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Sortie en triomphe de Del Alamo, Dufau et du Mayoral. Photo Paul Hermé

Hagetmau, dimanche, Plein.
6 novillos de Fuente Ymbro bien présentés, braves et de bon jeu, vuelta au cinquième Holgazon numéro 205
Cristian Escribano en vert et or: salut et silence.
Thomas Dufau en pourpre et or: silence et 2 oreilles.
Juan del Alamo: silence et deux oreilles.
Le prix des peñas à la meilleure faena est allé à Thomas Dufau
Sortie en triomphe de Del Alamo, Dufau et du Mayoral.

Franchement des après-midis comme celle-là on en redemande: arènes pleines (3500 spectateurs) comme on ne l'avait pas vu depuis longtemps et spectacle varié et prenant. Il faut d'abord saluer le choix d'un lot charpenté et armé solide mais sans éxagération. Tous sont allés à la pique avec ardeur, le plus souvent deux fois, mettant à mal la cavalerie Bonijol. Cette bravoure se retrouva par la suite dans des combats émouvants mais sans vice. Le cinquième fut le plus complet.

Cristian Escribano débuta bien son travail amenant le tambour major au centre par le bas avec classe. Hélas! la suite ne fut pas du même tonneau, le jeune ne se croisa jamais et prit un minimum de risque. Ennuyeux, il tua mal de deux épées transperçantes son second.

Thomas Dufau parut emprunté à son premier passage mais il se fâcha par la suite et réalisa un ensemble alluré qui porta sur les gradins. On retrouva ainsi le Thomas que l'on aime volontaire et sur de lui. Il débuta par trois changées au centre qui firent leur effet, se centra plus qu'à son premier, citant de loin l'animal dont on pu voir ainsi les qualités. Même s'il abusa des circulaires inversées, sa faena fut bien menée, dans un bon rythme, et conclue par une grande entière.

Juan Del Alamo fit hier grosse impression à ses deux passages. Beaucoup de douçeur à la cape et par la suite une autorité et une décision qui firent plaisir à voir. Il s'engae franchement dans le terrain du toro servi par des nerfs à toute épreuve qui lui permettent d'attendre la charge avec un impavidité remarquable. Il ne fit pas de concession, toréant en rond, et profitant de la loyauté de ses deux opposants. Deux estoconazos vinrent conclure ses deux travaux. Il y a chez le salmantino une vraie maturité, une sérénité réelle et de la profondeur. Il est mur pour passer à l'étage supérieur. Pierre Vidal www./www.corridasi.com