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Crucifixion. Malines - Premier quart du XVIIème siècle. Photo Aguttes

Albatre. H : 12,5 cm (22,5 cm avec le cadre). L : 10 cm (20 cm avec le cadre). Usures, cadre d'origine, cachet de collection en cire Anversois. Estimation : 2 000 / 3 000 €

Selon l'iconographie traditionnelle de la crucifixion, le Christ est entouré de la Vierge, de saint Jean et de Marie - Madeleine agenouillée au pied de la croix.

Ce sujet fait partie des scènes les plus représentées par Tobias Tissenaken, sculpteur et doyen de la guilde de saint Louis à Malines (cf. notice au dos du tableau). Son monogramme, le T étoilé, figure en lettres d'or en bas à droite.

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Marie Madeleine au tombeau. Malines - Premier quart du XVIIème siècle. Photo Aguttes

Albâtre. H : 12 cm (22,5 cm avec le cadre). L : 10 cm (19,5 cm avec le cadre).  Cadre en chêne stuqué d'origine et un masticage sur le tron de l'arbre, fentes. Estimation : 2 000 / 2 500 €

Marie Madeleine se reconnaît à ses cheveux longs et dénoués, et à la présence du vase de parfum déposé devant elle. Agenouillée devant le tombeau ouvert, elle joint les mains en signe de prière, face à l'image de la crucifixion.

Cette scène inscrit le T étoilé, monogramme de Tobias Tissenaken, en bas et au centre du panneau, en caractères dorés.

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Mise au tombea . Malines - Premier quart du XVIIème siècle. Photo Aguttes

Albatre. H : 12 cm (22 cm avec le cadre). L : 10 cm (20 cm avec le cadre). Très bel état, seule la partie stuquée du cadre est ancienne. Estimation : 2 000 / 3 000 €

La scène de la mise au tombeau est conforme au texte de saint Jean (Jn 19, 18-42). Enveloppé dans un linceul, le corps du Christ est porté par Joseph d'Arimathie, aidé de Nicomède.

La présence des saintes femmes, Marie et Marie Madeleine, est empruntée au récit des autres Evangélistes. Belle composition symétrique, elle place le sarcophage dans un sombre caveau rocheux.

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Résurrection. Malines - Premier quart du XVIIème siècle. Photo Aguttes

Albatre. H : 12,5 cm (22,5 cm avec le cadre). L : 10 cm (20 cm avec le cadre). Cadre d'origine, fentes et légères égrenures au pourtour. Estimation : 2 000 / 3 000 €

Dans le tableau de la Résurrection, classiquement composé, la position des trois gardiens introduit le mouvement.

Leur attitude trahit la stupeur et l'effroi. Une scène identique, de même format, sculptée par Tobias Tissenaken, est conservée au musée Blandin de Nevers, provenant de l'église (détruite) des Minimes.

Seule la posture des soldats présente une légère différence avec ce modèle.

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Panneau de scène biblique en bas relief. Tobias Tissenaken - Malines- Premier quart du XVIIème siècle. Photo Aguttes

Albâtre sculpté et doré sur âme de chêne H : 12,5 - L : 9,5 cm (hors cadre). Légères fissures à la base, manques et reconstitution en haut à droite, cadre ancien rapporté. Estimation : 1 500 / 2 000 €

Ce panneau d'albâtre, de même dimension, appartient à une autre série de représentations bibliques de Tobias Tissenaken.
Elle figure le Christ sous un dais, dans une pièce aux lambris panneautés, entouré de huit personnages.

Mais on peut imaginer la présence hors champ des quatre autres apôtres. De composition parfaitement symétrique, elle représente la Cène. Or, la même composition et le même décor d'architecture se retrouvent sur un panneau d'albâtre de Tobias Tissenaken, conservé au musée de la Princerie à Verdun où Marie Madeleine lave les pieds du Christ.

Aguttes - Paris. Mercredi 19 octobre 2011. Drouot Richelieu - Salle 5 - 9, rue Drouot - 75009 Paris.  Tel. 01 48 00 20 05