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Attribué à Philipp Harpff, Salzbourg, vue du Nord, Dessin à la plume lavé de bistre (composé de deux parties), 162 x 907 mm, Salzburg Museum. © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

PARIS - Les terres de langues germaniques se sont imposées comme un foyer de création extrêmement fertile, le pouvoir laïc comme le pouvoir religieux commanditant de prestigieux chantiers sur lesquels travaillèrent les plus grands maîtres du baroque et du rococo allemands et autrichiens.

Cité millénaire, Salzbourg a compté parmi les chantiers les plus actifs. Sur l’impulsion de ses princes-archevêques et jusqu’en 1803, la ville s’est métamorphosée. Patrie de la musique, qui enfanta Wolfgang Amadeus Mozart en 1756, elle fut aussi celle de l’architecture, de la peinture et de la sculpture, au point d’être souvent considérée comme la Rome du Nord.

Réunissant environ 80 œuvres, dessins, peintures et sculptures exceptionnellement prêtées par les musées de Salzbourg, le Salzburg Museum, la Residenzgalerie, le musée de l’abbaye Saint-Pierre et quelques édifices religieux, l’exposition invite à mieux connaître et comprendre ce que furent le baroque et le rococo à Salzbourg, en Autriche et en Allemagne du Sud. 

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Michael Bernhard Mändl, Statue centrale du bassin des chevaux près de l’ancienne écurie de la Cour, 1694-95. Bois de tilleul teinté de bol d’Arménie, hauteur 27 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

Précieusement conservé, ce patrimoine baroque et rococo témoigne du talent d’architectes aussi renommés que Johann Fischer von Erlach ou Johann Lucas von Hildebrandt, et de peintres et de sculpteurs qui œuvrèrent au décor des nombreux édifices religieux, églises, abbayes ou couvents, mais aussi des palais et des demeures aristocratiques. Trop peu connus en France, Johann Michael Rottmayr, Paul Troger, Martin Johann Schmidt, dit Kremserschmidt, Johann Hagenauer, Meinrad Guggenbichler ou bien encore Joseph Anton Pfaffinger s’imposèrent auprès d’une clientèle avide de beauté. Chacun de ces maîtres développa sous l’influence du baroque italien une peinture jouant de l’illusion optique et d’une gamme chromatique que faisait chanter la lumière naturelle. Leur sculpture accorda également à la gestuelle et à la polychromie une place de toute première importance, soutenue par les thèmes de la Contre-Réforme.  

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Nikolaus Engelbert Cetto, Allégorie du règne heureux de Leopold Eleutherius von Firmian, 1742. Cire, bois, verre, dimensions de l’œuvre 13,3 x 17 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

Elle témoigne à la fois de la vitalité créatrice de ces foyers artistiques, mais aussi des étapes d’élaboration des œuvres en réunissant modelli ou bozzetti dessinés, peints ou sculptés. Elle invite surtout à découvrir des maîtres qui furent particulièrement recherchés de leur vivant, mais dont la renommée n’est pas parvenue jusqu’en France.

Commissaires de l’exposition : Regina Kaltenbrunner, conservateur en chef, Salzburg Museum et Xavier Salmon, conservateur général du Patrimoine, directeur du département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Le Geste baroque. Dans les collections de Salzbourg, du 17 octobre 2016 au 17 janvier 2017, au musée du Louvre, Hall Napoléon, de 9 à 18h, sauf le mardi. Nocturne les mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarif unique 15€.

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Hans Conrad Asper, Couvercle de sarcophage en forme de squelette, 1624. Marbre d‘Untersberg, 45 x 184 x 60 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

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Martin Johann Schmidt, dit Kremser Schmidt, Adieu des apôtres Pierre et Paul, vers 1777. Huile sur toile, 75,5 x 42 cm. Collections d’art de l’abbaye Saint-Pierre © Erzabtei St. Peter / Ulrich Ghezzi

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Ferdinand Sigmund Amende, Ostensoir (dit „Pretiosenmonstranz“), 1697. Or coulé et repoussé, émail (croix), laiton peint (structure), pierres précieuses, 74,8 x 28,8 x 20 cm. Salzbourg, Domschatz (trésor de la cathédrale) © Dommuseum Salzburg / J. Kral

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Johann Michael Rottmayr, Hommage à une déesse de la ville, 1714. Huile sur toile, 90,5 x 58,5 cm. Residenzgalerie Salzburg © Residenzgalerie Salzburg / Ulrich Ghezzi

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Johann Michael Rottmayr, Triomphe de la Vierge immaculée, 1697. Huile sur toile, 148,5 x 223 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

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 Martin Johann Schmidt, dit Kremser Schmidt, Quatre scènes de la vie du Christ. Plume brune sur crayon. Plume brune sur crayon, 178 x 215 mm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

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 Paul Troger, Le Jugement de Salomon, 1749. Huile sur toile, 182 x 265 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

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Michael Zürn le jeune, Ange adorateur, 1682. Bois de tilleul, nouveau socle. Salzburg Museum, 18,5 x 12 x 6,5 cm (avec socle) et 18,5 x 11 x 5,5 cm (avec socle), Land de Salzbourg © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

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Johann von Spillenberger, Allégorie du peintre, 1667. Crayon, pinceau gris, découpé tout autour, 145 x 173 mm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

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Johann Wolfgang Baumgartner, Lapidation de saint Timothée, évêque d‘Éphèse, 1753. Huile sur toile, 22,6 x 21,4 cm. Salzburg Museum © Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher