25 juin 2018

Cristoforo Munari (Reggio d'Emiglie 1667-1720 Pise), Trompe-l'œil aux instruments du peintre et aux gravures

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Lot 22. Cristoforo Munari (Reggio d'Emiglie 1667-1720 Pise), Trompe-l'œil aux instruments du peintre et aux gravures, porte une inscription reportée 'Cristofano Monari (sic) / Dipinse' (au verso), huile sur toile, chantournée, sans cadre, 90 x 77,5 cm. (35 3/8 x 30 ½ in.), au plus haut et large. Estimate EUR 40,000 - EUR 60,000Price realised EUR 87,500. © Christie's Images Ltd 2018

ProvenanceCollection Riccardi, Florence, jusqu’en 1806.
Collection privée, Londres, en 1938.
Collection Ubaldo Giugni, Florence, jusque dans les années 1960.
Collection Emilio Terry (1890-1969) au château de Rochecotte.
Collection privée, Paris.

Littérature: G. Delogu, 'Cristofano Monari o Monarico? : Monari o Munari?', dans Emporium, 1955, vol. 121, p. 254, ill. fig. 8. 
G. Delogu, Natura morta italiana, Bergame, 1962, p. 178.
A. Ghidiglia Quintavalle, Christoforo Munari e la natura morta emiliana, Parme, 1964, p. 78, no. 51. 
F. Baldassari, Cristoforo Munari, Milan, 1998, p. 173, no. 71, ill. p. 174.

NoteAprès avoir travaillé d'abord dans sa ville natale en tant que protégé de Rinaldo d'Este, duc de Modène, Munari se rend à Rome en 1703 puis, en 1706, à Florence, où il travaille à la cour de Ferdinand de Médicis. Se spécialisant dans les natures mortes, Munari reflète le luxe de la société qui l’environne en assemblant dans ses compositions de nombreux objets précieux ou exotiques qu’il met en scène avec une certaine opulence. 

Étonnant par son format découpé (les gravures dans la partie supérieure, la palette dans le bas, ainsi que le bâton de peintre dépassent du rectangle initial du châssis…), l’œuvre avait à l’origine un pendant qui reprenait lui aussi certains outils du peintre (voir F. Baldassari, Cristoforo Munari, Milan, 1998, no. 70).
Avec un naturalisme captivant, Munari regroupe ici, plaqués sur un battant de placard en bois, des gravures, une toile peinte sans châssis dont le paysage évoque l’art de Dughet ou Mola, ainsi qu’une palette encore pleine de ses couleurs et le bâton qui sert au peintre d’appui lorsqu’il exécute une toile.

Comme le précise Francesca Baldassari dans sa monographie sur l’artiste, les deux œuvres furent sans doute commandées par Francesco Riccardi (1648-1719), l’un des plus importants collectionneurs florentins de son temps. La présente toile est en effet décrite dans plusieurs des inventaires de la famille Riccardi, en 1715, 1748 et 1806. 

Christie's. Tableaux 1400 - 1900, Paris, 20 June 2018

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