En hommage à mon père qui était un fervent admirateur de Danton...

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Jacques-Louis David (1748-1825), Portrait de Danton, vers 1790-1795, crayon noir, 16,5 x 12 cm. Estimation : 60 000/80 000 €.

"De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace", disait Georges Jacques Danton (1759-1794). Issu d’une famille bourgeoise de l’Aube, avocat au Conseil du roi - charge qu’il a achetée avec la dot de son épouse, fille d’un riche cafetier -, notre homme préfère la fréquentation des cafés à celle du barreau. En 1790, Danton adhère au club des Cordeliers... où il sera indéfiniment réélu. Lors de la crise de Varennes, en juin 1791, il soutient l’idée d’une régence de Philippe d’Orléans et le remplacement de Louis XVI, alors que les Cordeliers exigent l’abdication. Ministre de la Justice en 1792, il se démet de ses fonctions pour exercer son mandat de député de Paris. Avec ses amis de la Montagne, il vote la mort du roi, participe à la création du Tribunal révolutionnaire et entre au premier Comité de salut public, cette même année 1793. Après avoir activement participé à la mise en place de la Terreur, Danton s’oppose néanmoins aux ultrarévolutionnaires et crée le mouvement des Indulgents. La rupture avec les Jacobins est consommée, d’autant que son nom est bientôt associé au scandale de la liquidation de la Compagnie des Indes. Arrêté le 30 mars 1794 avec ses amis Camille Desmoulins et Fabre d’Églantine, il est jugé, condamné à mort et exécuté le 5 avril. Au moment de mettre la tête sur le billot, il dit au bourreau : "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut bien la peine." La voici !

Lundi 1er décembre, salle 4 - Drouot-Richelieu. Piasa SVV. MM. de Bayser.