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Frank Lloyd Wright (1867-1959), chaise d’enfant, vers 1912, en bois clair teinté acajou, piètement arrière à sabots, assise mobile recouverte (postérieurement) de lin blanc, 78,8 x 38,5 x 42 cm. Estimation : 10 000/15 000 €.

Ses meubles sont rarissimes en ventes publiques de ce côté de l’Atlantique. A fortiori de cette période, plus riche de son travail d’architecte. Installé en 1887 à Chicago, Frank Lloyd Wright se fait construire deux ans plus tard une petite maison à Oak Park, où il vit avec son épouse et leurs six enfants. Complétée d’une grande salle de jeux, la demeure préfigure les "maisons de la prairie", autrement dit des pavillons reliés entre eux ou d’une seule entité, intégrés dans le paysage et prenant en compte les contraintes du climat. Au final, des hauteurs de plafond variables, des claires-voies et de grandes baies, sans omettre l’utilisation de nouveaux matériaux, comme le béton et l’acier. Autant de nouveautés que l’on retrouve dans la maison de jeux réalisée pour l’industriel millionnaire Avery Coonley, à Riverside dans l’Illinois, d’où cette chaise est issue. Si l’habitation principale date des années 1907-1908, la maison de jeux, elle, ne voit le jour qu’en 1911-1912, après le séjour de Wright en Europe. Pendant ses deux années passées sur le vieux continent, l’architecte – qui au total dessina les plans de huit cents constructions, dont la moitié ont vu le jour – fréquente ses confrères d’avant-garde autrichiens, allemands et hollandais. Peut-être bien aussi un certain Charles Rennie Mackintosh... Notre chaise, incontestablement, lui rend hommage.

Jeudi 14 mai, 19 h, espace Tajan. Tajan SVV. M. Wattel.