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Poster of the exhibition “Richard Avedon”. Design: Steenbrink Vormgeving, Berlin

BERLIN.-Martin-Gropius-Bau presents Richard Avedon – Photographs 1946–2004 - A Retrospective, on view through January 19, 2009. This is the first retrospective exhibition of the work of the American star photographer Richard Avedon since his death in 2004. Many epoch-making and pioneering pictures are on show: the picture of the famous model Dovima, posing amidst sawdust and hay between elephants in an haute-couture creation, was revolutionary and ground-breaking in 1948; the 9.5 x 3 m. group portrait of “Andy Warhol and the members of the Factory” from 1969, where Avedon was able to bring out the individual personalities in the group; and the picture of Charles Chaplin, forming devil’s horns on his forehead and waving goodbye to McCarthyism’s USA with his gaze. Also included are Avedon’s characteristic dancing model shots with the most fêted photo models of the day, for example Twiggy and Veruschka.

Especially interesting for the venue in Berlin, in the year of the 20th anniversary of the fall of the Berlin wall, Avedon’s series from New Year’s Evening 1989 will be shown in the exhibit. Avedon traveled to Berlin on the sole purpose of photographing this extraordinary historical situation and the reaction of the people.

For more than 50 years Richard Avedon was one of the biggest names in the fashion industry, with a star status that he maintained throughout the years, and he was the first to break down the barrier between so-called serious and non-serious photography. He made a name as early as the 1950s as the world’s leading fashion photographer and was employed by the American magazine Harpers Bazaar, later by Vogue, then in 1992 ended up as the weekly New Yorker’s first regular staff photographer.

In parallel with the fashion photography, Avedon also worked with dark, emotionally charged portraits, and along with the photographer Irving Penn transformed portrait photography in the twentieth century; but whereas Penn’s portraiture was considerate and attentive, Avedon’s was radical and intense.

Avedon created an endless succession of portraits of statesmen, artists, actors and actresses. And wherever one usually has a fixed image of a person, with his photographs he shatters the picture-postcard icon and shows a portrait that provides food for thought – it may be of legendary film stars like Katherine Hepburn, Audrey Hepburn, Humphrey Bogart, Brigitte Bardot, Marilyn Monroe or the great stars of the silent film – Buster Keaton and Charles Chaplin – or of personalities ranging as wide as Karen Blixen, Truman Capote, Henry Kissinger, Dwight D. Eisenhower, Edward Kennedy, The Beatles and Francis Bacon.

The retrospective exhibition features more than 250 photographs, demonstrating the scope of Avedon’s production, from the glamorous world of fashion through the more psychological portraits to reportage-oriented shots. The first photograph in the exhibition was taken in 1946, when Avedon went to Rome and Sicily just after World War II, and the last photograph in the exhibition is of the singer Björk, taken less than four months before Avedon’s sudden death.

In general, the presentation of the photographs in the exhibition is chronological, drawing selectively on picture series where Avedon concentrated on a particular range of themes, subjects or events – from travel pictures to almost registrative pictures of his dying father. Photographs from the “New York Life” reportage series from 1949 – a work commissioned by Life magazine, which Avedon at the time ended up not submitting to the magazine, and from which he first showed selections forty years later in his own book “An Autobiography” – can be seen in the exhibition.

The series points forward to other reportages shown in the exhibition as well as portrait series for which Avedon has later become famous, including “In the American West”, photos from 17 of the USA’s westernmost states in the period 1979–84, a work commissioned by The Amon Carter Museum in Fort Worth, Texas. Out of 752 portrait shots Avedon selected 124 black-and-white photographs of people who fall outside the normal social order. While it is usually politicians, celebrities and well-off people who are portrayed in the tradition of the representative portrait, the powerful have here been replaced with the powerless. Richard Avedon was awarded the Swedish Hasselblad Prize for photography in 1991.

The exhibit has been shown at the Louisiana Museum of Modern Art, Humlebœk, the International Centre for Photography, Milan, and the Jeu de Paume, Paris. Following the Martin-Gropius-Bau, the exhibit will be shown at FOAM Fotografiemuseum Amsterdam and at the SFMOMA, San Francisco.

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Charles Chaplin, Actor, New York, September 13, 1952. Photographer: Richard Avedon. Courtesy The Richard Avedon Foundation. © The Richard Avedon Foundation

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Homage to Munkacsi. Carmen, coat by Cardin, Place François-Premier, Paris, August 1957, Photograph Richard Avedon. © The Richard Avedon Foundation

Cette exposition est la première rétrospective consacrée depuis son décès à Richard Avedon, star de la photographie américaine. Elle présente de nombreux clichés novateurs qui ont fait date dans la photographie, comme la photo révolutionnaire du célèbre mannequin Dovima posant en 1948 en robe de haute couture sur du foin et de la sciure entre deux éléphants, qui inspira une génération de photographes ou encore « Andy Warhol and Members of the Factory », le portrait de groupe de 9,5 x 3 m datant de 1969, dans lequel Avedon réussit à faire ressortir la personnalité des différents membres du groupe. Mais aussi la photo de Charlie Chaplin, qui en geste d’adieu aux États-Unis de l’ère McCarthy mime les cornes du diable avec ses doigts dressés sur le front. L’exposition comprend en outre les clichés typiques de mannequins dansants de Avedon, dont ceux des mannequins photos les plus célèbres de l’époque, entre autres Twiggy et Veruschka.

Une série particulièrement intéressante pour Berlin, 20 ans après la chute du Mur, est celle des clichés de la nuit du nouvel an 1989. Avedon était alors venu à Berlin dans le seul but de fixer en image cet extraordinaire événement historique ainsi que les réactions des gens.

Plus d’un demi-siècle durant, Richard Avedon fut l’un des plus grands noms de l’industrie de la mode. Il jouissait d’un statut de star qu’il conserva tout au long de sa carrière et il fut le premier à abolir les barrières entre la photographie dite sérieuse et non sérieuse. Il se fit un nom dès le début des années 1950 en tant que plus grand photographe de mode au monde et travailla pour le magazine américain Harper’s Bazaar puis pour Vogue, avant de devenir en 1992 le premier photographe maison de l’hebdomadaire The New Yorker.

Parallèlement à la photographie de mode, Avedon réalisa aussi des portraits sombres, chargés d’émotion, et révolutionna la photographie de portrait du 20e siècle avec le photographe Irving Penn. Les portraits de Penn respirent toutefois la retenue et le respect, alors que ceux d’Avedon sont radicaux et intenses.

Avedon a réalisé un nombre infini de portraits d’hommes d’États, d’artistes, d’acteurs et d’actrices. Dès que s’était instaurée une image fixe d’une personne, il détruisait ces clichés de cartes postales à l’aide de ses photos pour montrer un portrait qui incite à la méditation – qu’il s’agisse des stars légendaires du cinéma comme Katherine Hepburn, Audrey Hepburn, Humphrey Bogart, Brigitte Bardot et Marilyn Monroe, des grandes stars du cinéma muet Buster Keaton et Charlie Chaplin ou de personnalités aussi diverses que Karen Blixen, Truman Capote, Henry Kissinger, Dwight D. Eisenhower, Edward Kennedy, les Beatles et Francis Bacon.

L’exposition
La rétrospective présente plus de 250 photographies qui témoignent de l’étendue de la production d’Avedon – de l’univers glamour de la mode à des photos reportages en passant par des portraits plus psychologiques. La première photographie montrée dans l’exposition a été prise en 1946 lors du voyage d’Avedon à Rome et en Sicile juste après la seconde guerre mondiale ; le dernier cliché de l’exposition est celui de la chanteuse Björk, une photo réalisée moins de quatre mois avant le décès brutal de l’artiste.

De manière générale, l’exposition propose un parcours chronologique des photographies de Avedon, interrompu à plusieurs reprises par des séries dans lesquelles Avedon s’est concentré sur des thèmes, des événements ou des personnes spécifiques – de photos de voyages jusqu’aux clichés presque consignés comme des procès-verbaux de son père mourant. L’exposition présente aussi des épreuves du reportage de 1949 sur la vie new-yorkaise (« New York Life ») – un travail commandé par le magazine Life, que Avedon décida cependant de ne pas rendre au magazine. Il n’en montra une première sélection que quarante années plus tard dans son ouvrage « An Autobiography ». Cette série pourra être admirée au Martin Gropius Bau.

La série renvoie à d’autres reportages présentés dans l’exposition ainsi qu’à des séries de portraits qui firent plus tard la célébrité d’Avedon, entre autres In the American West, des clichés pris dans 17 États les plus à l’ouest des États-Unis au cours des années 1979-84, une œuvre réalisée sur commande du Amon Carter Museum de Fort Worth, Texas. Sur les 752 portraits qu’il a effectués, Avedon sélectionna 124 photos en noir et blanc de gens exclus de l’ordre social normal. Alors qu’habituellement ce sont des politiciens, des personnes célèbres ou des gens riches que l’on photographie dans la tradition du portrait représentatif, Avedon a choisi ici de substituer les faibles aux puissants. Le prix suédois Hasselblad de la photographie a été décerné à Richard Avedon en 1991.

L’exposition a déjà été présentée au Louisiana Museum of Modern Art (Humlebœk), au Centro Internazionale di Fotografia (Milan) et au Jeu de Paume (Paris). Après le Martin-Gropius-Bau, l’exposition sera montrée au musée de la photographie d’Amsterdam (FOAM) puis au San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA).