antique

Estampe représentant une vue intérieure du Cabinet du Comte de Lamberg, extraite du catalogue de sa collection publiée par Alexandre de La Borde, Paris 1813 

Depuis l’époque carolingienne, qui vit la redécouverte de l’antiquité, les vestiges du passé, mirabilia, se sont vus progressivement rassemblés en collections, puis exposés dans des cabinets de curiosité, souvent classés de manière chronologique ou thématique. Les aristocrates trouvaient là le moyen d’asseoir leur prestige familial, les savants s’en servaient comme sujets d’étude et les artistes y puisaient leur inspiration.

Les gemmes gravées, véritables prodiges miniatures, furent collectionnées dès le règne de Frédéric II de Hohenstauffen (1194-1250) qui possédait un ensemble de camées antiques, et en faisait réaliser des copies dans un but de propagande politique.

Au Moyen-Age, de nombreuses gemmes antiques considérées comme précieuses, en dépit de leur caractère païen, furent serties sur des croix (Croix de Lothaire, Trésor d’Aix-la-Chapelle) ou bien sur des châsses (Trésor de Conques).

Ce goût pour les pierres gravées sera plus tard partagé par Côme l’Ancien (Florence, 1389-1464) qui réunit une collection d’une trentaine de pièces que son fils Piero dei Medici se chargera d’accroître. Catherine II constitua une fabuleuse collection aujourd’hui conservée au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. De nos jours, la passion des amateurs pour ces sculptures miniatures alliant tour de force et discrétion est demeurée la même, entretenue sans doute par le plaisir de porter à son doigt un peu de notre histoire.

La trouvaille d’abord fortuite d’oeuvres statuaires devint peu à peu une véritable quête acharnée. Les statues mises au jour lors des fouilles menées par les grandes familles italiennes permettent à celles-ci de rivaliser entre-elles dans la constitution de fabuleuses collections d’Antiques, consolidant leur prestige. C’est ainsi que les collections Médicis, Farnèse, Borghèse, Pamphilij, Ludovisi et Albani, pour ne citer que les plus importantes, se formèrent du XVIe au XVIIIe siècle.

 Les principales cours européennes suivirent l’exemple et envoiyèrent des agents chargés d’acquérir des Antiques en même temps que des tableaux pour les différentes collections royales ou princières. Cet afflux de sculptures classiques offrant un répertoire de formes des plus variées eut un impact considérable sur l’ensemble de la production artistique européenne et sur la formation du goût.

La découverte de Pompei et d’Herculanum, ainsi que les fouilles menées en Campanie, consolidèrent le goût pour l’antique et furent à l’origine du style néo-classique.

C’est à la fin du XVIIIe siècle que deux collectionneurs donnèrent une impulsion décisive à la formation de cabinets plus spécialisés dans les vases grecs. Sir William Hamilton, ambassadeur de Grande Bretagne auprès de la Cour de Naples, profite de son séjour prolongé en Campanie pour réunir deux extraordinaires collections de vases grecs et italiotes, dont la première sera vendue au British Museum de Londres en 1772, et la seconde dispersée peu à peu, par lui et ses héritiers

Du 16 novembre au 16 décembre 2011. Galerie Tarantino. 38, rue Saint-Georges 75009 Paris. Tél. 00 33 (0)1 40 16 42 38 - Mob. 00 33 (0)6 15 44 68 46. contact@galerietarantino.com - www.galerietarantino.com

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Olpé. Corinthe, vers 620-610 av. J.-C. Style orientalisant de transition. Attribué au Scale Painter (Dr Kees Neeft). Frises d’animaux. Argile fine beige. H. 42 cm. © Raphaël Chipault/Agalmata

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Coupe à yeux à figures noires. Art grec, Attique, vers 510-500 av. J.-C. Face externe : Satyres, yeux stylisés - Médaillon : Oiseau-Phallus. Argile fine orangée. H. 7,5 cm. Diam. 20,5 cm. © Raphaël Chipault/Agalmata

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Cratère à colonnettes à figures rouges. Art grec, Attique, vers 470-460 avant J.-C. Attribué au Peintre de Florence (J.M. Padgett). Face A : Scène de départ d’un hoplite. Face B : Ephèbes en conversation. Argile orangée. H. 44,5 cm. Diam. à l’embouchure : 36 cm. © 2011 Galerie Tarantino, Paris

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Chous à figures rouges des Anthestéries. Art grec, Attique, vers 410 avant J.-C. Enfant devant une oenochoé. Argile fine orangée. H. 6,6 cm. © 2011 Galerie Tarantino, Paris

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Nymphe - ou Muse - dansant. Art grec, Attique ( ?), seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. (?). Marbre blanc statuaire. H. 0,84 m de hauteur conservée ; hauteur restituée 0,95 m env. © Raphaël Chipault/Agalmata

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Buste de l’impératrice Vibia Sabina. Art romain, vers 130 ap. J.-C. Marbre blanc à grains moyens et cristaux - provenant de Thasos (Cap Vathy)( ?). © Raphaël Chipault/Agalmata

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Sceau. Art gréco-perse, vers le Ve siècle avant J.-C. Lion passant. Calcédoine grise. H. 16 mm. L. 18 mm. Epais. 8 mm. © 2011 Galerie Tarantino, Paris

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Cinq vues de l'exposition  © 2011 Galerie Tarantino, Paris