Albert Gleizes (1881-1953), Nature morte, Toul, 1915
Albert Gleizes (1881-1953), Nature morte, Toul, 1915, gouache sur papier, 19,5 x 25 cm. Estimation : 10 000/12 000 €
Une petite centaine de lots provenant de la succession Henri Viaud, l’un de ses plus proches amis, prennent le chemin des enchères : manuscrits, correspondances sur l’art ou la religion, mais aussi et bien sûr oeuvres sur papier. Les compositions abstraites côtoient les natures mortes, les scènes religieuses et quelques paysages des environs de Paris, ou des Méjades, sa maison de Saint-Rémy-de-Provence. Comptez quelques dizaines à 400 € pour les documents, 600 à 12 000 € environ pour les tableaux, acquis entre 1956 et 1968 auprès de Juliette Roche-Gleizes, épouse du peintre et artiste elle-même. Gleizes a une vingtaine d’années quand il commence à peindre, en autodidacte. Quelques années plus tard, il retrouve régulièrement ses amis Jean Metzinger, Robert Delaunay et Fernand Léger dans l’atelier d’Henri Le Fauconnier, un peintre dont l’oeuvre l’a fortement impressionné. En 1911 au Salon des indépendants, la salle 41, dans laquelle il expose avec ses amis, suscite un scandale, qui révèle le cubisme au public. C’est le début d’une carrière consacrée à la peinture, abstraite pour l’essentiel. En 1937 en effet, il collabore avec Delaunay, Léger et Survage aux décors muraux pour l’Exposition internationale de Paris ; l’année suivante, il fournit avec Jacques Villon et les époux Delaunay des peintures monumentales pour le Salon des Tuileries. En 1950, ses cinquante-sept eaux-fortes illustrant les Pensées de Pascal, constituent son testament artistique. (courtesy www.gazette-drouot.com)
Blanchet & Associés. Art Moderne et Contemporain. Mercredi 30 janvier, salle 4.
