Guéridon, d’une paire de style Louis XVI, porcelaine de Sèvres, bois noirci et bronze doré, signé "Rault", XIXe siècle
Guéridon, d’une paire de style Louis XVI, porcelaine de Sèvres, bois noirci et bronze doré, signé "Rault", XIXe siècle, h. 80, diam. 79 cm . Estimation : 300 000/350 000 €.
Le retour au pouvoir des Bourbons avec la montée sur le trône de Louis XVIII s’accompagna d’une période de réhabilitation de la royauté. Le frère du roi, Louis XVI, et son épouse, Marie-Antoinette, virent même leur honneur rétabli par certains, du moins le temps de la Restauration de 1815 à 1848. Leur sort funeste suite au verdict de haute trahison apparaît alors injuste aux yeux de quelques royalistes. La preuve avec cette paire de guéridons aux plateaux ornée, pour l’un, du portrait de Louis XVI en costume de sacre doté de ses attributs royaux, couronne et sceptre, et, pour l’autre, de celui de Louis XIV dans une attitude similaire. Outre l’image du roi, c’est également le style qui avait cours sous Louis XVI qui est ici remis au goût du jour. Ainsi, ces deux guéridons reposent sur un pied en bois noirci polylobé, orné de riches bronzes ciselés et dorés à double patine et arborent un décor de porcelaine de Sèvres avec, au centre, les effigies royales entourés de dix-huit médaillons décrivant des portraits. Le nom de leur créateur ? Signé «Rault», ces meubles pourraient être l’œuvre de Charles Rault (1812-1848), établi rue de Charenton, à Paris, entre 1842 et 1846. Cet ébéniste serait le fils de Jean-Louis Rau, établi au début du siècle au 83, rue de Charenton dans la maison de son père, Jean-Samuel, qui exerçait déjà le métier d’ébéniste. Les dynasties ont décidément la vie dure !
Cannes, mardi 5 août. Giafferi SVV. M. Burgi.
