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La prochaine mise aux enchères de haute joaillerie organisée à Genève par Sotheby’s se tiendra le mercredi 19 novembre 2008 dans les salons de l’Hôtel Beau-Rivage. Pour cette nouvelle vente d’automne, l’équipe internationale de spécialistes de Sotheby’s a rassemblé des diamants extrêmement rares ainsi que de somptueux bijoux créés par les plus grands joailliers afin de satisfaire amateurs et collectionneurs de joyaux exceptionnels.

« Suite aux excellents résultats réalisés à Genève par notre dernière vente de bijoux, nous sommes enchantés d’annoncer la mise à l’encan de plusieurs diamants d’exception dont le célèbre « Lesotho I », pesant 71.73 carats, extrait d’un spectaculaire diamant brut de 601 carats trouvé dans le pays du même nom à la fin des années 1960. Taillé par la maison Harry Winston peu de temps après et acheté par le propriétaire actuel au célèbre joaillier en personne, ce joyau est offert aux enchères pour la première fois » commente David Bennett, président du département de haute joaillerie chez Sotheby’s pour l’Europe et le Moyen-Orient.

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Le « Lesotho I »Le « Lesotho I », de taille émeraude et pesant 71.73 carats, est le plus grand fragment à avoir été extrait du « Lesotho », un spectaculaire diamant brut de 601 carats (illustration ci-dessous). Vendu par Harry Winston au propriétaire actuel, il est resté dans la même collection jusqu’à aujourd’hui, fait très rare pour un diamant de cette taille et de cette importance (estimation : 3’360’000 – 5'600'000 CHF / 3 - 5 millions $* / illustration ci-dessus et première photo).

Parmi les autres pierres provenant du célèbre caillou, citons le Lesotho III, un diamant de taille marquise pesant 40.42 carats offert à Jacqueline Kennedy par Aristote Onassis lors de leurs fiançailles.

Cette bague, estimée 500’000-600’000 $, fut adjugée 2,587,500 $ le 24 avril 1996 chez Sotheby’s à New York. Elle est illustrée en page 453 du catalogue de cette vente dédiée exclusivement à des objets ayant appartenu à Jacqueline Kennedy Onassis.

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Le « Lesotho » fut la première et la seule gemme de cette importance à avoir été découverte par une femme, Ernestine Ramaboa, épouse du mineur Petrus Ramaboa (illustration à droite). Peu après, à Maseru, capitale du Lesotho, le couple cède ce fabuleux diamant à un marchand sud africain qui le vend à son tour à un négociant européen. (photo avec l’aimable autorisation de De Beers)

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En octobre 1967, quelque mois après sa découverte, le « Lesotho », comme de nombreux autres diamants bruts, termine son voyage dans les mains d’Harry Winston. Ce dernier organise une conférence de presse à New York afin de partager cette découverte avec le public américain. Il y invite les Ramaboa. Il va également permettre l’exposition de la pierre au Smithsonian Institut à Washington D.C. et au Musée d’Histoire naturelle de New York. Finalement, après des mois d’études, le brut est taillé par Pastor Colon Jr., l’un des maîtres dans ce domaine chez Harry Winston. Finalement, dix-huit gemmes de taille et de poids différents vont être créées pour un poids total de 252,40 carats. Vu l’importance de cette opération, elle sera retransmise en direct à la télévision.  (photo avec l’aimable autorisation de De Beers)

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Un magnifique diamant de couleur « Fancy Deep Blue »

Les diamants, dont les couleurs sont déterminées par leur structure atomique, se déclinent en de nombreuses nuances. Le magnifique diamant de couleur « Fancy Deep Blue » de taille briolette qui sera mis à l’encan en est un merveilleux exemple. D’un point de vue scientifique, la structure cristalline d’un diamant bleu comprend des atomes de bore, influençant l’absorption des couleurs, lui conférant cette teinte incroyable. La présence de cette pierre sur le marché est exceptionnelle à plus d’un titre. D’une part, il est très rare de voir apparaître un diamant de ce bleu profond pesant 10.48 carats sur le marché des enchères.

D’autre part, d’une pureté parfaite, il est estampillé « Flawless ». Finalement, le polissage et la symétrie de cette gemme sont notés « Excellent », la meilleure mention possible, par le « Gemmological Institute of America » (GIA), l’institut de référence en la matière. Estimé 6'720'000-10'000'000 CHF (6-9 millions $), ce fabuleux diamant est incontestablement l’une des vedettes des vacations d’automne.

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Un diamant très rare de couleur « Fancy Red »

Cependant, si des diamants bleus apparaissent sporadiquement aux enchères, ceux de couleur rouge sont encore plus rares sur le marché. Ainsi un diamant de couleur « Fancy Red » de taille rectangulaire modifiée devrait exciter les appétences des connaisseurs de gemmes exceptionnelles. Dans le cas de cette pierre, la couleur rouge provient de caractéristiques spéciales dans sa structure cristalline qui sont combinées à une faible proportion de nitrogène. De plus, comme les pierres de cette couleur pèsent rarement plus d’un carat, cette dernière d’un poids de 1.92 carats est extrêmement inhabituelle (estimation : 2,800'000-3'350'000 CHF / 2,5-3 millions $).

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Un superbe diamant de Golconde

La vente comprend également un superbe diamant de couleur D, la plus blanche, de type IIA, pesant 11.70 carats et monté en bague par Jar (estimation : 1'120’000-1'680’000 CHF / 1-1,5 millions $). Les diamants de type IIA sont chimiquement purs et donc sans couleur. Ces pierres rarissimes proviennent principalement des mines légendaires de Golconde, exploitées depuis l’Antiquité et nommées d’après un ancien royaume faisant partie aujourd’hui de l’Inde. Ces mines ont produit quelques-uns des plus importants diamants du monde tels que le « Koh I Noor », le « Régent », le « Grand Mogol » et le « Hope ».

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Une importante rivière de diamants provenant de la collection de Mary, Duchesse de Roxburghe

Une importante rivière de diamants, datant de la fin du 19ème siècle et provenant de la collection de Mary, Duchesse de Roxburghe, sera offerte aux enchères en novembre prochain (estimation : 400’000-600'000 CHF / 360’000-535'000). Le terme « rivière » est utilisé pour décrire un collier constitué d’une succession de diamants sertis individuellement de manière simple et élégante. Si cette structure fut très vraisemblablement utilisée dans la création de colliers avant le 18ème siècle, c’est seulement dans la deuxième moitié de ce siècle que cette notion de « rivière » va acquérir une importance majeure dans la conception joaillière.

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Diamants « Fancy Pink » et blancs

Citons encore un diamant de couleur « Fancy Pink » de taille poire, pesant 8.02 carats, épaulé de pierres de taille similaire et estimé 1'625’000-2'750'000 CHF / 1'450’000-2'450'000 $ (illustration à droite) ainsi qu’un diamant de couleur D, de pureté VVS1, de Type IIA, pesant 10.50 carats, monté en bague par Harry Winston et estimé 900’000-1'120'000 CHF / 800’000-1’000'000 $).

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Un somptueux collier de diamants accompagné d’une broche, Pierre Sterlé

Pour les amateurs de design, la vente comprend une superbe pièce signée Pierre Sterlé (1905-1978), l’un des joailliers les plus appréciés du 20ème siècle dont les bijoux spectaculaires sont immédiatement identifiables de par leur style unique. Son remarquable talent et son audacieuse créativité ont été récompensés durant trois années consécutives par le prestigieux « De Beers’ Diamond International Award ». Superbement réalisée en 1958, le somptueux collier de diamants présente dans la vente est une commande spéciale d’un magnat européen de la finance pour sa fille. Près de 160 carats de diamants ont été nécessaires à la création de ce collier considéré comme l’une des plus célèbres réalisations du joaillier. Six mois de recherches entre Anvers, Amsterdam, Tel-Aviv et Londres ont été nécessaires afin de récolter les pierres fines indispensables à sa confection. Pierre Sterlé l’a présenté, à l’époque, comme le bijou en diamants blancs le plus rare du monde. Estimé 1'120’000-2'220’000 CHF / 1'000’000-2’000'000 $), il est accompagné d’une broche au design similaire permettant de porter les trois éléments principaux du collier dedifférentes manières.

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Superbes colliers en perles naturelles

La vente comprend également deux superbes colliers de perles. Le premier, extrêmement rare, est composé de perles naturelles et, est agrémenté d’un fermoir serti d’une émeraude de taille circulaire rehaussée de diamants (estimation : 1,5 – 3 millions CHF /1'340’000-2'680'000 $ / illustré ci-dessus 1). La taille des quarante-et-une perles de cet exquis collier varie de 8 à 14 millimètres. Le second comprend neuf rangs de perles mesurant de 3.4 à 11.7 millimètres retenus par un fermoir de taille rectangulaire serti de diamants. Chaque rang peut être séparé et porté de manière autonome (estimation : 1'010’000-1'450'000 CHF / 900’000-1'300'000 $ / illustré ci-dessus 2).

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Une exquise demi-parure en saphirs du Cachemire et diamants

La vente comprend aussi une demi-parure, composée d’un collier et d’une paire de pendentifs d’oreilles, sertie de cinq saphirs du Cachemire de taille cabochon et de diamants. Soulignons que les saphirs du Cachemire sont très recherchés car les mines situées dans cette région sont aujourd’hui épuisées. L’apparition de cette collection de gouttes de saphirs du Cachemire parfaitement assorties, et de cette qualité, est sans précédent sur le marché des enchères (est. 1'350’000-2'000'000 CHF / 1'200’000-1'800'000 $).

Hotel Beau-Rivage, Geneve, Mercredi 19 Novembre 2008. www.sothebys.com