"Artemisia, Pouvoir, gloire et passions d'une femme peintre (1593-1654)" @ Musée Maillol – Fondation Dina Vierny
Artemisia Gentileschi, Giuditta decapita Oloferne, 1612, huile sur toile, 159 x 126 cm, Naples, Museo Nazionale di Capodimonte ©Fototeca Soprintendenza per il PSAE e per il Polo museale della città di Napoli
Elle est née « Artemisia Gentileschi », fille d’Orazio Gentileschi, l’un des plus grands peintres de la Rome Baroque.
À l’aube du XVIIe siècle en Italie, quand les femmes étaient mineures à vie, quand elles appartenaient à leur père, à leur mari, à leurs frères ou à leurs fils, Artemisia Gentileschi a brisé toutes les lois de la société en n’appartenant qu’à son art.
En quête de sa propre gloire et de sa liberté, elle a travaillé pour des princes et des cardinaux, gagné sa vie à la force de son pinceau, et construit son oeuvre, inlassablement. Par son talent et sa force créatrice, elle est devenue l’un des peintres les plus célèbres de son époque, l’une des plus grandes artistes de tous les temps.
Le drame de sa vie personnelle, le viol qu’elle a subi dans sa jeunesse, et le retentissant procès que son père intentera par la suite à son agresseur, l’artiste Agostino Tassi, ont profondément marqué sa vie et sa carrière. Ce scandale a contribué à occulter son génie. En effet, comme Le Caravage, il a fallu attendre plus de trois siècles pour qu’elle soit à nouveau reconnue et universellement appréciée.
Pour la première fois en France, l’exposition au Musée Maillol permet de découvrir la peinture d’Artemisia Gentileschi.
L’exposition retrace les principales étapes de sa carrière :
- Les débuts à Rome aux côtés de son père, grand peintre baroque.
- Les années florentines sous la protection du Grand-duc de Médicis et l’amitié de Galilée. Elle sera la première femme admise à l’Accademia del Disegno.
- Les années 1620 à Rome : on l’y retrouve chef de file des peintres caravagesques, amie des grands maîtres tels que Simon Vouet et Massimo Stanzione, et reconnue par les plus grands collectionneurs européens.
- La période napolitaine verra son apothéose. Pendant vingt-cinq ans elle dirige son atelier et forme les grands talents qui prendront la suite : Cavallino, Spardaro, Guarino…
« Mais vous verrez les oeuvres, écrit-elle à l’un de ses commanditaires : les oeuvres se suffisent à elles-mêmes ».
Musée Maillol – Fondation Dina Vierny. Du 14/03/2012 au 15/07/2012
Artemisia Gentileschi, Danaë, 1612, huile sur cuivre, 41,3 x 52,7 cm, Saint Louis, The Saint Louis Art Museum ©Saint Louis, The Saint Louis Art Museum
Artemisia Gentileschi, Maddalena, 1630, huile sur toile, 65,7 x 50,8 cm, Rita R.R. and Marc A. Seidner Collection©Rita R.R. and Marc A. Seidner Collection, Los Angeles
Artemisia Gentileschi, Judith et la servante avec la tête d’Holopherne, 1617-18. Huile sur toile, 114 x 93,5 cm. Florence, Galleria Palatina © Studio Fotografico Perotti, Milano/Su concessione del Ministero per i Beni e le Attività Culturali
Artemisia Gentileschi, Sainte Cécile, 1610-1612. Huile sur toile, 108 x 78,5 cm. Rome, Galleria Spada © Soprintendenza Speciale per il Patrimonio Storico, Artistico ed Etnoantropologico e per il Polo Museale della città di Roma
Artemisia Gentileschi, Vierge allaitant, 1616-18. Huile sur toile, 118 x 86 cm. Collection particulière © Mathieu Ferrier, Paris
Artemisia Gentileschi, Bethsabée au bain, c. 1636-39. Huile sur toile, 185,2 x 145,4 cm. Londres, Matthiesen Gallery © The Matthiesen Gallery Londres
Artemisia Gentileschi, Autoportrait au luth, c.1615-1619. Huile sur toile, 65,5 x 50,2 cm. Minneapolis, Curtis Galleries © Curtis Galleries, Minneapolis, Minnesota
Artemisia Gentileschi, Allegorie de la Renommée, c. 1630-35. Huile sur toile, 57,5 x 51,5 x 2 cm. Londres-Milan, Robilant+Voena © Manusardi Art Photo Studio, Milano
Entourage de Artemisia Gentileschi, Allegorie de la Réthorique, c. 1650. Huile sur toile, 90 x 72 cm. Londres-Milan, Robilant+Voena © Manusardi Art Photo Studio, Milano








































































