"Figuration narrative" au Grand Palais
Un clin d'oeil en reponse a celui de Genevieve, de Washington DC (sorry pour les accents, je ne les trouve pas sur un claver americain!
Gilles Aillaud, Vietnam, la bataille du riz, 1968, Collection particulière, Paris Courtesy Galerie de France. © Adagp, Paris 2008.
Alors que Mai 68 est célébré à grand renfort médiatique, " Figuration narrative " nous livre le regard souvent haut en couleur que les artistes ont porté sur cette période passionnément politique. Arroyo, Klasen, Monory, Rancillac et Télémaque font de leur production des manifestes de la réalité sociale. Peintres pour la plupart, ils s'inspirent de photographies diffusées par la presse pour s'insurger contre les guerres du Vietnam et d'Algérie. Ce mouvement militant s'inscrit également sur le front de l'art pour dénoncer le formalisme des artistes pop et s'opposer au " déferlement de l'école américaine ". Dans leurs différents combats, les peintres pratiquent le détournement. Télémaque ou Erró reprennent l'éden de supermarché de la BD, les clichés romantiques et les chefs-d'oeuvre de l'art pour signifier le mensonge des médias. Au-delà de l'engagement, on retiendra les explosions chromatiques qui font revivre les années 1960 et 1970 tout en réaffirmant que la peinture n'a pas dit son dernier mot. GENEVIEVE NEVEJAN www.lesechos.fr
Tous les jours sauf le mardi de 10 h à 20 h, mercredi jusqu'à 22 h. Galeries nationales du Grand Palais. Tél. : 01 44 13 17 17.
