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Grand vase céladon monté. Chine, époque Ming, fin XVe, début XVIe siècle pour la céramique. France, époque Louis XV pour la monturePhoto Kohn

Céladon et bronzes dorés. H. 49 cm, L. 40 cm. Petits manques à la couverte - Estimation : 180 000 / 250 000 €

Provenance: Ancienne collection de Madame Louis Burat, vente Galerie Charpentier, Paris, 17-18 juin 1937, lot 48: Le vase de forme ovoïde en porcelaine présente un décor en relief de nuages et de dragons sous couverte céladon.

Il est agrémenté d'une riche monture en bronze ciselé et doré composée de feuillages qui s'épanouit depuis la base, remonte sur les côtés pour réaliser les anses en partie supérieure et s'achever autour du col.

Le céladon, en chinois quingci littéralement « porcelaine verte », désigne à la fois une technique de céramique et une couleur.

La glaçure verte ou bleu-gris translucide est obtenue grâce à l'insertion d'oxydes de fer dont la quantité distillée permettait d'obtenir des nuances variées.

Le nom européen fut donné sous Louis XIII en France en référence au héros pastoral du roman d'Honoré d'Urfé, l'Astrée, paru en 1607, dénommé Céladon qui portait un costume agrémenté de rubans verts. Dès les premières années du XVIIe siècle, des comptoirs néerlandais et anglais s'installent d'abord en Inde puis en Chine ouvrant la voie aux échanges commerciaux.

La France, en s'y installant vers 1660, cherche à rattraper son retard par rapport à ses voisins et importera de nombreux produits orientaux répondant ainsi à une demande toujours croissante de la clientèle en objets exotiques.

Les porcelaines, rapportées par bateau, sont confiés aux marchands merciers qui les agrémentent de riches montures en bronze doré, leur conférant ainsi un raffinement à la hauteur du goût des collectionneurs. Dès les premières années du XVIIe siècle, des comptoirs néerlandais et anglais s'installent d'abord en Inde puis en Chine ouvrant la voie aux échanges commerciaux.

La France, en s'y installant vers 1660, cherche à rattraper son retard par rapport à ses voisins et importera de nombreux produits orientaux répondant ainsi à une demande toujours croissante de la clientèle en objets exotiques.

Les porcelaines, rapportées par bateau, sont confiés aux marchands merciers qui les agrémentent de riches montures en bronze doré, leur conférant ainsi un raffinement à la hauteur du goût des collectionneurs.

Le vase que nous présentons offre une glaçure translucide vert clair laissant apparaître le grain du matériau ainsi que l'irrégularité de la surface sur laquelle des stries horizontales dues au montage sur tour sont visibles.

Il n'était pas rare pour les bronziers d'employer des objets de fabrication ancienne qui étaient alors agrémentés d'éléments en bronze.

La monture de ce vase reprend le vocabulaire classique de l'époque Louis XV de feuillages enchevêtrés ; le Musée du Louvre conserve un vase en porcelaine chinoise dont la monture s'apparente à celle du vase que nous présentons. Celui-ci fit partie des collections de Louis Burat, financier parisien, qui fut un grand amateur d'objets d'art.
A sa mort, il légua sa collection d'argenterie au Musée des Arts décoratifs de Paris et le reste à son neveu Alfred Besnier, qui le dispersa en juin 1937 lors d'une vente restée célèbre à la galerie Charpentier sous le nom de Collection de feu Madame Louis Burat.

Le vase fut présenté alors sous le numéro 48 de la vacation, sous la description « Vase en céladon de la Chine monté en bronze doré, du temps de Louis XV ».

Kohn. Samedi 15 septembre 2012. Hôtel Le Bristol, Salon Castellane - 112, rue du Faubourg Saint Honoré - 75008 Paris. http://www.kohn.fr