Paris Fall 2009 Men : Gareth Pugh
Photo: Marcio Madeira
Pour ceux qui sont encore dubitatifs du style un peu radical de Gareth Pugh, il ne faut pas oublier une chose importante, que les références employées du jeune homme, les Réplicants gothiques, noirs, bardés de cuirs et d'épingles ne passent peut-être par le filtre du cinéma, mais par la case jeux vidéos. Aille ! C'est ici que l'auditoire prend un coup de vieux, et devient obsolète car les créatures de Gareth Pugh, ce jeune londonien attaché à la culture clubbing Boombox détiennent en elles une incarnation différente et prennent la lumière à l'ombre d'un cerveau confit d'aventures intérieures, musique indus, électronique, playstation & cie. Mais rien de trop sérieux chez Gareth, hormis l'attention aux détails et à la coupe, le jeu cette saison est de téléguider son Homme, pour la première fois en défilé. Pour cela, quelques règles obligatoires : du cuir, très serré et en insert avec d'autres matières, des combinaisons de même acabit, boutonnées et sanglées pour l'aspect fétichisme du spectacle, des épingles sur les épaules, il faut que cela fasse hérisson, et pourquoi ne pas en rajouter partout, sur un top en cuir, un pantalon... Oui, la mode de Gareth Pugh pique un peu, mais peut-être pas autant que l'on pensait. Sa marqueterie - marque de fabrique maison, déclinée en cuir pour des vestes et pantalons fuselés ou en nylon pour des doudounes un peu kimonos- peut aisément habiller les derniers-nés de la planète mode et terreur. À ne pas omettre, la fameuse manche pagode aussi agressive que le devant d'un requin marteau, mais au fond assez inoffensive et parfaite pour prendre de la carrure. Dis Gareth, tu veux jouer avec moi ? Fabrice Paineau www.menstyle.fr
With his Fall presentation, Gareth Pugh resuscitated memories of London's great fashion showmen in ways good and bad: the endless wait, the dramatic setting, the conceptual hair and makeup, the clothes that defied conventional notions of wearability. The revolving fragments of mirror that filled the central space of the Palais de Tokyo suggested a shattered personality but, given Pugh's previously stated affection for the Schwarzenegger flick Predator, it was easier to imagine an entirely unconflicted monster picking out his new wardrobe from the front row. Surely he'd like a little shoulder (Pugh gave full-on pagoda), and maybe a scaly little flourish (there was plenty of that), and perhaps something to repel other monsters (a Hellraiser motif featured a carapace of pins poking out from tops and bottoms).
The essence of the collection was confrontational sci-fi warrior, which might thrill Pugh's acolytes, but offers endless challenges to anyone who might wish to wear these clothes in a wider world where people don't spend their days in conflict with creatures from another dimension. Imbued with the generous spirit of distilling the collection to desirable bits and pieces, a guy might opt for the shredded leggings; the hooded, draped, and tied top; maybe even the Hellraiser leather tank. And, gripped by post-apocalyptic fervor, he might head on into the pagan country of the goat-fur tunic.— Tim Blanks www.menstyle.com