LE MONDE TAURIN EN UN COUP D’ŒIL : les faits essentiels d’une semaine d’actualité
A ALMERÍA, la première corrida de la saison européenne s’est déroulée dans une arène andalouse renommée. Face aux caméras de Canal Sur et Castilla la Mancha, c’est Luis Francisco Esplá qui a ravi la première oreille de la temporada face à un toro de Miura, primé comme le meilleur exemplaire du concours d’élevages. Le torero alicantin a par ailleurs été récompensé comme le meilleur lidiador de cette corrida au cours de laquelle El Fundi a brillé face à un toro de Partido de Resina jusqu’au moment de pointer l’épée. Le torero local Curro Vivas a pour sa part écouté le silence par deux fois.
A ARMENIA, en Colombie, El Juli a ouvert dimanche la Grande porte des arènes après avoir ravi un pavillon à l’issue de ses deux faenas face aux toros d’El Paraíso. Le grand triomphateur de cette journée a été Dinastía, qui a gracié le 4e exemplaire, Escultor, coupant deux oreilles symboliques. Iván García, qui effectuait sa réapparition en Colombie après avoir manqué le rendez-vous de Cali, a obtenu un trophée lors de sa première prestation.
A CARTHAGÈNE DES INDES, en Colombie, la feria a débuté vendredi sur une note majeure avec les belles oreilles récoltées par Miguel Abellán et El Juli devant un lot relativement maniable mais manquant de race d’El Paraíso. Le lendemain, changement de scénario avec l’arrivée en piste du torero du moment, José María Manzanares II, auteur d’une partition remarquable : crédité d’un total de trois oreilles, le torero alicantin a survolé cette course d’Achury Viejo, même s’il est sorti en triomphe avec El Fandi, à son avantage devant le 5e exemplaire auquel il a coupé deux oreilles.
Dimanche, c’est Enrique Ponce qui a marqué l’afición sud-américaine en obtenant pas mois de trois oreilles lors d’une corrida de Fuentelapeña des plus entretenues. Détendu et souriant, le maestro de Chiva a toréé sur un nuage avant d’ouvrir la Grande porte au côté de Joselillo de Colombia, crédité des deux pavillons de son second adversaire. Mois inspiré que ses compagnons de cartel, Morante de la Puebla a été sifflé.
A DUITAMA, en Colombie, le week-end taurin a tout d’abord été marqué samedi par une corrida-concours d’élevages : César Rincón, en tant que ganadero, et Iván García en ont été les principaux protagonistes. Alcalde, n°317, 417 kg, de las Ventas del Espíritu Santo, a en effet été gracié par Iván García, crédité des deux oreilles symboliques de son adversaire. Antonio Ferrera a pour sa part coupé la première oreille de la course face à un noble toro de Vistahermosa alors que Ramsés Ruiz a écouté le silence par deux fois.
Le lendemain, César Rincón a revêtu l’habit de lumières pour officier face aux toros de son élevage colombien. Le triomphe est revenu à un Luis Bolívar particulièrement affûté et crédité d’un total de trois trophées. Miguel Abellán a pour sa part ravi un pavillon alors que César Rincón a dû se contenter d’une vuelta à l’arrastre du 4e exemplaire.
A MANIZALES, en Colombie, la temporada hivernale a débuté dimanche avec une première oreille pour Juanito Ortiz lors de la novillada d’inauguration fournie par l’élevage d’El Aceituno. Dans les cuadrillas, les banderilleros Pineda et Gallego ont salué face au 2e exemplaire.
Le lendemain, la Grande porte de la Monumental s’est ouverte au rejoneador portugais Rui Fernandes ainsi qu’à l’éleveur de Dosgutiérrez, Jorge Gutiérrez. Le cavalier lusitanien a en effet connu une grande journée en coupant un total de trois pavillons. Ses compagnons de cartel ont également été en réussite puisque deux oreilles sont venues récompenser les premières faenas de José Luis Rodríguez et Jorge Enrique Piraquive, ce dernier voyant le 3e toro effectuer un tour de piste posthume.
A MEXICO, la journée dominicale a été marquée par la confirmation d’alternative quelque peu manquée de Serafín Marín face aux toros de Javier Garfias. La grande vedette de la journée a été le torero vétéran mexicain Rodolfo Rodríguez El Pana, qui a coupé les deux oreilles du 5e toro à l’issue d’une faena empreinte de détails et de maestria. Quatre tours de piste ont accompagné la suite de sa prestation, sous les yeux d’un José Tomás for attentif.
Le Pana, qui compte toréer encore quelques courses, est sorti en triomphe, porté par l’enthousiasme de l’afición aztèque, et sur les épaules des toreros José Rubén Arroyo et Xavier Ocampo.