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Le long de la Penfeld, sur la rive droite, les bateaux gris de la Marine côtoient les bateaux-dragons, la grande jonque... aux couleurs réjouissantes du Vietnam. Le contraste laisse rêveur Alain-Louis Gastrin. C'est lui qui en 2005, alors qu'il menait une mission humanitaire avec l'Afeps (Association francophone d'entraide et de promotion des sciences de la vie), a imaginé que le pays dont il est originaire par sa mère, pouvait participer aux Fêtes maritimes.

Penché sur un bateau panier, amarré au ponton militaire, il ne cache pas sa joie de voir Brest, sa ville, et le Vietnam réunis. « J'ai l'impression que mon rêve se réalise. Quand j'ai lancé cette idée, il y a trois ans, je ne pensais pas que ça prendrait cette ampleur », lance-t-il.

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Bienvenue au village

Cette ampleur, ce sont les six énormes conteneurs avec lesquels est venue la délégation d'Haïphong. À l'intérieur... un véritable village vietnamien que les 91 invités, au coupe-vent blanc et à la casquette rouge, ont construit, hier, sur le port militaire.

« Nous sommes très heureux d'être ici. C'est l'occasion pour nous de mettre en avant le port d'Haïphong, en plein essor. Mais pas seulement. Nous voulons aussi faire connaître le Vietnam au travers de contrées que le tourisme ne connaît pas encore, de son artisanat, de ses saveurs... », explique Nguyen Thi Bich Dung, l'une des responsables de la délégation.

Autour de sa grande flottille, le Vietnam ouvre les portes de son village brestois. Ici, les visiteurs peuvent assister à des démonstrations de construction de bateaux-paniers. « Ça se construit en deux jours, explique Alain Louis Gastrin. Nous voulons montrer l'ambiance et les conditions de vie d'un village de pêcheurs. "

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À vendre

Plus loin, ils peuvent croiser l'orchestre traditionnel d'Haïphong et les musiciens et percussions des hauts plateaux... et aussi « Les marionnettes sur l'eau », un spectacle lié aux fêtes populaires depuis 900 ans et qui s'exporte rarement. « Ces marionnettes en bois évoluent sur la surface de l'eau. Elles alternent entre ballets, musique folklorique et sketches comiques. »

Ce petit bout de Vietnam a aussi apporté avec lui son savoir-faire artisanal, avec ses objets typiques comme les poteries, les tissus, les laques et autres céramiques. Le voyage s'achève au restaurant, d'où s'échappent les saveurs de spécialités culinaires des diverses régions du pays.

Les invités d'Haïphong n'ont pas l'intention de ramener chez eux ce qui a été acheminé à Brest. Ici, tout ce qui peut être vendu est à vendre. À commencer par les bateaux. Le Hoa phuong, navire de pêche typique de la mer de Chine, coûte 22 000 €. Celui qui l'achètera recevra, en guise d'annexe, un bateau-panier. Les trois bateaux-dragons, des yoles à douze rameurs, coûtent, eux, 8 000 €.

Plus modestes, les barques en bambou affichent 500 €. Avis aux amateurs. (Source :
www.ouestbateaux.com via Ouest-France)