"Une brève histoire de l'avenir" au musée du Louvre
Thomas Cole, "Le Destin des empires. La Destruction", 1836. Huile sur toile. © The New York Historical Society
PARIS - Événement majeur de la programmation de l’automne du musée du Louvre, cette exposition est inspirée du livre éponyme de Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir (Fayard, 2006). Pluridisciplinaire, elle fait dialoguer des œuvres insignes du passé avec des créations contemporaines afin de retracer au présent un récit du passé susceptible d’éclairer notre regard sur l’avenir.
Copie d’après Pieter I Bruegel, "La Parabole des aveugles", Fin du XVIe siècle. Huile sur toile. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Le parcours se déroule autour de quatre thématiques : l’ordonnancement du monde, les grands empires, l’élargissement du monde et le monde d’aujourd’hui.
Deux cents œuvres sont ainsi réunies dans une lecture subjective et poétique du passé, imaginée et portée par la création artistique des millénaires précédents mais aussi par quinze œuvres d’artistes contemporains du monde entier, dont des commandes spécifiques. Mark Manders, Tomás Saraceno, Wael Shawky, Camille Henrot, Isabelle Cornaro, Chéri Samba et Ai Weiwei ont ainsi répondu à l’invitation du Louvre.
Tomás Saraceno, "Titre à venir", 2015. Soie d’araignée, fibre de carbone, éclairage, trépied. Atelier de l’artiste. © Tomás Saraceno
Une brève histoire de l’avenir associe les contemporains et les anciens, les artistes, les sciences, l’architecture ou encore le cinéma, pour discerner ce qui, dans l’histoire des sociétés disparues, nous renseigne sur les chances et les périls du futur. Au cœur de sa conception figure le dialogue, continu ou discontinu, qu’entretient la pensée de notre temps avec l’avenir, ainsi qu’avec les arts de différentes époques et civilisations.
Tête de Gudéa (prince de Lagash). Mésopotamie : pays de Sumer (actuel Irak), vers 2120 av. J.-C.. Pierre noire (gabbro) Tello (ancienne Girsu). © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux
Ces œuvres illustrent la succession de moments historiques d’expansion et de repli, la construction d’échanges entre individus ou communautés, et la création de divers moyens de communication pour rendre possibles ces échanges.
Conçue par Juan-Felipe Alarçon, architecte muséographe au Louvre, la scénographie offre de valoriser un récit thématique, autour de grandes scansions. Elle ménage aussi des temps de respiration, comme autant de chemins de traverse, créant ainsi des contrepoints poétiques et méditatifs. La mise en lumière, le choix des couleurs, valorisent œuvres anciennes et créations contemporaines.
Stèle de granit. Mésoamérique, 200-50 av. J.-C.. Granit. Site archéologique de Kaminaljuyú. Guatemala City. © Museo Nacional de Arqueologia y Etnologia, Guatemala City / Bridgeman Images
Une place particulière sera donnée à la médiation des œuvres et à leur mise en perspective, notamment grâce à la création d’un lieu de débats au sein de la dernière salle.
Au même moment, à Bruxelles, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique interprètent le même essai dans l’exposition « 2050. Une brève histoire de l’avenir » (11/09/2015 - 24/01/2016). Celle-ci s’attache à l’actualité de la création artistique pour interroger une série de thématiques sociétales ─ de la globalisation à la marchandisation du temps, de la surconsommation au devenir de la planète. Indépendantes mais complémentaires, les deux expositions interrogent donc l’avenir ─ par un regard sur le passé et le présent à Paris, par une approche prospective à Bruxelles ─ et analysent les grandes dynamiques qui traversent et animent les sociétés, depuis les origines jusqu’à l’horizon 2050.
24 septembre 2015— 4 janvier 2016. Hall Napoléon
D’après Fernand Léger, "Les Constructeurs à l’aloès". Aubusson, ateliers Pinton Frères, 1951. Tapisserie. © RMN-Grand Palais (musée Fernand Léger) / Gérard Blot © Adagp, Paris 2015
Simon Vouet, "La Richesse ou Allégorie de la Richesse". Vers 1640. Huile sur toile. © Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais / Angèle Dequier
Panneau au flûtiste, Iran, Qazvin, 1685-1715. Céramique (pâte siliceuse), décor de glaçure colorée. © Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais / Claire Tabbagh
L’Évangéliste saint Matthieu écrivant sous la dictée de l’ange. France, vers 1225-1250. Calcaire. Provient probablement du jubé de la cathédrale de Chartres, détruit après 1763. © RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Christian Jean
Nicolaus de Caverio, "Planisphère nautique Opus Nicolay de Caverio Ianuensis". Vers 1506. Carte manuscrite enluminée sur dix feuilles de parchemin. Paris. © Bibliothèque nationale de France









