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PARIS.- Christie’s Paris will present on 9 April its annual Pre-Columbian auction, led by the most important private Swiss collection of Mezcala art with 90 works and further 50 lots with various owner provenances, ranging in date from 900 B.C. to 1350 A.D., from the cultures of Mezcala, Maya, Colima, Valdivia, Aztec and Veraguas. The auction is valued at a mid-estimate of €1.5 million. 

Private collections in the field of Pre-Columbian art are rare and to bring these to light and to share the beauty of their items with the wider public is a true pleasure. In April 2018 the collection of the late Professor Prigogine, a Nobel Prize Chemist of Russian origin, who started collecting in the early 1960s, had not been seen publicly for over 30 years - the collection realized €1,986,750 doubling its pre-sale estimate. A year later, the upcoming Pre-Columbian auction leads with another important private collection, this time from Switzerland, where Felix and Heidi Stoll started to collect pre-Columbian art in the 1980s. As citizens of Basel, they regularly frequented the “Museum für Völkerkunde” and in 1982, whilst on a business trip, Felix Stoll visited the Metropolitan museum and which had recently opened the Michael C. Rockefeller wing of arts from the ancient Americas. 

Felix and Heidi Stoll, the well-known Basel collectors, were a force in the Swiss fashion industry in the 1970s as they introduced the avant-garde, unisex clothing of the Finnish design firm, Marimmeko, to Germany and Switzerland. Their ‘design’ aesthetic let them to assemble an elegant collection of abstract Mezcala stone sculpture including figures and temple models.  

The art of Mezcala and Chontal, from the mountainous region of Guerrero, Mexico, is known for its stone sculptures including animal effigies, masks, architectural models and most specifically, figurines dating from 300 to 100 B.C. Little is known about these people, their language or the intended purpose of their artefacts. Like many Mesoamerican cultures, they were most probably ritual offerings for the hereafter. Their sophisticated craftsmanship was likely inspired by the early Olmec tradition. The arduous task of carving into hard stones with simple tools led to simplifications in design, which gradually evolved into an expressive style of abstraction, recalling the serene Cycladic sculptures while also being referenced later in the artistic vocabulary of 20th century masters such as Henry Moore, Constantin Brancusi and Alberto Giacometti. 

The highlight of the Stoll collection is a four-column Mezcala temple model, dating circa 300-100 B.C. this piece was exhibited at the renowned well visited “Terre des Dieux: trésors de l’art pre-colombien” exhibition at the Musée Rath in Geneva (estimate €25,000-35,000). The temple had a very particular standing in the spiritual concepts of the ancient Mezcala culture – the passing between two worlds. Also, a group of highly abstracted Mezcala stone figures have been a focus of the collector’s eye (estimates range from €600-€70,000).  

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Lot 49. Beau modèle de temple, Mezcala, Préclassique récent, env. 300-100 av. J.C., Andésite vert pâle. Hauteur : 14 cm. (5 ½ in.). Estimate EUR 25,000 - EUR 35,000 (USD 28,409 - USD 39,773). © Christie's Images Ltd 2019 

Provenance: Galerie Mermoz, Paris, dans les années 1980
Collection H. Law, Genève, acquis auprès de cette dernière
Binoche et Giquello, Paris, 21 mars 2011, lot 106
Collection Felix et Heidi Stoll, Bâle, acquis lors de cette vente
Transmis par descendance à l’actuel propriétaire.

Literature: Gay, C. et Pratt, F., Mezcala : Ancient Stone Sculpture from Guerrero Mexico, Genève, 1992, p. 173, pl. 201
Musée-Galerie de la Seita, Figures de pierre : l’art du Guerrero dans le Mexique précolombien, Paris, 1992, p. 84, fig. 176
Musée Rath, Mexique, Terre des Dieux : Trésors de l’art précolombien, Genève, 1998, p. 279, pl. 84.

Exhibited: Paris, Musée-Galerie de la Seita, Figures de pierre : l’art du Guerrero dans le Mexique précolombien, 2 octobre - 21 novembre 1992
Genève, Musée Rath, Mexique, Terre des Dieux : Trésors de l’art précolombien, 8 octobre 1998 – 24 janvier 1999.

Note: Modèle architectural en trois dimensions reposant sur une base de forme arrondie se prolongeant par une base à gradins comportant un escalier central et constitué de quatre colonnes soulignées par les poutres proéminentes du toit qui émergent de la corniche de la toiture plate. 

Along with the Stoll collection, there are examples from various private collections of rare Mayan ceramics featured in international museum exhibitions, a majestic Aztec stone corn goddess named Chicomecóatl, a key fertility goddess of the Aztecs with the goal to look after the well-being of the society (estimate: €100,000-125,000).  

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Lot 126. Statue de la divinité Chicomecóatl, Huastèque – Aztèque, env. 1300-1521 ap. J.C., Calcaire. Hauteur : 101.5 cm. (40 in.). Estimate: €100,000-125,000. © Christie's Images Ltd 2019.

ProvenanceCollection Boubes, Bordeaux, 1955
Hôtel des ventes des Chartrons, 22 octobre 2002, lot 85
Collection privée européenne, acquise lors de cette vente.

Note: Représentation de la jeune déesse Chicomecoatl montrée debout dans une posture typique, avec une haute coiffure quadrangulaire accentuant sa verticalité d’aspect monolithique et dénommée amacalli (qui signifie maison de papier) qui est une marque distinctive de Chicomecoatl, la déesse du maïs de stade mûr, et qui est construite de papier en évoquant la façade d’un temple (fig.1), comprenant un motif noué au centre de chaque côté connu sous le nom de lxcuatechimili et aussi porté par les prêtres (fig.2.) et également quatre rosettes en forme de molette sur chaque coin, probablement aussi en papier, encadrées au-dessus et au-dessous de cordes torsadées, et avec des plumes émanant du sommet, avec également de longs bandeaux s’étendant sur les côtés qui encadrent les mains soigneusement modelées, un visage béat avec de grands yeux en creux qui pointent depuis l’intérieur de la coiffure massive, portant une quechquemitl(cape) enveloppante à pompons avec sur la poitrine une cavité circulaire probablement incrustée avec une pierre en jade à l’origine, symbole évoquant l’eau, les plantes et la fertilité (les Aztèques croyaient que lorsque la pierre précieuse était en place, la sculpture devenait alors littéralement la maison de la déesse représentée).

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 Fig. 1 : « Célébration de la fête d’Ochipaniztli », équinoxe d’automne, Codex Borbonicus, p. 30, fig. 15.

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Fig. 2 : Anders, F., Codex Maglianechiano, CL. XIII.3, Graz, 1970, pl. 53.

Les artistes Aztèques étaient amenés à produire des œuvres selon un schéma artistique bien établies, comme c’est le cas également pour les sculptures huastèques qui suivent un stéréotype visuel rigide, symétrique et stylisé. Les divinités étaient alors identifiées par leurs tenues et d’autres signes distinctifs. Chicomecoatl, qui signifie Sept Serpents en langue Nahuatl, correspond à une journée dans le calendrier rituel de 260 jours, avec le « serpent » comme symbole de fertilité. La déesse était l’une des divinités de la triade du maïs fertile, considérée comme étant à l’origine de la maturité du maïs et célébrée avec des danses et des chants au moment de la récolte comme on peut le voir dans le rituel Ochpaniztli (fig. 1). Le maïs était l’aliment de base des anciennes cultures mésoaméricaines et son culte était considéré comme essentiel pour assurer le bien-être de la société. 

Sa représentation avec d’autres divinités importantes du panthéon aztèque était mise nettement en avant dans les espaces publics et les temples de la Cité sacrée de Tenochtitlan. Avec son visage intemporel, des yeux autrefois incrustés et des lèvres entrouvertes, elle incarne l’idéal aztèque de beauté féminine, la fécondité et aussi un refuge protecteur comme on peut le voir personnifié par sa coiffure architectonique. 

Pour les peuples de la période postclassique, le corps et l’esprit humains étaient intimement liés au monde surnaturel ou réel qui les entourait. Le but, dans toutes les composantes de la vie des Aztèques, était de maintenir l’harmonie naturelle. Une vie et un corps équilibrés conduisaient ainsi à l’équilibre de la société et de l’univers. 

Pour un exemple Huastec similaire, voir INAH [10-157014] Dioses del Mexico Antiguo, 1996 : p. 130, pl. 133 ; et pour le traitement du torse et de la physionomie, voir le dessin de Kingsborough, 1831 à Aztèques 2005 : p. 46.

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Figure extraite de Kingsborough, 1831. 

Furthermore, Peruvian gold beakers which were important receptacles used in ancient celebration rituals are presented in the sale (estimates range from €20,000-50,000).  

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Lot 95. Gobelet en or, Sicán, env. 900-1100 ap. J.C.Hauteur : 13.4 cm. (5 ¼ in.). Estimate EUR 15,000 - EUR 25,000 (USD 17,045 - USD 28,409). © Christie's Images Ltd 2019

ProvenanceMark Sheppard, Floride 
Sotheby’s, New York, 10 mai 1980, lot 50 
Collection européenne, acquis lors de cette vente
Transmis par descendance à l’actuel propriétaire.

Note: Gobelet de forme évasée décoré dans sa partie basse d’une série de quatre grenouilles montrées de dos et fortement en relief qui ont chacune un dos arrondi et des pattes étendues, et dans sa partie haute de quatre têtes de seigneurs de Sicán au repoussé qui portent chacun des boucles d’oreilles et une coiffure à gradins. 

Voir Lapiner, 1976 : fig. 618 ; Voir Jones (1985 : cat. n° 73) pour des gobelets en or de la collection Jan Mitchell avec des grenouilles similaires.

Les crapauds et grenouilles andins de l’espèce Bufo spinulosus et les crapauds Bufo marinus plus largement rencontrés le long de la côte pacifique ont une peau à texture granuleuse. Ce type d’amphibiens incarnait une représentation symbolique pour les anciennes populations andines. Les grenouilles, animaux aquatiques et terrestres qui se transforment à partir des œufs de têtards, étaient associées aux perceptions des peuples andins portant sur la transformation et l’évolution. Le rapprochement avec l’eau, plus particulièrement à l’arrivée de la pluie, reliait l’animal avec la végétation et la fertilité. Par ailleurs, le venin de certaines espèces qui était connu pour être toxique, était employé comme poison pour les flèches de sarbacane par de nombreuses civilisations sud- américaines et leur puissant sérum était également utilisé comme matière hallucinogène dans les cérémonies rituelles. 

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Lot 96. Paire de gobelets en or, Sicán, env. 900-1100 ap. J.C., Hauteur : 14 cm. (5 ½ in.). Estimate EUR 30,000 - EUR 50,000 (USD 34,091 - USD 56,818). © Christie's Images Ltd 2019

Provenance: Galerie André Emmerich, New York, début des années 1960
Comte Guy du Boisrouvray, Genève, acquis auprès du précédent par l’intermédiaire de Guebelin à Genève en 1964 
Sotheby’s, Collection du dernier comte et de la comtesse Guy du Boisrouvray, 27-28 octobre 1989, lot 114
Collection privée américaine, acquis lors de la vente précédente.

Literature: Gübelin, Objets Précieux d’Amérique Antérieurs à la Découverte du Continent, Genève, 1964, n° 49

Exhibited: Genève, Gübelin, Objets Précieux d’Amérique Antérieurs à la Découverte du Continent, 29 juin - 10 juillet 1964

Note: Paire de récipients de formes légèrement évasées qui sont chacun décoré au repoussé d’une frise de trois guerriers représentés debout et parés de coiffures élaborées et de bijoux, tenant chacun des bâtons et des boucliers circulaires. 

La fabrication de tels objets requérait une grande habilité technique pour éviter toute fissuration des parois à terme car ils étaient réalisés à partir d’une seule fine feuilles d’or d’abord martelée sur une forme en bois pour être ensuite décoré selon la technique du repoussé. 
Les Sicán ont du faire appel à un nombre significatif d’artisans spécialisés dans la fabrication des feuilles d’or produites pour la réalisation de nombreux objets à usages divers. Le haut niveau de technicité atteint dans la maitrise de la fabrication et de la décoration de ce type de productions démontrent que les artisans dédiés à ces créations y employés à temps plein. Par ailleurs, on peut aussi penser que les maîtres artisans étaient probablement assistés d’un grand nombre d’apprentis affectés aux tâches subalternes. 
L’iconographie du Seigneur de Sicán que l’on retrouve de façon répétitive et qui reprend les traits de la principale divinité Sicán avec des yeux allongés en virgules, se retrouve tant sur les poteries que les sculptures en bois ou les ouvrages en or de la période Sicán médiane.

From the Maya civilization (circa 100 B.C. to 650 A.D.) comes a highly rare lidded vessel, commissioned for a highranking dignitary, modelled with mythical iconographic elements relating to the Mayan creation myth (estimate: €125,000-175,000). 

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Lot 127. Vase tétrapode au couvercle, Maya, Classique Ancien, env. 250-450 ap. J.C., Hauteur : 33 cm. (13 in.). Estimate EUR 125,000 - EUR 175,000 (USD 142,045 - USD 198,864). © Christie's Images Ltd 2019

Provenance: Collection Yvon Collet, Paris, 1966
Galerie Mermoz, Paris, acquis auprès de ce dernier dans les années 1970
Collection Yves Sabolo, Genève, acquis auprès de cette dernière en 1987
Collection Monique Nordmann, Genève, acquis auprès de ce dernier en 1989
Binoche et Giquello, Paris, 24 avril 2013, lot 55
Acquis par l’actuel propriétaire lors de cette vente.

Literature: Galerie Mermoz, Art Précolombien, Paris, 1986, pl. 29
Aveleyra, L. et Pinachan, R., L’art précolombien. Olmèque. Maya. Aztèque. Lausanne, 1990, p. 295
Kerr B. et J., The Maya Vase Book. A corpus of rollout photographs of Maya vases, Vol. 5, New York, 1997, p. 887, fig. 7 (illustration du couvercle)
Musée Rath, Mexique, Terre des Dieux : Trésors de l’art précolombien, Genève, 1998, p. 225, pl. 258

Exhibited: Paris, Grand Palais, Galerie Mermoz, XIIIe Biennale Internationale des Antiquaires, 25 septembre – 12 octobre 1986 
Genève, Musée Rath, Mexique, Terre des Dieux : Trésors de l’art précolombien, 8 octobre 1998 – 24 janvier 1999.

Note: Très beau récipient en terre cuite noire lustrée aux proportions majestueuses reposant sur un haut support tétrapode qui représente une tête de pécari à museau arrondi avec de larges yeux incisés en forme de glands trilobés typiques de cette espèce de porc sauvage, à la panse aux formes arrondies ornée d’une gravure profonde représentant deux créatures mythiques hautement stylisées dont l’une représente peut être le Poisson Xok avec sur la face opposée le visage à volutes du Dieu Vulture, Vucub Caquix, aux oreilles à enroulements caractéristiques avec une retombée de feuilles de nénuphars, et dont le couvercle est incisé de motifs sinueux évoquant un univers aquatique avec une poignée en forme impressionnante de monstre-serpent couché sur un quatre-feuilles qui représente probablement Xok, le poisson-serpent, avec sa queue impressionnante percée à la base et son corps paré de symboles aquatiques et de nageoires, avec une grande gueule relevée aux motifs en croisillons évoquant des feuilles de nénuphars et comportant à l’arrière un motif circulaire au sommet qui évoque un miroir, la tête du jeune Dieu du Maïs sortant des puissantes mâchoires entrouvertes - la divinité éthérée étant montrée avec ses lèvres sensuelles entrouvertes caractéristiques et des yeux sans pli. 

Les récipients Maya en céramique noire lustrée du début de la Période Classique sont parmi les plus beaux exemples de productions en céramique du Nouveau Monde avant l’arrivée des Européens. Ils allient une superbe conception potière qui est aussi souvent ingénieuse à des décorations de panses incisées et modelées avec vigueur tout en étant couvertes d’un engobe allant du brun foncé au noir. Les registres iconographiques complexes mis en place sur les exceptionnels couvercles sculptés permettent d’appréhender la grande complexité de la conception du monde par les Mayas. 

L’élément aquatique évoqué au travers du programme iconographique de ce type de vases permet de faire le lien des scènes évoquées avec le mythe maya de la création de l’océan primordial, dont le glyphe correspondant peut-être littéralement traduit par « bassin ardent ». 
Les pécaris faisaient partie de cette association, cosmique car ils étaient censés représenter un groupe d’étoiles de la constellation des Jumeaux (voir Field et Reents-Budet, 2005, p. 242), cette constellation étant située dans une partie du ciel où le moment fondateur du mythe de la création Maya, la résurrection du Dieu du Maïs, était censé être localisé. 

Les Mayas vénéraient le Dieu du Maïs (fig. 1) et l’associaient à presque toutes les cérémonies mythologiques importantes. Le cycle agraire du maïs était comparé allégoriquement au cycle de vie du Dieu du Maïs. A l’issue de son voyage, la divinité parée de nombreux bijoux remontait du Monde Souterrain en passant au travers d’une carapace de tortue qui symbolisait la croute terrestre. Les Héros Jumeaux déversaient alors de l’eau sur la divinité, leur père, pour faciliter sa résurrection, tout comme le faisaient les fermiers Maya avec de l’eau sur les graines de maïs.

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Fig. 1 : Buste de la divinité du Maïs, Copán, inv. Am1923,Maud.8 © The British Museum

Le haut degré esthétique des formes en trois dimensions de ce récipient associé à un tel répertoire iconographique symbolique permettent d’envisager une commande d’un personnage de haut rang voulant affirmer sa possession d’un pouvoir sacré.

Voir Finemore et Houston, 2011 : p. 262, pl. 87, pour un exemple du Dieu du Maïs sortant du Poisson Xok.

An imposing tall Mezcala stone figure from the collection of Alberto Ulrich, circa 300-100 B.C., which is very similar to the top Mezcala figure ever sold at €439,500 from the Prigogine collection last April, just of a lighter greygreenish stone colour, could be considered as a twin (estimate: €80,000-120,000).

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Lot 111. Important personnage debout, Mezcala, Type M10, Fin de la période préclassique, env. 300-100 av. JC, Andésite gris-vert lustrée à patine brillante, Hauteur : 32.3 cm. (12 ¾ in.). Estimate EUR 80,000 - EUR 120,000 (USD 90,909 - USD 136,364)© Christie's Images Ltd 2019

Provenance: Collection privée, dans les années 1960
Collection Alberto Ulrich, Milan, 1980
Fine Art of Ancient Lands., acquis auprès de cette dernière en 1988
Collection privée américaine, acquis auprès de cette dernière, juin 2000.

Note: Grand personnage intemporel en andésite vert gris, aux bras en relief et au visage souligné par une subtile alternance de formes géométriques. 

Voir Gay and Pratt 1992 : pl. 22 et pl. 39.