation, lors du salon de 1824, du Vœu de Louis XIII, destiné à la cathédrale de Montauban. Il est directeur de l’Académie de France à Rome de 1835 à 1840.

Ingres attache toujours au dessin une grande importance et déclarait à ce sujet : « Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte ». La galerie de portraits réalistes qu’il laisse, constitue un miroir de la société bourgeoise de son temps, de l’esprit et des mœurs d’une classe à laquelle il appartient et dont il trace les vertus et les limites. Ingres s’intéresse beaucoup à la texture des vêtements et des étoffes (velours, soie, satin, cachemire...) qu’il intègre dans ses œuvres de façon à ce que la classe sociale du personnage représenté soit mise en valeur. Il s’inspirera, dans ses débuts, aux techniques droites et raides de l’art grec, avant de se convertir à une approche des courbes et des drapés réalistes. Ingres aimait tellement les courbes qu’il rajouta quelques vertèbres à sa « Grande Odalisque.»

Dominique Ingres est aussi violoniste et devient, durant un temps, deuxième violon à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. De ce hobby naît l’expression « violon d’Ingres ».

À sa mort, Ingres est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. La ville de Montauban a fait de son ancien atelier le musée Ingres. (Wikipedia.fr).