Les Tudors Affiche

Les Tudors : Affiche © Affiche de la Réunion des musées nationaux- Grand Palais, Paris 2015

PARIS - De toutes les dynasties qui se sont succédé sur le trône d’Angleterre, celle des Tudors qui a régné entre 1485 et 1603, est certainement l’une des plus populaires. Au-delà de la légende inspirée en grande partie par leur vie privée, ces souverains ont profondément marqué l’histoire de leur royaume: d’un point de vue politique, en lui conférant une position stratégique en Europe ; d’un point de vue religieux, en rompant avec l’Eglise catholique ; d’un point de vue culturel, en y accueillant la Renaissance. Des artistes venus d’Italie, de Flandres et des contrées germaniques se sont alors mis au service de la cour pour répondre au nouveau besoin de représentation royale. C’est aux confins de toutes ces influences, dans un pays en pleine mutation, que se sont élaborées les formes originales de la Renaissance anglaise. Cette exposition est la première en France à être consacrée à ce sujet.

artiste anglais, Elisabeth Ière, vers 1600, 127,3 x 99,7 cm, huile sur panneau, National Portrait Gallery, Londres

Artiste anglais, "Elisabeth Ière", vers 1600, 127,3 x 99,7 cm, huile sur panneau, National Portrait Gallery, Londres, © National Portrait Gallery, London, England

Le vrai visage des Tudors

L’exposition réunit les portraits les plus emblématiques des cinq Tudors : Henri VII (le fondateur de la dynastie), Henri VIII, Edouard VI (l’enfant roi), Marie Ière, Elisabeth Ière (la Reine Vierge). Dans un face à face saisissant avec ces personnages hauts en couleur, le visiteur découvre la Renaissance anglaise, les pratiques et les spécificités de l’art britannique, en même temps que les grands événements qui ont ponctué l’histoire de cette dynastie. Aux portraits qui révèlent le vrai visage des Tudors, de leurs conjoints ou de leurs prétendants et le faste de leur cour, viennent s’ajouter des objets personnels, comme autant de témoignages qui permettent de mieux connaitre leur vie et leur époque.

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Joos van Cleve, "Henri VIII", vers 1530-1535, 72,4 x 58,6 cm, huile sur panneau, Royal Collection, Londres, © Royal Collection Trust/© Her Majesty Queen Elizabeth II 2014

Tudors d’Angleterre et Valois de France : art et diplomatie

L’exposition est l’occasion d’évoquer les rapports entretenus par la France et l’Angleterre tout au long du XVIe siècle. Souvent tendus, entre conflits ouverts et recherche d’alliances, ces liens sont à l’origine d’incessants échanges artistiques dans lesquels le portrait, la miniature en particulier, joue un rôle essentiel. Des œuvres viennent ainsi rappeler quelques épisodes clefs dans l’histoire des relations diplomatiques entre ces deux pays : la rivalité d’Henri VIII et de François Ier ; leur rencontre au Camp du Drap D’Or ; les projets de mariage, non aboutis, d’Elisabeth avec l’un ou l’autre des fils de Catherine de Médicis ; sans oublier la menace que fait planer sur le règne d’Elisabeth la reine d’Ecosse, Marie Stuart, qui fut un temps reine de France…

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Attribué à Nicholas Hilliard, "Elisabeth Ière dit Le Portrait au phoenix", vers 1575, 78,7 x 61 cm, National Portrait Gallery, Londres, © National Portrait Gallery, London, England

La construction d’une légende : de la scène à l’écran

L’exposition permet également d’explorer le mythe qui s’est construit autour de la dynastie en se nourrissant des excès qu’on leur a attribués et du contraste entre les multiples mariages d’Henri VIII et le célibat d’Elisabeth. Cette légende, toujours vivace au cinéma et à la télévision, prend racine dans la France du XIXe siècle qui découvre l’histoire de l’Angleterre, Shakespeare et Walter Scott. A la grande époque du genre historique, les Tudors font leur entrée dans la peinture du Salon. Mais c’est surtout sur la scène des grands théâtres parisiens que de fameux interprètes font revivre Henri VIII et ses épouses, Elisabeth et Marie Stuart, le temps d’une représentation, avec les pièces de Victor Hugo ou d’Alexandre Dumas, les opéras de Gaetano Donizetti ou de Camille Saint-Saens. De la scène à l’écran, il n’y a qu’un pas que franchit Sarah Bernhardt en 1912, la première à incarner Elisabeth dans l’histoire du cinéma.

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Master John, "Marie Ière", 1544, 71,1 x 50,8 cm, huile sur bois, National Portrait Gallery, Londres, © National Portrait Gallery, London, England

Cette exposition bénéficie du prêt exceptionnel d’une vingtaine d’œuvres phares de la collection de la National Portrait Gallery de Londres. Elle vient couronner un vaste programme de recherches mené par cette institution, doublé d’une campagne de restauration qui a permis de retrouver l’éclat des couleurs originales de certains tableaux. Elle expose également des œuvres provenant de nombreuses collections britanniques, dont la Royal Collection, le Victoria and Albert Museum, le National Trust, les Royal Armouries… mais aussi d’institutions françaises telles que la Bibliothèque nationale de France et le musée du Louvre.

18 mars - 19 juillet 2015 - Musée du Luxembourg 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris

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Marcus Gheeraerts le Jeune, "Robert Devereux", vers 1597, 218 x 127,2 cm, huile sur toile, National Portrait Gallery, Londres, © National Portrait Gallery, London, England

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Artiste anonyme, "Henry VII", fin 16ème siècle. Huile sur bois. © National Portrait Gallery, London

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Artiste des Pays-Bas, "Henri VII", 1505, 42,5 x 30,5 cm, huile sur bois© National Portrait Gallery, London, England

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Hans Holbein le Jeune, Anne de Clèves, vers 1539, 6,1 cm de diamètre aquarelle sur vélin dans une boite en ivoire© Victoria and Albert Museum, London

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Artiste inconnu de la fin du XVIe siècle, "Anne Boleyn", 54,3 x 41,6 cm, huile sur bois © National Portrait Gallery, London, England

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Artiste des Pays-Bas, Elisabeth Ière, dit The Darnley Portrait, vers 1575, 113 x 78,7 cm huile sur bois© National Portrait Gallery, London, England

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Atelier associé au maître dit «Master John», "Édouard VI", vers 1547, 155,6 x 81,3 cm, huile sur bois© National Portrait Gallery, London, England

D’après Hans Holbein le Jeune, Henri VIII, 1540-1550, 238,3 x 122,1 cm, huile sur bois

D’après Hans Holbein le Jeune, "Henri VIII", 1540-1550, 238,3 x 122,1 cm, huile sur bois© West Sussex, Petworth House, National Trust

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Marcus Gheeraerts le Jeune, 'Elisabeth Ière, dit The Ditchley Portrait', circa 1592. Huile sur toile. NPG 2561. © National Portrait Gallery, London

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D’après Hans Holbein le Jeune, "Henri VIII"1536 Huile sur cuivre. NPG 157. © National Portrait Gallery, London

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D’après Hans Holbein le Jeune, "Thomas Cromwell", début 17ème siècle (1532-1533). NPG 541  © National Portrait Gallery, London

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King Edward VI after Hans Holbein the Younger, c. 1542 (c. 1542). ©National Portrait Gallery, London. 

Queen Elizabeth I by Unknown artist, early 17th century with 18th century overpainting

 

Queen Elizabeth I by Unknown artist, early 17th century with 18th century overpainting. ©National Portrait Gallery, London.

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Henry Andrews, "Le Procès de la reine Catherine dans Henry VIII de Shakespeare, acte II, scène 4", 1831, 92,7 x 85,7 cm, huile sur toile.  © Royal Shakespeare Company Collection, Stratford-upon-Avon, Warwickshire / Bridgeman Images