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Alain.R.Truong
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5 septembre 2016

Parcours des Mondes 2016 du 6 au 11 septembre

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PARISParcours des Mondes, le célèbre salon des arts premiers, reconnu comme le plus exigeant dans sa spécialité en termes d’offre et de sélection, a élargi son prisme l’année dernière en proposant un parcours inédit entièrement consacré aux arts d’Asie, initiative confortée pour l’édition 2016. En effet, le salon continue sur sa lancée et maintient cette trajectoire asiatique. Parcours des mondes fera ainsi découvrir aux connaisseurs et néophytes des pièces provenant d’Océanie, d’Afrique et des Amériques, mais aussi de nombreux trésors venus d’Asie et des pièces contemporaines.

PARIS.- Well known for more than a decade as the world’s premier international tribal art fair that maintains the highest standards for the select material offered there, Parcours des Mondes broadened its scope last year to include fine Asian art and will continue to do so this year, when it is open to the public September 6–11, 2016. Once again, Parcours des Mondes will offer collectors and enthusiasts alike the opportunity to experience remarkable treasures of Oceanic, African, and Native American art, as well as both classical and contemporary Asian art creations. 

Si Parcours des mondes ne cesse de se renouveler, il reste ancré dans le quartier historique de Saint Germain-des-Prés. De la rue Guénégaud à la rue des Beaux-Arts, en passant par la rue Visconti, le visiteur découvre un Paris métamorphosé et délicieusement mystérieux, peuplé de sculptures, de statues d’ancêtres et de masques oiseaux. Cette atmosphère exotique si particulière met le quartier en ébullition et fait de Parcours des mondes un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’arts.

While Parcours de Mondes is always innovative, it is anchored in Paris’ historic Saint-Germain-des-Prés neighborhood. From Rue Guénégaud to Rue des Beaux Arts by way of Rue Visconti, visitors to this art fair will discover a wonderfully stimulating version of the Left Bank, brought to life by sculptures, ancestor figures, and spirit masks. The excitement that results from this exotic atmosphere sets the neighborhood alight and makes Parcours des Mondes a not-to-be-missed event for art lovers. 

DES EXPOSITIONS POINTUES, DES MARCHANDS PASSIONNÉS

Comme chaque année, Parcours des mondes accueille de nombreuses expositions portées par des galeries passionnées venues de France et du monde entier ; l’opportunité pour les visiteurs d’aborder le langage esthétique de peuples lointains avec un œil nouveau. Le public de cette nouvelle édition pourra notamment admirer des icônes Bwiti à la Galerie Bernard Dulon, de beaux fétiches Bakongo chez les Lecomte ou encore entrer dans l’univers de la collection de Monsieur X à la Galerie SL. Yann Ferrandin quant à lui proposera une exposition intitulée « Hair » consacrée à la coiffure et aux parures capillaires des sociétés tribales qui ravira les curieux.

As it does every year, Parcours des Mondes will feature a number of exhibitions produced by art dealers from France and the world over. These provide its visitors an incomparable opportunity to gain new perspectives about the aesthetic expressions of faraway peoples. Among the many special exhibitions planned for 2016 are one focused on African subjects including Bwiti reliquaries at Galerie Benard Dulon and Kongo fetishes at Galerie Lecomte, as well as an exploration of the strange world of "Monsieur X" by Serge Le Guennan. Yann Ferrandin will feature a show titled "Hair", which will be devoted to the coiffures and hair ornaments produced by tribal societies that will certainly be met with interest.  

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Torse avec bras mbumba, Tsogho, village de Mougamou, Gabon, XIXe siècle. Bois, métal et pigments. H. : 33 cm. Provenance : collection Max Itzikovitz, Paris ; collection Richard Scheller, Stanford, États-Unis. Publié dans Arts du Gabon, Louis Perrois, 1979, p. 215. Exposé et publié dans La voie des ancêtres, en hommage à Claude Lévi Strauss, Jean-Louis Paudrat, Musée Dapper, Paris, 1986, p. 26 ; Embodiments, Fine Arts Museums of San Francisco, Prestel, 2015, pp. 148-149. © Galerie Bernard Dulon, photos Vincent Girier Dufournier.

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Nkisi, Bavili, Bakongo, Congo-Brazzaville ou Cabinda. Fin du XIXe siècle. Bois et clous. H. : 69 cm. Provenance : collection privée française. Publiée dans Bakongo « les fétiches », éditions A. Lecomte, 2016, p. 347© Galerie Abla et Alain Lecomte, photo DR

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Nkisi, Bayombe, Bakongo, Congo-Brazzaville ou R.D. Congo. Fin du XIXe siècle. Bois, miroir, cordelettes et tiges de bambou. H. : 22 cm. Provenance : collection privée française. Publiée dans Bakongo « les fétiches », éditions A. Lecomte, 2016, p. 230. © Galerie Abla et Alain Lecomte, photo Paul Louis

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Peigne, Attié, Côte d’Ivoire, XIXe siècle. Ivoire sculpté à patine d’usage jaune-orangé nuancé, 12 x 5 cm. Provenance : collection Roger Bédiat ; collection Alexandre Espenel, Paris. © Yann Ferrandin, photo Hughes Dubois.

Les galeries spécialisées en arts d’Océanie et des Amériques ne seront pas non plus en reste. Un modèle de tipi exceptionnel sera présenté chez Donald Ellis Gallery, et une exposition d’objets d’art provenant de l’île de Niue intitulée « Savage Island – l’art de Niue » sera proposée par Michael Evans Tribal Art, entre autres programmations. La Galerie Flak fera également un focus sur des sculptures et masques chamaniques d’Alaska et de Sibérie.

Galleries specializing in North American and Oceanic art also plan a number of exciting thematic exhibitions. Donald Ellis Gallery’s exhibition will include an exceptional model tepee, and Michael Evans will present an exhibition titled "Savage Island: the Art of Niue". Galerie Flak will focus on shamanic masks and sculptures from Alaska and Siberia.  

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Modèle de tipi Cheyenne, Plaines centrales, Amérique du Nord. Vers 1860. Peau de buffle et pigments, 144,5 x 80 cm © Donald Ellis Gallery, photo John Bigelow Taylor.

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Écorce battue hiapo, Niue, Polynésie, 1870. Écorce battue peinte à la main, 148 x 160 cm (détail). Provenance : collection Ernst Heinrich, Stuttgart, Allemagne ; Loed Van Bussel, Amsterdam, Pays-Bas. © Michael Evans Tribal Art

Il s’agit d’un exemple rare et ancien de tapa ou hiapo de l’île de Niue. Vraisemblablement coupé d’une écorce battue beaucoup plus grande, et sans doute créé pour faire partie d’un échange cérémoniel, ce tapa est peint entièrement à main levée avec des pigments naturels.

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Massue ulufuamiti ou uluhelu, Niue, Polynésie. Vers 1820. Bois. L. : 162,5 cm. Provenance : collection Klaus Maaz, Detmold, Allemagne ; Hurst Gallery, Cambridge, États-Unis. Publiée dans Art and Artifacts of Polynesia, Hurst Gallery, Cambridge, 1990, p. 16, fig. 12© Michael Evans Tribal Art

Il s’agit d’un exemple rare et insolite de la massue uluhelu de Niue. Dans le combat, le guerrier de Niue faisait d’abord tomber son adversaire en lançant des pierres, pour l’achever ensuite avec le côté aiguisé de la longue massue. Vers 1850, la guerre à Niue fut largement abolie par les missionnaires chrétiens, et cette massue date donc vraisemblablement du début du XIXe siècle.

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Figure okvik, Old Bering Sea I, île Saint-Laurent, Alaska, Eskimo Archaïque, 200 av. J.-C.-100 apr. J.-C. Ivoire de morse. H. : 13,5 cm. Provenance : collection Avrom Isaacs, Innuit Gallery, Toronto, Canada ; collection Bill and Carol Wolf, états-Unis. © Galerie Flak, photo D. Voirin

Du côté des marchands asiatiques, le programme sera tout aussi foisonnant. Quatre galeries, – Christophe Hioco, Éric Pouillot, Alexis Renard et Kapoor Galleries Inc., – uniront leurs talents rue de Seine afin de proposer une exposition en commun, mettant à l’honneur les arts d’Asie. Au hasard de leur promenade, amateurs et collectionneurs pourront s’émerveiller devant les somptueuses pièces de Max Rutherston Ltd, marchand spécialiste des arts du Japon et de Netsuke. Deux autres galeries spécialisées dans l’art du Japon feront d’ailleurs leur retour en 2016 : Gregg Baker Asian Art et Kitsune Gallery, ce qui confirme la qualité de Parcours des mondes dans cette spécialité. 

Offerings by Asian art dealers will be equally abundant. Four galleries—Christophe Hioco, Eric Pouillot, Alexis Renard, and Kapoor Galleries Inc.—will join forces on Rue de Seine to produce an important exhibition devoted to the arts of Asia. As they stroll through the streets of the fair, collectors and aficionados will want to stop and admire the sumptuous works offered by Max Rutherston Ltd, a dealer specialized in Japanese art and netsuke. Gregg Baker Asian Art and Kitsune Gallery, both specializing in Japanese art, will return to the show again this year. Their continued participation emphasizes Parcours des Mondes’ commitment to promoting the highest level of dealers in this field.  

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Tête de bodhisattva, Gandhara, Afghanistan-Pakistan, IIIe-IVe siècle. Schiste. H. : 24 cm. Provenance : Christie’s, New York, 22 mars 2000, lot n°2 ; collection privée américaine. © Galerie Christophe Hioco, photo DR.

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Dame de cour, dite « Fat Lady » à l’enfant, Dynastie des Tang, Chine, 618-907. Terre cuite à traces de pigments polychromes. H. : 56 cm © Galerie Eric Pouillot, photo Hervé Lewandowski.

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Ding. Récipient tripode et son couvercle destiné à la cuisson des aliments. Forte oxydation de cuprite, malachite et azurite. Dynastie des Han Occidentaux, Chine, 206 av. J.-C.-8 apr. J.-C. Bronze. H. : 18 cm ; D. : 22 cm. Provenance : collection privée française. © Galerie Eric Pouillot, photo DR.

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Matsya combattant Hayagriva, Inde, Kangra, Vers 1800. Pigments et or sur papier, 14 x 19,2 cm. Provenance : collection Servier, acquis auprès de la Galerie Joseph Soustiel à Paris avant 1983. Le dos de l’ancien cadre porte une étiquette mentionnant l’inscription « Art musulman Joseph Soustiel ». © Alexis Renard, photo Antoine Mercier.

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Netsuke, par Nanmusai, Honshu, Japon, XIXe siècle. Bois. H. : 7,1 cm. Provenance : Baron Erwin von Franz, Autriche ; acquis au Japon quand il s’y trouvait comme observateur militaire officiel de la guerre russo-japonaise en 1904 ; légué à ses filles Marie-Anne et Marie-Louise. © Max Rutherston Ltd

A comparer avec une variante en ivoire dans le legs de Raymond et Frances Bushell au Los Angeles County Museum, illustrée dans le catalogue de H. Goodall et al., p. 419, no 677. La description du catalogue suggère que plusieurs versions auraient été commandées à l'artiste par le célèbre acteur Onoe Kikugorō IV (1808-1860). A paru un ivoire de la collection Carlo Monzino, vendu par Sotheby's Londres, le 21 juin 1995, lot 29 ;, c'est le seul autre exemple connu, et peut-être unique en bois.

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Suzuribako, Honshu, Japon, XVIIIe siècle. Laque, avec suzuri en ardoise et mizu-ire en cuivre, 25,2 x 23 x 5,4 cm © Max Rutherston Ltd.

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Paravent en papier à deux plis, avec un ryū (dragon) dans les nuages, Japon, époque Meiji, vers 1900. Peint à l’encre sur un arrière-plan doré, 171 x 189 cm © Gregg Baker Asian Art. 

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Paire de komainu (chiens gardiens), Japon, époque Muromachi-Momoyama, XVIe-XVIIe siècle. Bois et laque, 45 x 46 cm (chacun) © Gregg Baker Asian Art.

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Izumi Sukeyuki (1838-1918), Okimono, ensemble de crapauds, Japon, époque Meiji, 1868-1912. Bois, patine et ambre (kohaku), 11 x 15 x 9 cm © Kitsune Japanese Art, photo Kitsune

L’ensemble représente une famille. La mère, que l’on reconnaît grâce à son enfant sur le dos, est signée du nom d’artiste de l’auteur « Gama Tei », tandis que le crapaud mâle est signé du vrai nom de l’auteur « Sukeyuki ». Les deux sculptures se transportent dans la boîte originale de l’artiste, appelée tomobako.

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Hashi Ichi (1817-1882), Netsuke simulant un nœud de bambou, Tokyo, Japon, Milieu ou fin du XIXe siècle. Bois brun clair et noir laqué. H. : 4,5 cm. Provenance : collection Raymond Bushell ; collection Virginia G. Atchley. Publié dans Collectors’ Netsuke, Raymond Bushell, 2003, n° 153 ; The Virginia Atchley Collection of Japanese Miniature Arts, Virginia Atchley and Neil Davey, 2006, n° N261. © Kitsune Japanese Art, photo Kitsune.

Autre retour remarqué cette année, celui du jeune marchand, Charles-Wesley Hourdé, qui, après avoir fait bénéficier une maison de vente de ses connaissances et de son expérience, revient à sa passion première. D’autres galeries d’horizons très divers, comme L’Ibis - galerie spécialisée en archéologie - ou encore l’Aboriginal Signature - qui présente de l’art contemporain aborigène et rejoint ainsi son confrère Arts d’Australie • Stéphane Jacob -, font, quant à elles, leur entrée au Parcours des mondes 2016 et apporteront un souffle nouveau au salon. 

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Statue féminine assise, par le maître dit « du nez aquilin », Bambara, région de Ségou, Mali. Fin du XIXe-début du XXe siècle. Bois polychrome. H. : 66 cm. Provenance : Pierre et Claude Vérité, Paris ; vente de la collection Vérité, Enchères Rive Gauche, Paris, 17-18 juin 2006, lot n° 26 ; Galerie Ratton-Hourdé, Paris ; collection privée. Exposée et publiée dans Les Arts Africains, P. Vérité, Cercle Volney, Paris, 1955, n° 47 (listée) ; La Sculpture en Afrique Noire-Principaux centres de style, Maisons des Arts et Loisirs, Sochaux, 1970, fig. 72 ; Sculptures de l’ancien Soudan, Galerie Ratton-Hourdé, 2008, p. 65. © Charles-Wesley Hourdé, photo Vincent Girier Dufournier.

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Statuette, Bembé, R.D. Congo, XIXe siècle. Bois. H. : 23,5 cm. Provenance : Robert Lehuard ; Raoul Lehuard, Arnouville ; Galerie Ratton-Hourdé, Paris ; collection privée allemande. Publiée dans Arts d’Afrique Noire, n° 13, 1975, couverture ; « Les figures d’ancêtres chez les Babembé », B. Soderbergh, dans Arts d’Afrique noire, n° 14, 1975, p. 22 ; Art bakongo - Les Centres de style, R. Lehuard, 1989, p. 415 ; Arts d’Afrique Noire, n° 108, 1998, p. 55 ; Statuaire Babembé, R. Lehuard et A. Lecomte, Milan, 2010, p. 89. Exposée et publiée dans La voie des ancêtres, musée Dapper, Paris, 1986-1987, p. 21 ; Bembé, Fétiches médecine de la Vallée du Niari, Collection Robert et Raoul Lehuard, Galerie Ratton-Hourdé, Paris, 1998, p. 48-49. © Charles-Wesley Hourdé, photo Vincent Girier Dufournier.

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Pectoral au Vautour, Egypte, Vers 663 av. J.-C. Or cloisonné, 1,5 x 3,9 cm. Provenance : collection européenne des années 1950. Exposé à L’Ibis Gallery Ltd., New York, 1980 ; Galerie Patrick Lancz, Bruxelles, 2015. © Galerie L’Ibis, photo Philippe de Formanoir

Parcours des mondes accueille toujours de nombreuses galeries étrangères ; l’édition 2016 ne fera pas exception et gardera cette ouverture sur le monde si caractéristique du salon. Cette année, Parcours des mondes recevra près de quatre-vingts galeries de renommée internationale, dont douze galeries américaines ou encore seize galeries belges. 

Parcours des Mondes always hosts an array of foreign galleries. 2016 will be no exception, and the show will continue to maintain its distinctly international flavor. Eighty-four galleries of worldwide renown, including twelve from the United States and sixteen from Belgium, will show at this 15th Parcours des Mondes.  

UNE PROGRAMMATION SINGULIÈRE

Pour fêter la 15e édition de Parcours des mondes, un accrochage rétrospectif organisé par Tribal Art magazine se tiendra à l’Espace Tribal. En œuvres et en images, celui-ci reviendra sur les temps forts de l’évolution de ce salon créé en 2001 et rapidement érigé en événement de référence dans le domaine de l’art tribal. Ce sera également l’occasion de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué au rayonnement de Parcours des mondes : les marchands, et bien sûr aussi les collectionneurs.

A retrospective exhibition celebrating the 15th anniversary of Parcours des Mondes will be organized by Tribal Art magazine and shown at Espace Tribal. Featuring original artworks and photographs, it will trace the fair’s evolution and history, feature highlights since its inception in 2001, and examine how it quickly became the “central event” in the tribal art field. It is also an opportunity to honor those, both dealers and collectors, who have contributed to the growth and expansion of Parcours des Mondes over the years.  

En toute cohérence, le thème qui sera exploré dans le cadre du Café Tribal – rencontres matinales en présence de divers spécialistes et animées par Elena Martínez-Jacquet, rédactrice en chef de Tribal Art magazine – sera celui de la collection. Centrés sur la figure de collectionneurs incontournables, ces Cafés chercheront à cerner des sensibilités particulières ayant contribué à construire une histoire de l’art tribal.

Aptly enough, the topic of “collecting” will be the focus of this year’s Café Tribal morning meetings with a variety of specialists, hosted and moderated by Elena Martinez-Jacquet, editor-in-chief of Tribal Art magazine. The focus will be on great collectors, and the discussions will center on understanding the particular sensibilities of those who shaped the history of tribal art in the Western world, elevating it to the fine art form it is understood to be today.

La programmation du salon, fourmillant d’initiatives, et la diversité de celui-ci attirent de nouveaux marchands et collectionneurs d’horizons différents. Ce dynamisme s’étend dans la ville et jusqu’aux institutions culturelles qui proposent chaque année une riche programmation et des événements en lien avec le Parcours.

The fair’s programming and the many and varied events it regularly sponsors attract new dealers and new collectors with wide-ranging interests. This dynamism also has a palpable effect on the city of Paris itself, which offers programs and events of its own in connection with Parcours. This year, one of those events will be a gala evening put on by the Musée Cernuschi as a benefit for the museum’s Society of Friends. 

Tout en conservant sa cohérence, ses qualités d’exigence et d’éclectisme qui ont forgé son identité, Parcours des mondes se développe pour proposer aux visiteurs de s’évader à la rencontre d’un panorama encore plus riche et plus vaste des arts qui fascinent et intriguent. Ces arts, chargés d’émotions, permettent de plonger dans l’imaginaire des peuples, tel le fil rouge que l’on déroule pour descendre dans le puits de l’inconscient collectif et dans le passé.

While maintaining the high standards and eclecticism that forged its identity, Parcours des Mondes continues to develop and evolve in such a way as to be able to offer its visitors the opportunity to discover an ever-broadening scope of fascinating art forms. These spiritually charged works provide a window into the imaginations of other peoples and allow insight into the shared overarching principles that in the past shaped the collective unconscious. 

Les objets rituels portent en eux à la fois le poids et l’évanescence des craintes les plus intimes, à l’origine de la condition humaine. La vie est tantôt donnée, tantôt ravie par la mort et ces deux états se complètent pour former un cycle que l’Homme, à travers l’Art, n’a eu de cesse d’interroger pour comprendre l’insaisissable. L’artefact, en tant que produit de l’Esprit humain, signe l’ambivalence des propositions qui s’offrent à nous : la peur de nous voir réduits à néant et l’espoir de notre permanence, au-delà de la disparition physique. 

Ritual objects carry within them both the weight and the evanescence of man’s most deep-seated fears that are at the root of the human condition. Life is both given and taken away, and man has unceasingly used art to question in his quest to understand this incomprehensible cycle. The artifact, as a product of the human spirit, is a sign of the ambivalence of the realities we face: the fear of seeing ourselves reduced to nothing and the hope we harbor to transcend our physical disappearance. 

Les œuvres montrées par Parcours des mondes témoignent pour beaucoup de questions universelles et atemporelles qui, parce qu’elles resteront éternellement sans réponses, promettent un attrait indéfectible pour les arts premiers et asiatiques.

Many of the tribal and Asian artworks included in Parcours des Mondes represent attempts to answer universal and timeless questions that, precisely because they never will be answered, make them all the more compelling due to their enduring and unchanging nature.

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