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Bacchus. Attribué à Pietro da Barga (actif à Florence entre 1574 et 1588), Italie, Florence, seconde moitié du XVIe siècle. Photo courtesy Kohn

Bronze doré. H. 21,5 cm, L. 8 cm, P. 6 cm. Estimation : 90 000 / 120 000 €

Un modèle similaire en bronze patiné est reproduit dans le catalogue de l’exposition Natur und Antike in der Renaissance, Austellung im Liebieghaus, Museum alter Plastik, Frankfurt am Main, du 5 décembre 1985 au 2 mars 1986, p.437-438, cat. n°135 Le jeune homme est présenté debout, le bras droit appuyé sur un tronc d’arbre, un léger déhanchement marqué par ce déséquilibre.
Il tient une grappe de raisins de la main droite et pose sa main gauche sur la hanche avec un air de nonchalance.
Il porte une cape attachée à l’épaule par un mufle de lion ne cachant rien de sa nudité.

Sa composition est inspirée d’une oeuvre de Praxitèle titrée Le Satyre au repos, unanimement admiré aux XVIe et XVIIe siècles grâce à une copie romaine conservée dans la collection Giustiniani (Rome, galerie Torlonia) que l’on trouve reproduit sous le titre de Faunus meditans dans le recueil publié par François Perrier en 1638 (pl. 45).
L’expositon Natur und Antike in der Renaissance qui s’est tenue à Frankfort en 1985-1986 présentait sous le numéro 135 un Bacchus de Pietro da Barga identique au nôtre, à l’exception de la patine brune (fig. 1).
Principalement connu pour ses oeuvres en bronze, Pietro da Barga travailla pour le Cardinal Ferdinando de Médicis qui lui commanda des réductions en fig.1 : Pietro da Barga, Bacchus, seconde moitié du XVIe siècle, bronze.
Collection particulière (reproduit dans le catalogue de l’exposition Natur und Antike in der Renaissance, Austellung im Liebieghaus, Museum alter Plastik, Frankfurt am Main, du 5 décembre 1985 au 2 mars 1986, p.437-438, cat. n°135) bronze de modèles antiques pour orner son Studiolo parmi lesquelles le groupe du Laocoon ou l’Hercule Farnèse.
Les archives des inventaires des Médicis le citent entre 1574 et 1588.
Parallèlement, il détenait une boutique de vente de petits bronzes fondus par Bastiano Tragittore. Sa compréhension sensible et subtile des antiques et la parfaite maîtrise de la sculpture et de la ciselure lui octroyèrent une grande renommée.

Le thème du Satyre au repos fut repris par de nombreux artistes avec des variantes dans la position du sujet ou dans la présence ou non du tronc d’arbre.
Un modèle est répertorié dans l’inventaire des Bronzes de la Couronne sous le n° 45 et décrit ainsi : « Un petit Bacchus debout, appuyé du bras droit sur un tronc d’arbre, haut de huit pouces, sur un piédestal d’ébène de six pouces de haut ».
Il fut commandé par Louis XIV en Italie en 1664 et fut enregistré dans le journal du Garde-meuble le 12 septembre 1669.
De nombreuses affinités existent entre notre statuette et le bronze du Louvre. A noter quelques différences notamment dans le traitement de la surface et la ciselure de la statuette.
D’autres exemplaires, de qualité variée, sont conservés dans diverses collections notamment au Kunsthistorisches de Vienne et au Bargello de Florence.
Notre statuette est le seul exemplaire en bronze doré connu à ce jour attribuable à Pietro da Barga qui utilisait généralement des patines vertes ou brunes et de la dorure uniquement en rehauts.

RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE: Natur und Antike in der Renaissance, catalogue de l’exposition, Austellung im Liebieghaus, Museum alter Plastik, Frankfurt am Main, du 5 décembre 1985 au 2 mars 1986, p.437-438, cat. n°135

Kohn. Mardi 2 juillet 2013. HÔTEL LE BRISTOL – SALON CASTELLANE 112 rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 Paris.