"Venise et l'Orient" à l'Institut du Monde Arabe
L'Institut du monde arabe à Paris présente l'exposition "Venise et l'Orient". Jusqu'au 18 février, les relations entre la cité des Doges et le monde musulman sont mises à nues. C'est autour du tableau d'un anonyme vénitien intitulé "Audience d’une ambassade vénitienne dans une ville orientale" que débute ce voyage. Réalisé vers 1488-1496, ce tableau est conservé au musée du Louvre, au département des Peintures. © photo de presse © RMN /Gérard Blot / Jean Schormans
Les verriers vénitiens sont les héritiers directs des savoir-faire du monde musulman comme en témoignent ces deux gobelets. A droite : Gobelet, Venise, fin du XVe siècle, Verre émaillé et doré, H. 10 cm ; D. bord 8,1 cm ; D. pied 6,2 cm, Corning, NY, The Corning Museum of Glass, 55.3.12. A gauche : Gobelet, Venise, Murano, fin du XIIIe - début du xive siècle, Verre émaillé, H. 11,3 cm, D. 9,5 cm, Frankfurt, Museum für Angewandte Kunst, 6770 © L'Institut du Monde Arabe
La peinture religieuse à Venise a également subi les influences du monde islamique. Vittore Carpaccio est l'un des plus grands praticiens de la mode orientale dans la peinture vénitienne de la Renaissance. Vittore Carpaccio (1450-1525) et collaborateurs, La Prédication de saint Étienne de Jérusalem, Venise, vers 1514,Huile sur toile, 148 x 194 cm, Paris, Musée du Louvre, département des Peintures. © photo de presse / RMN
Plus de 200 objets ont été réunis à l'occasion de cette exposition. Ils sont révélateurs des différents échanges de savoirs et de techniques entre les Vénitiens et les peuples venus d'Orient. A droite : Portes vénitiennes laquées, Venise, fin du XIVe siècle, Bois, pierres semi-précieuses et nacre peinte, H. 145,5 cm ; l. 52,5 cm, Londres, Rainer Zietz Ltd.A gauche : copie d’après Gentile Bellini, Sultan Mehmet II, Venise, probablement du XIVe siècle, Huile sur bois, 19,7 x 14,8 cm ; encadré :36,2 x 31,75 cm, Joli Quentin Kansil. © L'Institut du Monde Arabe
Les motifs décoratifs islamiques se retrouvent beaucoup dans la céramique vénitienne. Ce plat fabriqué à Iznik vers 1580 en est un exemple. Oeillet, roses, jacinthes, tulipes et feuilles de saz dentelées font leur apparition. Plat, Iznik, vers 1580, céramique à décor peint sous glaçure, H.5,2cm ; D. 31,4 cm ; D. pied 15,8 cm, Musée national de la Renaissance, château d’Ecouen, E.Cl.8432. © photo de presse / RMN / René-Gabriel Ojéda
Voici deux représentations de "L'Homme zodiaque". Celle de gauche est islamique d'origine persanne et celle de droite est européenne et fut imprimée à Venise. Leur comparaison illustre bien l'épopée des savoirs qui renaît sous les presses de la Sérénissime. A droite : “L’Homme zodiaque” , Iran, probablement XVIIIe - XIXe siècle, Plume, encre et aquarelle sur papier, 31,3 x 21,2 cm, The Wellcome Institute Center for the History of Medicine Wellcome Library, London, 582971i. A gauche : Johannes de Ketham, "Fascicolo di Medicina" publié par Johannes et Gregorius de Gregoriis, Venise, 5 février 1493. Livre imprimé avec xylogravures dont l’une, "La Dissection", a été colorée (au pochoir, ou avec des tampons colorés) avec quatre couleurs (récemment relié à nouveau), 41,9 x 29,8 cm, New York, The Metropolitan Museum of Art, Drawing and Prints, 38.52. © L'Institut du Monde Arabe
L’émergence de l’imprimerie dans la cité-Etat européenne a largement contribué à cette transmission des savoirs et ce, dans tous les domaines. Ludovico Dolce (1508-1568), Le Trasformazioni, Venise, 1553, Reliure de cuir repoussé, 25,8 x 18 x 3,5cm, Venise, Fondazione Giorgio Cini, 216 A / D 47. © Venise, Fondazione Giorgio Cini / Institut du Monde Arabe
Institut du Monde Arabe, jusqu'au 18 février.






