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Coupelle Mamelouke en verre émaillé hémisphérique sur piédouche. Egypte ou Syrie. 13è - 14è siècle

Décor or sur fond noir : large frise épigraphique en caractères naskh ornemental au nom du propriétaire sur le bord extérieur ; trois poissons alternant avec des écussons en entrelacs. (Repiquages probables) Diam. 13,1 cm. Estimation : 130 000 / 150 000 €

Vente du Mardi 4 août 2009.Archéologie, Haute Epoque, Mobilier XVIIe et XIXe siècles. Kohn - Cannes. M. Chakib Slitine. Pour tous renseignements, veuillez contacter la maison de ventes au +33 (0) 1 44 18 73 00

Commentaire: Le terme d'art mamelouk désigne la production artistique qui a lieu en Égypte et en Syrie entre 1250 et 1517, date de l'arrivée au Caire des Ottomans. Il se caractérise par une architecture monumentale et extrêmement foisonnante, et un travail particulier du métal et du verre. On ne connaît aucun objet en verre précisément daté pour la période mamelouke, mais plusieurs sont datables grâce à la mention d'un nom de sultan, d'émir, ou d'un souverain rassulide. Il semble que la production s'arrête au XVe siècle, moment ou la ville de Barcelone se met à produire des lampes de mosquées en verre et à les exporter dans le monde islamique. Les Mamelouks produisent principalement du verre émaillé, obtenu selon la technique suivante, déjà employée au XIIe siècle : les pièces sont chauffées une première fois et soufflées, parfois dans un moule, parfois à l'air libre ; une deuxième cuisson a ensuite lieu, à température plus basse, pour fixer les émaux moins résistants ; l'or est posé le plus souvent à froid, et se détache généralement sur une sous-couche rouge. Au cours du temps, la palette des émaux s'appauvrit, mais on trouve de plus en plus d'or sur les objets. Le verre est destiné à une utilisation personnelle (verre de consommation courante, trouvés en fouille), mais plus souvent à l'export vers l'occident chrétien, le Yémen rassulide ou la Chine. Les décors sont variés. On note l'importante place réservée à l'épigraphie, tuluth dans la plupart des cas, et aux motifs floraux. Les chinoiseries (fleurs de lotus, de chrysanthèmes et de pivoines, dragons, simurghs) sont également fréquentes, amenées par les contacts avec les mongols. Les blasons sont quant à eux tout à fait caractéristiques de cette période, et le métal et l'enluminure exercent une profonde influence. (Wikipedia)