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Superbe monture d'épée en argent ciselé en ronde bosse sur fond amati doré. Epoque fin du XVIè siècle - début du XVIIè siècle. Travail allemand d'une très belle facture, probablement de Solingen. Photo Osenat

Pommeau rond orné de deux sirènes et de deux tritons à longues chevelures, sculptés de dos, dont les queues de poissons sont entrelacées, deux sont recouverts d'écailles et les deux autres d'anneaux, l'ensemble enrichi de coquillages, de poissons et de végétaux. Fusée joliment et finement sculptée en suite de deux tritons et deux sirènes entrelacés, les deux sirènes de ¾ à longues chevelures et queues recouvertes écailles et les deux tritons barbus à longues chevelures et queues recouverts anneaux, chaque personnage soutenant le pommeau avec leurs bras gauches relevés. Garde formée de deux longs quillons mouvementés, joliment sculptés représentant deux tritons barbus aux cheveux longs dont les mains sont liées dans le dos et leurs queues entrelacées. L'un à une queue recouverte d'écailles, le second à une queue recouverte d' anneaux. L'extrémités des queues s'entrelacent sur un noeud de corps, à demi-oreillons de forme triangulaire. Cette monture d'épée a été montée postérieurement avec une large lame à arête médiane et gouttière au talon gravée«HANS HOSEN GLORIA», décorée au tiers de rinceaux feuillagés puis d'une légende «(S)OLI - DEO - GLO - RIA - (F)IDE - SEI - VI -VID (A)»(Soli Deo Gloria-À Dieu seul la gloire-Fides Ei Vivida -Foi vive en lui) ainsi qu'un écusson armorié de deux croix pattées et d'une demi fleur de lys sous couronne royale marquée «IOANNES. WUNDES.M.FECIT.SOLG. et VIRITUS.FUNERI.SUPERTES.1631» La lame, plus large, a été changée postérieurement ce que confirme la datation de cette dernière (1631, un an après la mort de Jean d'Harambure). A cette occasion, il fût récupéré les deux pièces d'argent ciselés de dauphins qui devait sans aucun doute être la chappe du fourreau de la précédente lame ainsi que le dauphin en rondebosse qui en était le bouton de chappe. B.E. Estimation : 30 000 - 40 000 €

Biographies: Ioannes (Johannes) WUNDES, fabricant à Solingen (vers 1565-1610). On retrouve sa marque sur des ouvrages jusqu'en 1650. Sa forge donnera naissance à Weyersberg. Certaines de ses épées font partie des collections du Kunsthistorisches Museum de Vienne et du Metropolitan Museum of Art.

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Jean d'HARAMBURE, dit «Le Borgne»(1553-1630), écuyer, Seigneur de Picassary, puis de la Boissière et de Romefort, gentilhomme de la Chambre du Roi, gouverneur de Vendôme et du Vendômois, plus tard d'Aigues Mortes. Né dans la basse Navarre, il est frère de lait d'Henri III de Navarre, le futur Roi de France Henri IV, auquel il va rapidement lié son destin. Compagnon d'armes d'Henri durant son accession au trône, d'une grande bravoure et d'une fidélité remarquable, d'Harambure commande à partir de 1586 une compagnie de chevau léger attaché à la garde personnelle de celui qui n'est encore que Roi de Navarre. En 1588, il continue la guerre contre la Ligue et, dans la nuit du 27 au 28 décembre, il a l´oeil emporté par une arquebusade lors de la prise de la ville de Niort. Pour le soigner, Henri de Navarre lui laisse pendant tout le mois de janvier 1589 son premier médecin, et le surnomme dès lors,le Borgne, marquant ainsi son estime et sa proche amitié (certaines lettres montrent bien la proximité qui unissait le roi et son compagnon d'armes). Il est blessé au poignet en exécutant une charge lors de la journée d'Arques en 1589. En 1592, il accompagne Henri IV au siège de Rouen, seul combat où le roi est blessé. Jean d'Harambure, à la tête de 50 chevau-légers chargés de veiller à la sûreté du monarque, sauve le roi de justesse alors qu´il est en danger d'être fait prisonnier. Il se marie en 1595 à Marie de Segondat, et aura trois enfants. Cette présence proche auprès du Roi dans les combats dure encore jusqu´en 1597, avec une parenthèse en 1594 où d'Harambure est fait prisonnier et conduit à Laval. En 1620, il accompagne à Genève son ami Agrippa d'Aubigné, dont la tête est mise à prix. Il poursuit une carrière politique, notamment en Hollande sous le règne de Louis XIII. Il repart en campagne en 1625 comme Lieutenant Général de la cavalerie de l'Armée de Mansfeld, il a alors 72 ans! Comme il est alors devenu un des chefs du parti protestant, on retrouve sur une des notes secrètes remise au Roi une appréciation sur le Borgne à la fin de sa vie: Homme de main et de conseil, prudent, secret et obstiné. Il meurt à Romefort à l'âge de 77 ans. Une des seules portraits d'époque qu'on lui connaît, le montre, déjà éborgné, l'air déterminé, portant fièrement sur la poitrine son portrait et celui de son Roi, Henri IV. Ce portrait est conservé de nos jours au Château de Versailles.

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Portrait de Jean d'Harambure. Château de Versailles

Historique: Cette épée de Jean d'Harambure a toujours été considérée par ses descendants comme celle offerte par Henri IV à son fidèle «Borgne» au siège de Rouen, en 1592. «En 1592, il accompagna Henri IV au mémorable siège de Rouen, où Villars-Brancas commandait pour la ligue. Le Roi, apprenant que le duc de Parme s'avance avec une nombreuse armée pour secourir la place, rassemble quelque cavalerie, et marche droit aux Espagnols. D'Harambure, chargé, à la tête de 5o chevau - légers, de veiller à la sûreté du monarque, aperçoit bientôt ce prince enveloppé sur sa gauche et en danger d'être fait prisonnier. Ordonnant aussitôt à sa petite troupe de mettre pied à terre, il fait ouvrir une barrière, donnant sur la chaussée d'Aumale, et fournit ainsi un moyen de retraite au Roi qui, vivement pressé par les Espagnols, se retirait en repoussant vaillamment leurs attaques. A peine Henri IV eût-il franchi la barrière, que d'Harambure la fit refermer, et la défendit si vigoureusement contre toute la tête de l'armée du duc de Parme, que l'ennemi fut forcé de renoncer à sa poursuite. Faisant alors remonter à cheval ceux qui lui restaient encore, il va rejoindre le Roi, et délivre sur son chemin Agrippa d'Aubigné, qu'il rencontre renversé de son cheval, et sur le point d'être pris par deux lanciers espagnols, qui sont eux mêmes faits prisonniers. Des mémoires de famille portent que ce fut en cette occasion que Henri IV donna à d'Harambure une épée d'un beau travail pour ce temps-là, sur la garde de laquelle sont représentés deux hommes enchaînés, pour faire allusion sans doute aux deux lanciers espagnols. D'Harambure contribua puissamment aussi au succès de l'attaque du grand convoi que le duc de Mayenne et le comte de Mansfeld voulaient faire entrer dans Laon, assiégé par l'armée royale. Henri IV, s'il faut en juger par plusieurs lettres adressées à d'Harambure, avait pour ce fidèle serviteur autant d'attachement que d'estime.»

Bibliographie: M.LAINE, «Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France», Paris, 1828. La Revue du Bas Poitou, «L'Epée XVIè siècle du Marquis d'Harambure», Volume 12, p.157

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Henri IV, roi de France et de Navarre, par Louis Hersent

OSENAT. DIMANCHE 24 MARS À 14H30. 5 RUE ROYALE 77300 FONTAINEBLEAU. EMAIL : CONTACT@OSENAT.COM - TÉL. : GÉNÉRAL 01 64 22 27 62

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A sword given by Henry IV to Jean dHarambure also as known Le Borgne (The Blind) is displayed on a table on March 22, 2013 in Fontainebleau, outside Paris, ahead of an auction entitled L'Empire à Fontainebleau, les rendez-vous de l'histoire. This will be up for bid on March 24 at the Osenat auction house. AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK