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PARISCette exposition inédite, réunissant près de 150 estampes* et 60 objets (miroirs, peignes, épingles à cheveux, perruques…), est une plongée dans l’intimité et les rituels de beauté des femmes de l’époque Edo (1603-1868). Elle permet de découvrir à travers quatre sections thématiques l’évolution du maquillage et de la coiffure qui répondait au respect de règles sociales strictes et à la recherche de l’élégance. 

Blanc, noir, rouge : le maquillage de l’époque Edo se compose principalement de ces trois couleurs. Exhiber une peau d’une blancheur immaculée étant un point crucial pour les femmes, de la poudre blanche est toujours appliquée sur le visage, le cou et la nuque. Le noir est lié aux rites de passages. Si les femmes du peuple se teignent les dents de noir une fois mariées et se rasent les sourcils à la naissance de leur premier enfant, dans la noblesse de cour et l’aristocratie guerrière, passé un certain âge, elles redessinent leurs sourcils en haut du front. Quant au rouge, rare et précieux, il se pose avec parcimonie sur les lèvres et les joues. 

L’art sophistiqué de la coiffure connaît son apogée à l’époque Edo. Les styles de chignons se diversifient rapidement, au point qu’on en aurait compté jusqu’à plusieurs centaines ! Parallèlement se développent les ornements de cheveux qui égaient les chevelures. Tout comme le maquillage, les coiffures sont des indicateurs d’âge, de classe sociale, de statut matrimonial ou encore de profession.

Dans la société hiérarchisée de l’époque Edo, les femmes ne peuvent choisir librement leur maquillage ou leur coiffure. Mais l’inventivité dont elles font preuve sont à l’origine d’un art diversifié de la toilette, l’une des plus belles occasions de se parer magnifiquement étant la cérémonie de mariage. 

Les trois séries d’estampes réunies dans la dernière section représentent la femme japonaise de l’époque Edo dans son incroyable diversité : femmes du petit peuple, courtisanes, épouse et concubines du shôgun... Ces œuvres nous font pénétrer dans de multiples scènes de la vie quotidienne et subliment la beauté de ces femmes.

Jusqu'au 6 février 2021

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Poudre blanche Bien Senjokô , Keisai Eisen, 1815-42 © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Rituels féminins , Kôchôrô Kunisada, 1847 © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Parodies des six poètes immortels , Ichiyôsai Toyokuni, 1848 © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Sankai medetai zue : pêche à la bonite dans la province de Sagami , Ichiyûsai Kuniyoshi, 1852 © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Cent belles femmes et sites célèbres d’Edo : Devant le sanctuaire Shibashinmei, Utagawa Toyokuni III, 1858 © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Miroir orné de chrysanthèmes et de vagues, seconde moitié de l’époque Edo © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Boîte à peignes de voyage en laque à décor de Tatsutagawa, seconde moitié de l’époque Edo © POLA Research Institute of Beauty and Culture

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Palette à rouge hexagonale en métal à décor de papillons, pinceau à rouge, brosse Fin de l’époque Edo (1603-1868) – ère Meji (1868-1912) © POLA Research Institute of Beauty & Culture

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Boîte à poudre blanche à motifs de lièvre et vagues, fin de l’époque Edo © POLA Research Institute of Beauty and Culture