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Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Paris – Christie’s a le plaisir d’annoncer la dispersion aux enchères d’une exceptionnelle collection. Organisée le 15 septembre prochain en parallèle de la célèbre Biennale des Antiquaires, les collectionneurs s’y déplaçant auront l’occasion de venir admirer chez Christie’s l’exposition de cet ensemble témoignant d’un goût parfait. Réunie dans un écrin conçu par le décorateur Emilio Terry, la collection comprend un nombre très important de pièces majeures, dont les équivalents ou pendants comptent parmi les collections de grands musées nationaux, à l’image du Génie de la Danse réalisé par Jean-Baptiste Carpeaux pour décorer la façade de l’Opéra Garnier. Réunis durant trois générations, chefs-d’oeuvre et coups de coeur se côtoient harmonieusement : à la grâce aérienne du plâtre de Carpeaux répondent la savante rigueur du décor de Terry, les lignes architecturées du bureau de Montigny ou encore la douceur du portrait de Louise Elisabeth Vigée Lebrun. Lors de la vente, quelques 200 lots seront proposés aux enchères, pour une estimation totale avoisinant quatre millions d’euros.

Dès le hall d’entrée de l’hôtel particulier, Le Génie de la Danse s’impose, merveilleusement mis en valeur par le talent du célèbre architecte d’intérieur Emilio Terry (1890-1969). Ce cubain né en 1890 crée des meubles, des tapis et des objets empreints de néo-classicisme. Il conçoit également maisons et jardins et se charge de décorer hôtels particuliers et châteaux. Il lance ce qu’il nomme « le style Louis XVII », un mobilier et une décoration de style imaginaire et audacieux. Dans cette résidence, il agit une nouvelle fois avec audace en transformant des volumes classiques et formels en un écrin d’un classicisme aussi harmonieux que surprenant. 

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Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Le Génie de la DanseEstimation €600.000 - €1.000.000. Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Simon de Monicault, directeur du département Mobilier et Objets d’Art, souligne : « Les collections mises en scène par Terry, figure majeure de la décoration intérieure au XXe siècle, n’apparaissent que très rarement sur le marché. Ce très bel hôtel particulier est resté intouché depuis son aménagement par Terry dans les années 1960 et allie majestueusement les chefs-d’oeuvre des XVIIe et XVIIIe siècles au décor néoclassique si caractéristique de son oeuvre. Au décor de Terry répondent des oeuvres savamment choisies que les collectionneurs ont, à l’instar de celles de Christian Bérard et de Jean-Baptiste Carpeaux, acquises directement auprès des artistes ».

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Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Le Génie de la Danse. Estimation €600.000 - €1.000.000Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Le Génie de la Danse réalisé par Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) vers 1865-75 est l’une des oeuvres majeures de la collection, estimée entre €600.000 et €1.000.000. Elle fut acquise auprès de la fille du sculpteur en 1927. Seule une autre épreuve, en plâtre et de dimensions similaires (2,20 m.) est connue, acquise par Robert de Rothschild lors de la vente de l’atelier de Carpeaux le 30 mai 1913. 

La construction du nouvel Opéra de Paris est l’un des plus grands chantiers du Second Empire, illustrant le style Napoléon III. Pour en décorer la façade principale, l’architecte Charles Garnier, fait appel à quatre sculpteurs contemporains afin de réaliser les groupes représentant l’Harmonie, la Musique instrumentale, le Drame lyrique et la Danse. L’exécution de La Danse est confiée à Jean-Baptiste Carpeaux en 1865. 

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Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Le Génie de la DanseEstimation €600.000 - €1.000.000. Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Le sculpteur y travaille pendant trois ans, produisant ainsi de nombreuses études. Toutes sont cependant rejetées par l’architecte. Enfin, en janvier 1868, la terre cuite originale est moulée afin de pouvoir en livrer un plâtre demi-grandeur.

Le groupe qu’imagine Carpeaux représente la joie et le mouvement irrépressible d’une danse, qu’il traduit par un génie masculin nu encerclé de draperies en mouvement et de bacchantes élancées.

L’oeuvre est dévoilée sur la façade de l’Opéra le 27 juillet 1869, et déclenche instantanément de violentes réactions du public parisien, outré par l’impudeur de ces figures. Le groupe est vandalisé un mois plus tard, lorsqu’une bouteille d’encre noire est jetée sur l’une des bacchantes. Bien plus tard seulement, le groupe est reconnu comme l’une des sculptures les plus importantes de son époque.

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La salle à mangerPhoto: Christie's Images Ltd 2016.

Dans la salle à manger, faisant face à une imposante armoire d’époque Louis XIV (estimation : €30.000-50.000), trône une paire de grandes potiches chinoises armoriées, de la dynastie Qing, datées vers 1740-50. Les deux potiches en porcelaine mesurent 135 centimètres et portent les armes de Francisco José de Ovando y Solís (1693-1755), premier marquis de Brindisi. Ce militaire espagnol né à Cáceres en Espagne, fut entre autres gouverneur du Chili et des Philippines (estimation : €100.000-200.000).

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Le grand salon. Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Dans le grand salon aux boiseries gris clair conçues par Emilio Terry, se distingue un important bureau plat d’époque Louis XVI, estampillé par Philippe-Claude Montigny. Estimé €400.000-600.000, ce bureau aux lignes modernes illustre le retour au goût classique qui naît dans les années 1750 en réaction aux excès de la rocaille. Philippe-Claude Montigny (1734-1800) est une figure incontournable de l’ébénisterie parisienne de la fin du règne de Louis XV et du règne de Louis XVI et est l’un des principaux initiateurs du premier style Louis XVI. À l’instar de ce bureau, Montigny affectionne particulièrement le contraste naissant des placages d’ébène et des montures en bronze doré.

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Christian Bérard (1909-1942)Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Un bel ensemble de feuilles de Christian Bérard (1909-1942) rappelle la proximité de cette famille de collectionneurs avec les artistes, génération après génération. Aux côtés des projets de robes et de décors de fête, citons le merveilleux Toréador, estimé entre 1.000 et 1.500 euros.

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Suite de huit fauteuils en cabriolet de Georges Jacob. Estimation €200.000-300.000Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Une suite de huit fauteuils en cabriolet de Georges Jacob, sera proposée entre 200.000 et 300.000 euros. Cet ensemble d’époque Louis XVI complète celui désormais conservé à New York au Metropolitan Museum of Art. La première partie de ce mobilier fut léguée à l’institution en 1941 par le collectionneur Georges Blumenthal (1858-1941) puis par sa veuve, Mary Ann Payne Blumenthal (1889-1973).

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Commode d’époque Louis XV estampillée de Jean-Baptiste Fromageau, en laque noir et or de Chine, estimation : €100.000-200.000. Paire de vases-cloches à fond bleu lapis, dits « Vases Dulac » en porcelaine tendre de Sèvres montée en bronze, vers 1770-74, estimation €300.000-500.000Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Posée sur la commode d’époque Louis XV estampillée de Jean-Baptiste Fromageau, en laque noir et or de Chine (estimation : €100.000-200.000), repose une paire de vases-cloches en porcelaine tendre de Sèvres montée en bronze, estimée €300.000-500.000. Ces vases à fond bleu lapis, dits « Vases Dulac » ont été réalisés vers 1770-74 par Jean Dulac (1704-1786). Les couvercles de ces vases, à prise en pomme de pin, se retournent pour former un candélabre à trois lumières. Dulac est nommé marchand privilégié du Roi le 16 mai 1753, puis marchand-bijoutier. Il apparaît dans les registres de la manufacture de Sèvres de 1758 à 1776, où il acquiert la majorité de la production de vases-cloches, soit vingt pièces entre 1770 et 1779, dont le prix varie selon la couleur du fond : le fond bleu lapis étant bien plus cher que le fond vert.

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Vase monumental en porcelaine bleu poudré de l’époque Qianlong (1736-1795), monté en bronze au XIXe siècle par l’Escalier de Cristal, estimation €50.000-80.000. Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Un vase monumental en porcelaine bleu poudré de l’époque Qianlong (1736-1795), monté en bronze au XIXe siècle par l’Escalier de Cristal, est estimé €50.000-80.000. Ce vase fait écho aux pratiques des objets montés des marchands merciers tant recherchés au XVIIIe siècle, dont la maison L’Escalier de Cristal s’inspire au XIXe y mêlant le goût en vogue pour l’Extrême-Orient. Au sommet de son succès, L’Escalier de Cristal, nouvelle icône du goût parisien, connaît une notoriété tant nationale qu’internationale, dont la clientèle est composée d’importantes familles européennes mais également russes, dont le tsar Alexandre III. De la même maison, la collection comprend une ravissante petite paire de candélabres en porcelaine montée en bronze (estimation : €.3.000-5.000) ainsi qu’une paire de cache pots (estimation : €7.000-10.000).

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Marie Louise Elisabeth Vigée Lebrun (1755-1842), Tête de jeune fille à la robe rouge : portrait présumé de Caroline Rivière, nièce de l’artiste. Estimation: €120.000 et €180.000Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Un très beau pastel de Marie Louise Elisabeth Vigée Lebrun (1755-1842) compte également parmi les oeuvres phare de la vente. Cette charmante Tête de jeune fille à la robe rouge : portrait présumé de Caroline Rivière, nièce de l’artiste, est estimé entre €120.000 et €180.000. D’une grande fraîcheur, aux couleurs chatoyantes et avec toute la spontanéité d’une esquisse croquée sur le vif, contrairement à ses nombreux portraits mondains d’apparat, ce pastel possède tous les atouts d’une feuille d’Elisabeth Vigée Lebrun, artiste peintre récemment remise à l’honneur lors des grandes rétrospectives Vigée Lebrun au Metropolitan Museum of Art de New York (février-mai 2015) puis au Grand Palais (septembre 2015-janvier 2016). 

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Jean-Louis Demarne (1744-1829), Assemblée de personnages élégants se rendant à une foire. Estimation €70.000-100.000Photo: Christie's Images Ltd 2016.

Parmi les tableaux anciens et du XIXe siècle, la vente sera marquée par la présence d’une oeuvre importante de Jean-Louis Demarne (1744-1829) représentant une Assemblée de personnages élégants se rendant à une foire (€70.000-100.000). Le tableau, dans un très bel état de conservation, fit partie de la collection du comte de Nape, l’un des premiers amateurs et mécènes de l’artiste. 

Deux délicats paysages de Stanislas Lépine (1835-1892), l’un représentant Les bords de Seine entre Bercy et Ivry (€40.000-60.000), l’autre Un chemin à Montmartre (€20.000-30.000), compteront aussi parmi les lots séduisants de la vacation. Une belle section de peintures anglaises viendra compléter cet ensemble, notamment avec un beau portrait de femme de Thomas Lawrence (1769-1830), estimé entre 40.000 et 60.000 euros.

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The collection includes several masterpieces for which pendants or comparables are kept in some of the greatest museums. Photo: Christie's Images Ltd 2016.

PARIS.- Christie’s announces the sale of an exceptional collection on 15 September. Offered during the famous Biennale des Antiquaires, connoisseurs who will attend the fair will also have the opportunity to enjoy the viewing of this exquisite collection at Christie’s. The interior décor of this beautiful hôtel particulier was created by Emilio Terry, one of the most refined decorators of his time. The collection includes several masterpieces for which pendants or comparables are kept in some of the greatest museums. Indeed, the sculpture Le Génie de la Danse was executed by Jean-Baptiste Carpeaux to highlight the Opéra Garnier’s façade. Assembled across three generations, masterpieces and coups de cœur harmoniously cohabit in this interior, as illustrated by the grace of Carpeaux’s sculpture, the rigorous lines of Terry’s décor, the modernity of Montigny’s 18th century’s desk and the softness of Louise Elisabeth Vigée Lebrun’s portait. The sale comprises around 200 lots, estimated at approximately 4 million euros. 

In the hotel paticulier’s hall, Le Génie de la Danse is beautifully set in a décor specially created by Emilio Terry (1890-1969) to enhance the sculpture’s power. Terry was a renowned decorator who created furniture, carpets and objects in a neoclassical style. He also designed houses, gardens, and was responsible for the interior decoration of several hotels particuliers and palaces. He created his own style which he named « Louis XVII », producing pieces of furniture and décors of imaginary and audacious inspiration. Once again in this residence, he acts boldly, transforming classical and formal volumes in a harmonious and surprising setting. 

Simon de Monicault, Head of the Furniture and Works of Art department, Christie’s France, adds: “Collections that were laid out by Emilio Terry, major decorator of the 20th century, rarely come to the market. This beautiful hotel particulier has remained intact since Terry’s work in the 1960’s, and grandly brings together 17th and 18th century masterpieces and the neoclassic décor, so characteristic of his work. Pieces have continually been selected by the collectors to fit Terry’s setting, as shown by the works of Christian Bérard and Jean-Baptiste Carpeaux, acquired directly from the artists”. 

Leading the sale is the Génie de la Danse, executed circa 1865-75 by Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) (estimate: €600,000-1,000,000). The sculpture was acquired by the collectors directly from Carpeaux’s daughter in 1927. Only one other study, also in plaster and of similar size (2,20 meters / 861/2 inches high) is known, acquired by Robert de Rothschild during the sale of the sculptor’s studio on 30 May 1913. 

The new Opera of Paris was one of the largest construction of the Second Empire, epitomizing the Napoleon III style. To adorn its façade, architecht Charles Garnier called on four contemporary sculptors to realise four groups depicting Harmony, Instrumental music, Lyrical Drama and Danse. The execution of Danse is put in Jean-Baptiste Carpeaux’s hands in 1865. 

It takes Carpeaux three years to come up with the sculpture, producing numerous studies. However, all were rejected by Garnier. At last, in January 1868, the original terracotta is cast, and a half-size plaster is delivered to the architect. 

The group that Carpeaux chooses to create represents joy and the irrepressible movement of a danse, expressed by a nude male genie, surrounded by floating draperies and slender bacchantes. The sculpture is unveiled on the Opera’s façade on 27 July 1869, and instantly triggers violent reactions from the Parisian public, shocked by the indecency of the figures. The group is vandalized a month later, splashed by a bottle of black ink. Only years later, the sculpture is acknowledged as one of the most important works of its time. 

In the dining room, facing an imposing Louis XIV armoire (estimate: €30,000-50,000), is a pair of large Chinese jars and covers from the Qing dynasty, dated circa 1740-50. Both jars are 135 centimeters high (53 inches) and bear the coat of arms of Francisco Jose de Ovando y Solis (1693-1755), 1st Marquis of Brindisi. This Spanish soldier was born in Caceres (Spain) and had several roles in his career, including Governor of Chili and the Philippines (estimate: €100,000-200,000). 

In the living room, decorated in light grey panelling conceived by Emilio Terry, is an important Louis XVI bureau plat stamped by Philippe-Claude Montigny. Estimated between €400,000 and €600,000 and featuring modern lines, this desk illustrates the return to the classical taste of the 1750’s, in reaction of the excessive Rococo style. Philippe-Claude Montigny (1734-1800) is a major Parisian cabinetmaker under the reigns of Louis XV and Louis XVI and is one of the principal founders of the early Louis XVI Style. As shown through this desk, Montigny particularly enjoys the contrast between ebony and ormolu mounts. 

Some beautiful drawings by Christian Bérard (1909-1942) echoe how close this family of collectors was to the artists, generation after generation. Some sketches for dresses or party décors will be offered, and a fantastic Toréador (illustrated left) is estimated between 1.000 and 1.500 euros. 

A suite of eight cabriolet armchairs by Georges Jacob will be offered at 200,000-300,000 euros. This Louis XVI suite is from the same ensemble of pieces of furniture exhibited at the Metropolitan Museum of Art in New York. It had been offered to the museum in 1941 by collector Georges Blumenthal (1858-1941) and then by his widow, Mary Ann Payne Blumenthal (1889-1973). 

On the Louis XV black and gilt Chinese lacquer commode stamped by JeanBaptiste Fromageau (estimate: €100,000-200,000), is an extremely rare pair of 18th century porcelain and ormolu-mounted vases-cloches (estimate: €300,000-500,000). These bleu lapis Sèvres porcelain vases, named “Vases Dulac” have been executed by Jean Dulac (1704-1786) circa 1770-74. The lids of these vases have a pine-cone finial and can be turned over, forming a three-branch candelabra. Dulac was appointed marchand privilégié du Roi on 16 May 1753 and, following that, marchand-bijoutier. He appears in the sales register at the Sèvres manufacture from 1758-1776, where he acquired the majority of the production of this model known as vases-cloches, purchasing a total of twenty between 1772 and 1779, at prices varying from 60 to 84 livres, dependent on the ground colour – the lapis ground being far more expensive than the green. 

A monumental Qianlong (1736-1795) powder-blue porcelain vase, mounted with ormolu in the 19th century by Escalier de Cristal, is estimated at €50,000-80,000. This vase illustrates the 18th century trend initiated by the marchands-merciers who specialised in mounted objects, a trend that inspired Escalier de Cristal in the 19th century, while adding touches of the demanded taste for the Far-East. Escalier de Cristal quickly became a new icon for Parisian elegance, acclaimed both in France and abroad. Its clientele mainly comprises European families but also Russian, including Emperor Alexender III. Also by Escalier de Cristal, the sale will offer a delicate pair of porcelain ormolu-mounted candelabras (estimate: €3.000-5.000) and a pair of cachepots (estimate: €7,000-10,000). 

A pastel by Marie Louise Elisabeth Vigée Lebrun (1755-1842) is another highlight of the collection. This charming Head of young girl; possibly a portrait of Caroline Rivière, niece of the artist, is estimated at €120,000-180,000. Extremely fresh, with shimmering colours and the spontaneity of a quick sketch – unlike the numerous formal portraits the painter had executed –, this pastel embodies all the qualities of a work by Vigée Lebrun. The artist has recently been promoted through two major exhibitions, at the New York Metropolitan Museum of Art (February-May 2015) and at the Grand Palais in Paris (September 2015-January 2016). 

Amongst old master and 19th century paintings, an important work by Jean-Louis Demarne (1744-1829) will be offered at €70,000-100,000. It depicts An assembly of elegant people going to a fair and is in a good condition of conservation. The painting was once in the collection of Count of Nape, one of the first connoisseurs and patrons of Jean-Louis Demarne. 

Elsewhere in the sale are two delicate landscapes by Stanislas Lépine (1835-1892). One depicts The Seine bank between Bercy and Ivry (estimate: €40,00060,000) and the other features A pathway in Montmartre (estimate: €20,000-30,000). Finally a fine selection of British paintings will be featured, including a Portrait of a Lady by Sir Thomas Lawrence (1769-1830) estimated at €40,000-60,000.