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À l'ombre des frondaisons d'Arcueil : Affiche.

PARIS - Le domaine d’Arcueil connut son âge d’or au début du XVIIIe siècle. Proche de l'aqueduc construit pour Marie de Médicis entre 1613 et 1624, le château était entouré par un vaste jardin comportant parterres, surfaces boisées, galeries couvertes et escaliers. A partir de 1752, le château et le parc furent peu à peu laissés à l’abandon puis détruits. Entre les XIXe et XXe siècles, aux alentours de l’aqueduc, surgit la ville d’Arcueil. Des jardins somptueux et de leurs nombreuses dépendances, il ne reste aujourd’hui que des fragments. Cependant, la mémoire historique de ces lieux demeure dans les dessins de paysages d’Arcueil exécutés dans les années 1740-1750 par différents artistes. L’exposition vise à réunir pour la première fois la quasitotalité de ces dessins.

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Jean-Baptiste Oudry, Le Grand Escalier vu depuis le quai du bras mort de la Bièvre, H. 32,4 ; L. 47,2 cm. Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques© musée du Louvre, dist RMN Suzanne Nagy

Le site du Jardin d'Arcueil ne présente plus aujourd’hui que de maigres souvenirs de sa splendeur passée : un pont aqueduc du XVIIe , profondément modifié sous le Second Empire, la Faisanderie, une fontaine, quelques terrasses arborées et les vestiges épars des murs de soutènement qui structuraient les coteaux de la vallée de la Bièvre 

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Jean-Baptiste Oudry, L’Escalier donnant accès du bosquet de Bacchus à la grande terrasse, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques© musée du Louvre, dist RMN Suzanne Nagy

Dès le XVIe siècle, un jardin en terrasses était venu agrémenter une maison de plaisance appartenant à la famille de Guise. Le domaine connut des embellissements successifs, en particulier lorsque Françoise de Brancas (1652-1715), princesse d’Harcourt, décida de mettre au goût du jour château et jardins. Son fils aîné, le prince de Guise, poursuivit son œuvre en donnant au parc une surface de plus de vingt hectares. Après la mort du prince, le domaine fut morcelé par ses héritiers. 

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Jean-Baptiste Oudry, La Première Grande Terrasse du Château neuf, H. 32,5 ; L. 47,6 cm, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques. © RMN Grand Palais Thierry Le Mage.

Peu auparavant, à partir de 1744, ces jardins merveilleux étaient devenus l’une des excursions préférées de certains des artistes les plus renommés du temps. À faible distance de Paris, ils offraient le spectacle d’une nature pittoresque, parce que savamment domestiquée, où l’œil pouvait à loisir s’exercer à l’art de la perspective, de l’ombre et de la lumière, tout en découvrant les premiers effets d’un entretien moins rigoureux. De tous, JeanBaptiste Oudry fut indéniablement le plus assidu. On lui doit ainsi plusieurs dizaines de feuilles qui, toutes de belles dimensions, aiment à jouer du contraste de la pierre noire, de l’estompe et de la craie blanche sur le bleu du papier. À la suite d’Oudry, Charles Natoire, François Boucher et Jacques-André Portail prirent aussi le chemin d’Arcueil. Le propos demeurait le même, rendre hommage à la nature, mais avec parfois plus de liberté, comme s’il fallait encore accentuer le pittoresque d’un jardin qui n’en était déjà pas dépourvu. 

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Jean-Baptiste Oudry, La Dernière Terrasse de l’Orangerie, H. 35,1 ; L. 51,4 cm. Los Angeles, The J. Paul Getty Museum. Digital image courtesy of the Getty's Open Content Program.

Aujourd’hui dispersés de par le monde, tous ces dessins aident à comprendre la configuration des lieux et l’agencement des terrasses. Ils révèlent l’aspect du château neuf, des parterres, des bosquets, des escaliers, des fontaines, des fabriques et des treillages.

24 mars —20 juin 2016. Salles Mollien, Aile Denon, 1er étage

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Charles-Joseph Natoire, Escalier de la terrasse de l’Orangerie donnant accès au parc de haute futaie, H. 24,4 ; L. 33,2 cm. Toronto, Art Gallery of Ontario.

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Jean-Baptiste Oudry, Vue sur le belvédère, H. 31,9 ; L. 53,1 cm. Paris, École nationale supérieure des beaux-arts. © Beaux-Arts de Paris, RMN- Grand Palais image Beaux-arts de Paris.

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Jacques-André Portail, L’Aqueduc Médicis et le bras mort de la Bièvre, H. 27,1 ; L. 42,4 cm. Paris, Fondation Custodia, collection Frits Lugt.

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François Boucher, Le Petit Pont sur le bras mort de la Bièvre, vu depuis le pontet, H. 30,2 ; L. 44,4 cm, Chicago, The Art Institute of Chicago. © The Art Institute of Chicago

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Jean-Baptiste Oudry, Le Passage du grand parterre de la Faisanderie à la terrasse supérieure, H. 32,1 ; L. 52,4 cm. Digital image courtesy of the Getty's Open Content Program.