Aiguière, Début de la dynastie Tang (VIIe siècle)
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Aiguière, Début de la dynastie Tang (VIIe siècle). Grès blanc à couverte transparente. Hauteur : 27 cm ; Diamètre : 13,5 cm. Musée des Beaux-Arts d’Angers © Musées d’Angers, photo P. David
En chinois, on distingue, dès l’Antiquité, deux grandes sortes de poteries (qui existent déjà sous les Zhou, 1100-221 avant notre ère) : les céramiques glaçurées (ci), imperméables, et les autres, de simples terres cuites (tao). Dès l’époque des Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.), les potiers savent sélectionner et préparer leurs terres, et contrôler minutieusement leur cuisson.
Le musée Pincé conserve dans ses collections de très beaux exemples de céramiques glaçurées, comme cette remarquable pièce. Il s’agit d’une aiguière à col et embouchure tréflée. La panse arrondie présente une ligne élégante. Elle est surmontée d’un col étroit, qui s’épanouit à ses extrémités.
Les verseuses dites « à tête de coq » sont apparues sous les Jin (265-420). Sous les Sui (581-618) et sous les Tang (618-907), la forme de ces aiguières s’est allongée, le col est plus haut, ce qui a entrainé une élévation de l’anse. Dans certains modèles, la poignée prend la forme d’une tête de dragon à son extrémité, qui mord nerveusement le bord de la coupe. On trouve aussi des vases à anses en forme de dragon comme en témoigne ce modèle exposé.