4

Portrait de Marie Stuart. François Clouet. miniature sur vélin, 8 cm x 5, 7 cm, vers 1558. Holyroodhouse, Edimbourg (c) The Royal Collection / 2008 Her Majesty Queen Elisabeth II

2

Portrait du Dauphin, futur roi François II. Léonard Limosin (attribué à ). vers 1553. émail peint rehauts d'or, 46,4 cm x 31,2 cm. Paris, Musée du Louvre, département des Objets d'art (c) Rmn / Gérard Blot

Cette exposition est organisée à l’occasion du 450e anniversaire du mariage de la très jeune reine d’Ecosse, Marie Stuart avec le dauphin François, fils de Henri II et de Catherine de Médicis, en 1558. Elle retrace le destin oublié de cette princesse étrangère qui, élevée à la cour de France, y devient reine.

Héroïne romantique au sort tragique, emprisonnée et exécutée sur ordre de sa cousine Elisabethy1ere pour ses prétentions au trône d’Angleterre, Marie Stuart (1542-1587) doit également sa popularité à l’image, façonnée en France, d’une femme de culture, de beauté et de goût. Elle est née de l’union de Jacques V, roi d’Ecosse et de Marie de Guise, princesse française. Tous deux sont de fervents admirateurs des nouvelles pratiques artistiques de la Renaissance qu’ils contribuent à introduire en Ecosse.

Promise au dauphin François, elle arrive en France à l’âge de cinq ans et est élevée avec les enfants royaux. Sous la houlette de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis, elle s’imprègne du faste et du raffinement de la cour des Valois. A peine son mariage est-il célébré que la mort accidentelle du roi Henri II l’année suivante, précipite son destin.

François II et Marie Stuart deviennent souverains de France et d’Ecosse en 1559 pour un bref règne de 16 mois qui se termine à la mort prématurée de François II.

Les témoignages sur ses activités et son éducation révèlent une personnalité complexe nourrie par les luttes politiques dont elle est l’enjeu. En effet, la réalité historique la révèlecaptive de l’ambition de sa famille maternelle, les Guise.L’exposition se déroule dans plusieurs salles du château et se divise en six sections : La Renaissance en Ecosse, l’enfance de Marie Stuart en France, le mariage de Marie Stuart avec le dauphin François, célébré le 24 avril 1558, Marie Stuart, reine de France, la mort de FrançoisII et le départ pour l’Ecosse en 1561, elle se termine par l’évocation du mythe de Marie Stuart au XIXe siècle. Une centaine d’oeuvres resituent Marie Stuart dans l’environnement politique et artistique qui l’a vu naître, grandir et régner. François Clouet, peintre majeur de l’époque est représenté d’une façon exceptionnelle par une dizaine de peintures et dessins.Ecouen, musée national de la Renaissance (c) Rmn / Martine Beck-Coppola

Ces oeuvres évoquent la cour des Valois, des portraits des enfants royaux François II ou Elisabeth de France, celui de Catherine de Médicis, du Palazzo Pitti, des portraits de Marie Stuart, dont une miniature inédite en France, des collections royales d’Angleterre, des dessins la représentant aux différents âges de sa vie. Le Bain de Diane, chef-d’oeuvre du musée des Beaux-Arts de Rouen, est une évocation poétique et mythologique propre à la cour.

Sont également exposés des portraits de la Reine en deuil blanc qu’elle choisit de porter après la mort de son beau-père, le roi Henri II, puis après les morts successives de sa mère et de son mari, au contraire de Catherine de Médicis qui adopte la vêture en noir et blanc.

Objets d’art, parmi lesquels des émaux peints de Léonard Limosin, des bijoux et objets personnels, viennent compléter notre perception de ce personnage glorifié par les poètes de la Renaissance, Ronsard, du Bellay, le chroniqueur Brantôme, et ses contemporains.

Le musée Condé au château de Chantilly présente un volet complémentaire à l’exposition d’Ecouen. Une importante collection de portraits de cour y est exposée en particulier les portraits des enfants de Catherine de Médicis et Henri II, ceux de Marie Stuart, dessinés par François Clouet et son école. Ces oeuvres ne pouvant quitter le musée selon les dispositions testamentaires du duc d’Aumale, il était important de s’associer à ce musée pour cette exposition et de rappeler ainsi le lien historique entre les deux institutions, deux musées et châteaux dotés d’une histoire commune remontant à l’époque des Montmorency.

15 octobre 2008 - 2 février 2009. Musée national de la Renaissance. Château d'Ecouen 95440 Ecouen. Tel : 01 34 38 38 50 www.musee-renaissance.fr

440111

Le Bain de Diane, allégorie présumée de la cour de Marie Stuart. François Clouet (attribué à). huile sur toile, vers 1560. 133 cm x 192 cm. Musée des Beaux-Arts, Rouen (c) Rmn / Martine Beck-Coppola

1

Demi-armure dite de François II. fer forgé, ciselé et doré. 105 cm x 75 cm x 35 cm. vers 1558. Paris, musée de l'Armée, département ancien(c) musée de l'Armée, Dist. Rmn / Emilie Cambier

5

Portrait de Diane de Poitiers âgée. Ecole Française du XVIe siècle (d'après). huile sur toile, vers 1550. 64 cm x 54 cm. musée et domaine national de Versailles (c) Rmn / Jean-Gilles Berizzi

hdpairedevasemedicisdetail

Camée d'agathe monté en or émaillé : Marie Stuart. Bijou avec camée monté en or émaillé. vers 1560. Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et des Antiques (c) Bibliothèque nationale de France

32334077_p

Portrait de François de Lorraine duc de Guise portant l'ordre de Saint Michel. Léonard Limosin. 1557, émail peint et émaillerie. 46,4 cm x 31,2 cm. Paris, Musée du Louvre, département des Objets d'art (c) Rmn / Daniel Arnaudet

cnn1

Portrait en pied de Catherine de Médicis. François Clouet. vers 1548. huile sur toile, 194 cm x 100 cm (sans cadre). Florence, Palais Pitti, Galerie Palatine © Su concessione del Ministero par i Beni e le Attivà Culturali

440116

Portrait de Claude de Lorraine et Antoinette de Bourbon. Léonard Limosin. émail peint, vers 1550. 25 cm x 19,7 cm.

cnn3

Poinçon main "Marie Stuart'. Guillaume Martin (attribué à ). vers 1560. taille directe en fer cémenté, 2, 95 cm x 2 cm x 13 cm. Paris, Musée de la Monnaie (c) Musée de la Monnaie / Jean Castaing

hdaiguiereetsonbassin

Diane et Apollon. Francesco Primaticcio. dessin de costume, milieu du XVIe siècle. 18,9 cm x 23,9 cm. Ecole nationale supérieure des Beaux Arts de Paris (c) ENSBA

440112

Marie Stuart en deuil blanc. François Clouet. huile sur panneau, vers 1560. 30,3 cm x 23,2 cm. The Royal Collection (c) The Royal Collection / 2008 Her Majesty Queen Elisabeth II

cnn2

Vénus et l'Amour. Léonard Limosin. 1550. 46,4 cm x 31,2 cm. Paris, Musée du Louvre, département des Objets d'art (c) Rmn / Jean-Gilles Berizzi

hdcabaret

le dauphin François II à l'âge de huit ans. Germain Le Mannier. dessin à la pierre noire, sanguine, crayon bleu, craie blanche. 1552. Chantilly, musée Condé (c) RMN / René-gabriel Ojéda

hdlehavre

Marie Stuart, reine d'Ecosse, à l'âge de 9 ans. François Clouet (Ecole de). pierre noire sur papier. milieu du 16e siècle. Chantilly, Musée Condé (c) Rmn / René-Gabriel Ojéda

hdplatechantillon

Coupe couverte aux armes d’Ecosse. Jean Court, dit Vigier. cuivre émaillé peint en grisaille. Diamètre : 17 cm et H. : 13,5 cm. Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques © Bibliothèque nationale de France

hdpairedejardinieres

Phaéton dirigeant le char de soleil. Benvenuto Cellini (autrefois attribué à). XVIe siècle. émail en ronde basse sur or. Chantilly, musée Condé © Musée Condé / André Pelle