Conserver la cité antique de Hôi An
(photo courtesy http://forum.hardware.fr/hfr/Photonumerique/Photos/ailleurs-candid-people-sujet_769_3.htm)
Face au rythme vertigineux de l'urbanisation, la conservation des vestiges historiques et architecturaux de Hôi An se pose comme un véritable casse-tête pour les autorités locales et celles de la province de Quang Nam (Centre).
Depuis 1986, les autorités provinciales de Quang Nam cherchent à limiter la dégradation des ouvrages et sites historiques qu'abrite la ville de Hôi An. Un important budget a été réservé à la restauration, la réfection et la conservation des monuments et des anciennes maisons, qu'elles soient issues d'une lignée, d'une famille ou d'un particulier. Les foyers en difficulté ont bénéficié d'aide financière. Cette politique a permis de conserver 1.000 vestiges, dont une majorité d'habitation. De fait, l'ancienne cité de Hôi An est parvenue à garder son charme unique.
Trân Quang Thành, propriétaire de la maison située au 4, rue Nguyên Thi Minh Khai, a souligné la fierté qui l'habitait d'avoir pu sauver sa maison, construite depuis plus de 200 ans, et que lui ont laissée ses ancêtres. Partant de ce point de vue, la population de la vieille cité de Hôi An se sont attelés à la conservation des rues antiques de Trân Phu, Nguyên Thai Hoc, Nguyên Thi Minh Khai avec leurs particularités architecturales distinctives. Malgré les difficultés financières, les autorités locales s'efforcent à présent de restaurer plutôt que de détruire.
De plus, outre la conservation des maisons antiques, l'apparition de métiers traditionnels notamment la production d'artisanat, de statues et d'articles d'ébénisterie, la fabrication de lanternes, la broderie sur soie, la peinture et le dessin, la confection et l'organisation de la cérémonie au 15e jour du mois lunaire de l'ancienne cité, etc., ont donné un nouveau souffle au développement de l'industrie sans fumée de cette ville antique. Hôi An est devenue une destination plus attractive aux caractères forts et originaux sur la carte touristique du Vietnam et a été reconnue comme un des patrimoines mondiaux à conserver.
Particulièrement, les touristes étrangers peuvent de nos jours contempler, dans les maisons antiques, de jeunes filles pratiquant de façon traditionnelle, la sculpture sur bois, la confection de lanternes... De petites auberges ont été transformées en restaurants haut de gamme en conservant l'architecture originale. Un certain nombre de maisons antiques de haute valeur historique sont au service d'importantes personnalités, à savoir la maison dédiée à la dynastie des Trân, l'habitat de Tân Ky au 101, rue Nguyên Thai Hoc, qui est classé comme un vestige particulier à conserver au niveau national. Cette maison attire le plus grand nombre de touristes, par son architecture originale, en harmonie avec le mode de vie de sa propriétaire, Huynh Thi Tân Xuân. Ainsi, cette dernière a pu gagner une grosse somme grâce aux visites et consacrer une grande partie des recettes obtenues à la restauration de sa maison. Rien qu'en mai dernier, elle a accueilli plus de 4.000 visiteurs étrangers et 1.700 vietnamiens. Elle a encaissé 12 millions de dôngs. Généralement, la maison de Tân Ky reçoit journellement entre 50-200 visiteurs pour un revenu maximal de 17 millions de dôngs.
Quant au touriste japonais Kasimoto, il a déclaré y avoir trouvé la silhouette de Hôi An d'antan, alors que Nippons et Chinois y exerçaient des activités commerciales avec leurs partenaires vietnamiens. Au cours de ces dernières années, Hôi An a enregistré annuellement un million de visites étrangères, sans compter 400 autres résidents étrangers. Ce qui lui permet de recevoir une recette annuelle estimée à plus de 400 millions de dôngs. C'est aussi l'enjeu important de la conservation des particularités culturelles des ouvrages historiques au sein de la ville antique de Hôi An. (Hà Anh/CVN)
