François Louis Lanfant de Metz (1814-1892), Le Cortège
François Louis Lanfant de Metz (1814-1892), Le Cortège, huile sur toile, 48 x 15,5 cm. Estimation : 8 000/10 000 €.
Peintre du XIXe siècle, Lanfant de Metz a cultivé la citation au siècle précédent. À l’image de notre Cortège, la peinture du XVIIIe est en effet omniprésente dans les toiles de l’artiste, originaire de Sierck, petite ville de Moselle proche de Metz. Ainsi la couleur prime-t-elle chez cet élève du peintre romantique Ary Scheffer, de même que les thèmes légers, scènes galantes et autres jeux enfantins. Le souvenir de Watteau n’est pas loin... À cette époque, les usages de la cour se font moins stricts ; les pièces des châteaux se réduisent, laissant place à de petits salons réservés aux femmes qui aiment admirer ces scènes sentimentales et colorées. Cette même atmosphère poétique et joyeuse caractérise également notre toile, mettant en scène les festivités d’un mariage. Dans ce tableau au format original, Lanfant de Metz fait par ailleurs preuve d’un art raffiné du paysage, hérité des artistes nordistes. Après avoir fait ses classes à Paris, il prend part à la campagne d’Algérie avant de collaborer avec le naturaliste suisse Agassiz. Il voyage alors à Naples et en Angleterre, puis réside à Barbizon. En 1868, il fait la connaissance à Rennes de Gustave Courbet, avec lequel il se rend à Trouville. Finalement, Lanfant de Metz s’installe définitivement au Havre avec sa nouvelle compagne. Les élégants sujets de genre de cet artiste au parcours étonnant ont connu un égal succès en province et à Paris.
Roubaix, dimanche 3 février. May, Duhamel et Associés SVV. M. Stella
