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POITIERS - L’exposition se déroule en sept « espaces » qui permettent de découvrir le cabinet de curiosités dans ses évolutions historiques, du XIVe au XVIIe siècle, avec en point final une ouverture sur la notion de cabinet de curiosités au XXIe siècle.

La galerie initiale 
La galerie initiale fait entrer le visiteur dans la bizarrerie au contact des curiosités qui ont intrigué les premiers collectionneurs. Bric à brac, qui doit provoquer du questionnement et de l’émerveillement devant la variété des formes, des tailles, devant la rareté ou la bizarrerie des objets présentés, par exemple : dragon (la Grand’ Goule), reliquaire, crocodile, et reproduction de nombreuses estampes de Besler, Cospi, Worm…

Le studiolo
Premier exemple de lieu clos, réservé au cénacle choisi, et représentant les différentes formes du savoir en trompe-l’œil (reproduction du studiolo d’Urbino).

Un cabinet du XVIe siècle : l’idéal du microcosme, le rapport entre le cabinet et la Création
 L’idée de cet espace, bien que très rempli, s’articule autour de la classification, du cabinet comme « abrégé du monde », avec des effets de symétrie et de regroupements. Quelques objets réunis là : fossiles, monnaies, bec de toucan, coiffe de plume, caméléon, corail rouge, herbiers…
L’espace est un octogone couvert d’un dôme.

Un engouement européen
Dans cet espace plus ouvert sera suggéré un voyage en Europe, sur les traces des amateurs de curiosités qui allaient d’un cabinet à l’autre, et permettant de donner un visage aux collectionneurs : les Italiens (Manfredo Settala, Ludovico Moscardo, Ferdinando Cospi, Ulisse Aldrovandi), et aussi Peiresc, John Evelyn, Thomas Platter, Charles Patin, Ole Worm. Outils : cartes géographiques, portraits, citations de récits de voyages et de catalogues, objets liés à ces collectionneurs…

Le cabinet princier, type Ambras
Dans un espace étroit et en longueur, évocation d’un cabinet de prince inspiré de celui du château d’Ambras (Autriche), qui se distingue par le caractère luxueux des collections mais aussi par le mélange avec des objets considérés aujourd’hui comme triviaux relevant de l’armement. 

Un cabinet d’apothicaire entre XVIe et XVIIe siècle, tourné vers l’Atlantique
À partir d’un exemple local – cabinet de Contant à Poitiers – sont évoqués les cabinets de savants, ancrés géographiquement et caractérisés par l’activité professionnelle de leur propriétaire. Il rassemble en conséquence des « objets » tels qu'un ensemble d'objets amérindiens, de coquillages… dans un décor de jardin. 

Le cabinet de Chevalier
 Autour de la maquette du premier cabinet de Chevalier à Amsterdam, illustration du contenu du cabinet à partir des descriptions faites par Chevalier. Dans ce cabinet dont la visite était payante, rassemblement de médailles, d’œuvres d’art, de nombreux objets du commerce international  de l’époque… Ses livres sont présentés dans une vitrine, tandis que sont suspendus au plafond requin, vertèbre de baleine, trompe d’éléphant… 

Vers la spécialisation du cabinet, type Ruysch
 Èvocation d'une collection constituée autour de deux axes : l’histoire naturelle (botanique et zoologie), et les pièces anatomiques (corps humain), dont les « objets » ont pu être conservés par la mise au point d’une technique révolutionnaire, celle de l’injection de cire pigmentée dans les tissus. Présentation de vanités tridimensionnelles en regard de bocaux contenant coraux et gorgones… 

Une idée de cabinet au XXIe siècle
 Dans un dernier espace, ouverture sur le XXe et le XXIe siècle et la vivacité de l'idée de curiosité dans le monde d'aujourd'hui. Autour de quelques oeuvres emblématiques - "boîte verte" de Marcel Duchamp, œuvre de Jean-Michel Othoniel, bustes de Jan Fabre, évocation du château d'Oiron -, des objets insolites revisitent la question des "reliques", des images issues de la recherche scientifique illustrent le questionnement permanent sur la connaissance du monde, et nous renvoient à notre fascination pour l'inconnu, l'étrange, le rare, le merveilleux...

À l’Espace Mendès-France

Au cours du XIXe siècle, les progrès dans les différentes disciplines scientifiques sont immenses et conduisent à la naissance de la physique, de la chimie et de la biologie moderne. La science de «  Cabinet de curiosités » devient alors complexe et beaucoup moins accessible aux amateurs. Les institutions, telles que les universités, les écoles qui sont des lieux actifs d’étude et de science, se dotent de collections spécialisées, représentatives des centres d’intérêt des savants. Les spécimens, deviennent ainsi non seulement des objets de recherche mais aussi des supports pédagogiques. L’exposition sera l’occasion de présenter quelques objets en physique et en biologie des collections scientifiques de l’Université de Poitiers.

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Vues de l'exposition