"L'atelier d'Alberto Giacometti "à Beaubourg
Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti, une rétrospective inédite de l'œuvre d'Alberto Giacometti (1901-1966). Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l'artiste sont présentées en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des oeuvres rares, souvent invisibles du grand public, comme les plâtres peints ou les fragments des murs de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja (Suisse).
« L'atelier d'Alberto Giacometti », en écho au texte de Jean Genet de 1957, développe le sujet de l'atelier dans sa dimension de laboratoire, de lieu rituel, d'espace déterminant dans l'élaboration et la diffusion de l'œuvre. Giacometti et son atelier sont indissociables. Lieu de création et lieu de vie, il est devenu son univers et peu à peu une extension de son être.
L'exposition offre une occasion exceptionnelle de réunir plus de 600 œuvres, dont la majorité provient des collections de la Fondation, complétées par une sélection d'œuvres issues de la collection du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne et par quelques prêts de grands musées ou de collections particulières. La richesse des collections de la Fondation permet d'accompagner Giacometti à partir de ses débuts dans l'atelier de son père, en étudiant au plus près sa démarche et les thèmes qui scandent son œuvre.
Rythmée par des archives inédites, l'exposition présente les aspects les plus divers de la production de Giacometti : sculptures, peintures, dessins, objets d'art décoratif, gravures, écrits. Elle fait apparaître la vision très particulière de Giacometti face au réel, mouvant, instable, insaisissable. Comme le souligne le critique David Sylvester, il aspire à « perpétuer l'éphémère ».
du 17 octobre 2007 au 11 février 2008 - Centre Pompidou - 11h00 - 21h00 - Nocturne le jeudi jusqu'à 23h
J'y suis allé ce matin au vernissage. Philippe m'a rejoint et Isabelle était prise à la remise des prix de Pernod Ricard au 4ème étage. Nous avons croisé Alain Lamaignère qui nous a parlé de Catherine Adiba.
Bien entendu, l'oeuve de Giacometti a été tellement médiatisé ainsi que le personnage qu'on n'a pas l'impression de découvrir grand chose... à part ses premières oeuvres (une petite peinture de 1921 mêlant une tête et un paysage qui m'a fait penser à Vincent Bizien) et charmant et anecdotique, ses portraits en bambin effectués par son père. Je ne connaissais pas et j'ai bien aimé voir la série de croquis amenant à la petite tête de Simone de Beauvoir, de voir celle de Marie Laure de Noailles. J'aime toujours autant ses plâtres taillés au canif et repeint (je trouve que le bronze les alourdit et les amollit), certaines toites dont particulièrement celle "Annette" (vers 1952) où la "vanité" (un crâne) apparaît dans le visage. J'ai aimé ses couleurs, ses assocaitions de différents tons de gris, de saumon et de jaune délilcat.
Et je terminerai par ce dessin , copie d'ancien, sous lequel il a annoté "J'ai sommeil, je ferme les yeux, je ne sais plus où je suis et déjà je rêve les yeux fermés". Bonne nuit.
