Alexandre Roslin (Malmo 1718 - Paris 1793), Portrait d'un jeune homme de qualité
Alexandre Roslin (Malmo 1718 - Paris 1793), Portrait d'un jeune homme de qualité. photo Lafon Castandet
Huile sur papier marouflé sur toile. Traces de signature au centre à droite et daté 1783; 59,5 x 49 cm. Lot 33. Estimation : 10 000 / 15 000 €
Bibliographie de référence : - Alexandre Roslin 1718 - 1793: Verk ur offentliga och privata samlingar, catalogue de l'exposition, Malmo, 1962.
- Magnus Olaussom, Alexandre Roslin 1718 - 1793 : Un portraitiste pour l'Europe, catalogue de l'exposition, Paris, 2008.
De Vienne, où il a peint le Portrait de l'archiduchesse Marie-Christine, Alexandre Roslin retourne à Paris, durant l'été 1778, où il reste jusqu'à sa mort en 1793. Durant cette période, Roslin s'affirme comme un peintre de cour reconnu malgré les nouveaux modèles que mettent en place des portraitistes de talent comme Elisabeth Vigée-Lebrun et ses élèves. S'il réalise le portrait du jeune roi Louis XVI et des grands de la Cour, il trouve aussi le temps de peindre des visages plus intimes, notamment ceux de sa fille Augustine-Suzanne et de son mari, où se révèle toute la subtilité nordique de son art.
C'est ainsi que notre portrait, daté de 1783, pourrait représenter un membre de sa famille ou un personnage de son proche entourage. Le caractère fortement personnel, d'une sincérité immédiate, et la virtuosité du coup de pinceau dans le traitement des étoffes, sont autant d'éléments typiques de cette période où le peintre se fait volontiers psychologue des passions de l'âme. D'une puissante simplicité, renforcée par une gamme restreinte de couleurs presque monochromes, ces portraits sont ceux que préférait Roslin, si l'on en croit les notices du temps.
Lafon Castandet - Paris. Mercredi 20 juin 2012. Drouot Richelieu - Salle 14
