Romah Uek, un fabriquant de gongs du Tây Nguyên
À l'âge de 70 ans, Romah Uek est encore en bonne forme, ce qu'il prouve en jouant des gongs de façon retentissante.
À Pleiku dans la province de Gia Lai sur les hauts plateaux du Centre, le nom de Romah Uek est très connu des habitants locaux, grâce à son talent pour les gongs, que ce soit pour en jouer, les réparer et les fabriquer... Ses mains habiles ont aussi laissé des traces dans les maisons funéraires et nhà rông (maison communale de certaines ethnies au Tây Nguyên) où il a pris part à la construction ou gravé des statues.
Depuis son enfance, à l'âge de 10 ans, ce garçon, malgré sa petite taille accompagnait son père lors des fêtes villageoises. Ses oreilles étaient captivées par les sons des gongs. Ensuite, il a appris à en jouer, à les accorder et à les réparer. De plus, à base de bois, il sait fabriquer des instruments musicaux et des statues qui s'exposent aux alentours des maisons funéraires. À bon vin, point d'enseigne, plusieurs touristes étrangers fréquentent sa maison pour passer commande et acheter ses produits. Il s'agit de cadeaux représentatifs du Tây Nguyên à donner à leurs proches suite à leur passage dans cette région des hauts plateaux du Centre vietnamien. La passion et l'esprit de création lui ont permis de fabriquer avec succès des statuettes et des instruments musicaux représentatifs du Tây Nguyên.
À l'heure actuelle, il ne se souvient plus de combien d'instruments auxquels il a donné naissance durant ses nuits blanches. L'amour de sa femme l'a encouragé à poursuivre le chemin qu'il a choisi depuis son enfance. Et les habitants de la communauté des minorités ethniques du Tây Nguyên lui fournissent encore de l'énergie pour faire retentir vigoureusement le son des gongs. Il contribue à faire connaître le gong, fierté de la culture vietnamienne, à travers le monde.
(Source : Diêu An/CVN)