Nécessité : préserver des maisons longues des Êdê
La maison longue sur pilotis, symbole d'une grande famille matriarcale, est une des architectures originales des ethnies du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre) et aussi le dépositaire des valeurs culturelles des êdê dans la province de Dak Lak.
Pourtant, les maisons longues des êdê disparaissent d'une année à l'autre pour céder la place aux maisons bétonnées. Leur préservation est ainsi indispensable pour protéger l'héritage culturel du Tây Nguyên.
Les êdê ont l'habitude de vivre en communauté, de 3 ou 4 générations dans une grande maison longue construite sur pilotis en bois et bambou. L'habitat est rarement reconstruit, mais ajouté de compartiments suite à l'accroissement au fur et à mesure de la grande famille.
Une maison mesure de 3,2 à 3,4 m de long sur 4,4 m à 5,3 m de large. Elle comprend 3 parties : 2 balcons, une salle commune et les pièces privées. Le balcon de devant, plus large, sert au séchage des vêtements et des céréales. Il est muni d'une ou 2 échelles. Celui de derrière, d'une seule échelle, est destiné au lavage et à la cuisine. La salle commune occupe la moitié ou le tiers de l'habitation. C'est le salon de la famille où sont exposés les objets précieux : tambours, gongs, jarres d'alcool, cornes de buffle et de cerf... S'installent à côté, les alvéoles d'habitation occupées par différents couples.
Depuis 1980, Dak Lak encourage l'exploitation de petites parcelles agricoles permettant d'améliorer les conditions de vie des habitants locaux. Les jeunes générations se séparent de plus en plus de la cellule familiale, d'où la disparition des maisons longues. Les autorités provinciales s'intéressent donc à prendre des mesures efficaces afin de préserver ce patrimoine des êdê et d'autres valeurs culturelles des ethnies minoritaires du Tây Nguyên.
(Source : Huong Linh/CVN)