Faisons abstraction du casting et des capuches, les manteaux sont très beaux et j'aime la fourrure. Ne pas appliquer le look intégral...

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Photo: Marcio Madeira

Il y a quelques années, presque plus de dix ans de cela, quand Rick Owens est arrivé dans la mode et débarqué à Paris avec sa collection femme quelque chose d'étrange se déroulait. On pensait en avoir fini avec la pensée nordique, de ces créateurs belges patinant de poésie le vêtement. Puis, Rick Owens a débarqué de Los Angeles, repris à son compte cette formule noire, a ajouté de la poussière et du gris qui portaient en même temps toutes les autres teintes de la terre. Quelque chose d'éminemment sexy s'injectait dans ses coupes. Alors que d'autres confrères prennent comme prétexte le rock pour souffler fort dans leur collection, Rick Owens ne porte que son histoire : une puissance personnelle d'une mode étrangement gothique, virile même quand elle est féminine et une incroyable résistance à ne pas changer sa route. La même recette s'applique à sa mode masculine. Pour son premier défilé Homme, alors que la collection Homme existe depuis longtemps en boutique, Rick Owens a ajouté une troisième dimension de par la surface, les textures et les volumes de ses vêtements. Ses très belles pièces ont la dimension de pierres ou de rochers ; chaque surface est conçue comme une carapace de gris et rien ne semble friable. Tout n'est que résistance dans cette collection ; ces vêtements sont des abris du corps. Des grosses pièces à la maille fluide, sa mode masculine est d'une absolue modernité, froide et cruelle. On s'en réjouit. Fabrice Paineau www.menstyle.fr

"I would never put something on the runway that no one would wear," said Rick Owens before his first show dedicated to menswear. He doesn't want men to look stupid, which is why his motto is "Don't be a dick." Still, the presentation itself was polarizing in its insistent reiteration of Owens' unyielding aesthetic. "Celebrate the freak, create the creature" are equally words he lives by. The influence he name-checked for his collection was the late New York performance artist Klaus Nomi, famous for his operatic sci-fi cabaret. His soundtrack was the music that accompanies the final scene of the opera Salome. And the models embodied the anti-glamour Owens exalts. Like warriors in the wasteland, they stomped stony-faced, hair streaming or skulls shaved, in his layers of black.

The numbingly noir nature of such a presentation can distract from the clothes, but Owens offered singularly strong pieces, in proportions that were much more accessible than in the past. His skins, in particular, stood out. His raw materials have always been his strength: here, for instance, in a floating gazar coat, a fur-trimmed alligator vest, a techno trench, and a glazed military jacket. As sepulchral as his shows are, Owens also has a hearty sense of humor, plus a passion for the band Kiss. It was no surprise to see echoes of Gene Simmons in the stegosaurus points of a parka.—
Tim Blanks www.menstyle.com