"Un Automne Russe" à l'Espace Topographie de l'art.
Valery Koshlyakov, Et la France fut leur mot de passe..., 2013. Installation: peintures, sculptures, matériaux de récupération. Drapeau. Tempera, marker et collage sur toile et sculptures. 279 x 450 cm. Courtesy Espace Topographie de l’art (Paris), © Valery Koshlyakov
PARIS - Tel est le titre de l’exposition de la rentrée 2013 proposée par Topographie de l’art, sous le commissariat de Jean-Pierre Frimbois et de Victoria Ville-Paris. Avec les oeuvres de quatre artistes russes contemporains : Kirill Chelushkin, Valery Koshlyakov, Oleg Kulik et Andrei Molodkine. Quatre artistes qui ont en points communs d’appartenir à une génération qui a pu sortir librement de Russie et choisir leurs lieux de résidence et de création selon leurs souhaits. Et c’est Paris qu’ils ont choisi, soit pour s’y installer, soit pour y passer un temps conséquent, ponctué par des aller-retour réguliers entre les deux capitales. Ceci s’appelle la liberté.
Pour cette exposition « Un Automne Russe / Paris > Moscou > Paris », Kirill Chelushkin présente un ensemble de dessins et deux installations vidéo. Valery Koshlyakov montre de grandes peintures et réalise une composition particulière. Andrei Molodkine est présent par le dessin et l’installation. Accompagné de deux pièces historiques, c’est le film réalisé autour du Messie de Haendel mis en scène par Oleg Kulik qui est projeté.
Kirill Chelushkin a son atelier dans la proche banlieue parisienne, aux Lilas où il vit et travaille pendant six mois de l’année. Kirill Chelushkin est né en 1968 aux environs de Moscou. Après une formation d’architecte, il s’est d’abord orienté vers de grands dessins réalisés à la mine de plomb, puis s’est dirigé vers le champ de la sculpture (sur polystyrène) et de l’installation vidéo dont le polystyrène est le support. Le thème urbain est récurrent dans l’oeuvre de Kirill Cheluskin, mais il porte aussi un regard percutant sur différents thèmes sociétaux, historiques ou politiques.
Kirill Chelushkin, Life Kills, 2012. Dessin à la mine de plomb. Courtesy Galerie Rabouan-Moussion, © Kirill Chelushkin
Valery Koshlyakov est né à Salsk (près de Rostov-sur-Don) en 1962. Paris est sa résidence principale et il travaille dans son atelier des Lilas. C’est la peinture qui est son médium principal, mais il a considérablement étendu son champ par ses techniques, de collages ou d’assemblages et la production d’installations et de sculptures. Il produit de vastes compositions dans lesquelles les notions de civilisation et d’architecture sont prégnantes.
.Valery Koshlyakov, Il Foro, 2008. Carton ondulé et tempera. Courtesy Espace Topographie de l’art (Paris), © Valery Koshlyakov
Valery Koshlyakov, Et la France fut leur mot de passe..., 2013. Installation: peintures, sculptures, matériaux de récupération. Triomphateur. Tempera, marker et collage sur toile et sculpture. 381 x 638 cm. Courtesy Espace Topographie de l’art (Paris), © Valery Koshlyakov
Oleg Kulik est né à Kiev en 1961. Il s’est fait connaître par des performances spectaculaires autour de la thématique de l’animalité, allant même jusqu’à jouer le rôle du chien. Il est aussi connu pour de grands montages photographiques à connotation autobiographique, onirique ou politique. Il séjourne régulièrement à Paris et par deux fois, au théâtre du Chatelet à Paris, il a conçu la scénographie d’oeuvres musicales. En 2009, Vespro della Beata Vergine de Claudio Monteverdi et en 2011, Le Messie de Haendel. C'est l'artiste que j'ai préféré de l'exposition. Et surtout, la pièce ci-dessous. Les lettres sont alimentées par du pétrole sous une photographie de Poutine et Assad...
Oleg Kulik. Photo : Catherine Rebois, Courtesy Topographie de l'art.
Oleg Kulik, Red Square, 1999. Montage photographique. Courtesy Espace Topographie de l’art (Paris), © Oleg Kulik
Oleg Kulik. Photo : Catherine Rebois, Courtesy Topographie de l'art.
Andrei Molodkine est né en 1966 à Boui, au nord de la Russie. Il vit et travaille à Paris. Il a reçu une formation d’architecte, mais c’est en effectuant son service militaire qu’il a orienté sa carrière artistique vers le dessin au stylo bille et qu’il s’est intéressé à la notion de pétrole qui allait devenir le fil rouge de ses spectaculaires installations. Il réalise aussi de gigantesques dessins, toujours au stylo bille, qui sont de véritables fresques.
Andrei Molodkine, Installation à Art Paris 2012 du dessin au stylo bille Gasprom, 2012. Installation, dessin au stylo à bille. Courtesy Galerie Orel Art, © Andrei Molodkine







