Louis-Auguste Brun, peintre de Marie-Antoinette. De Prangins à Versailles (4.03.-10.07.2016)
Louis-Auguste Brun, Portrait de Marie-Antoinette à cheval, 1783. Huile sur toile, 59 x 64,5 cm. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles. © Bridgeman Images, Paris
PRANGINS .- Du 4 mars au 10 juillet 2016, le Musée national suisse - Château de Prangins présente une exposition dédiée au parcours remarquable de Louis-Auguste Brun, peintre issu de l’école genevoise, célèbre pour ses portraits équestres de la reine Marie-Antoinette. Une centaine d'œuvres ainsi qu'un film résumant les surprenantes dernières années de sa vie, entre marchand d'art et patriote vaudois, permettront aux visiteurs de s’immerger dans la vie de ce personnage inclassable. Des visites guidées olfactives, ainsi qu’un menu d'inspiration « Marie-Antoinette » au Café du Château sollicitent tous les sens.
Louis-Auguste Brun, Marie-Antoinette et Louis XVI à la chasse à courre, 1783. Huile sur toile, 100 x 81,5 cm. Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © Château de Versailles, RMN-Grand Palais. Photographie Christophe Fouin.
Habile dessinateur, excellent portraitiste, animalier et paysagiste, l’artiste suisse Louis-Auguste Brun (1758-1815) est aujourd’hui principalement connu pour les œuvres qu’il réalisa à la cour de France, et notamment deux portraits équestres de Marie-Antoinette. Cependant, sa production fut bien plus vaste.
Comment un jeune peintre originaire de Rolle, ayant fait son apprentissage auprès d'un artisan local, a-t-il pu goûter aux fastes de Versailles et se voir introduit auprès de la reine?
Louis-Auguste Brun, Etude d'amazone enfourchant son cheval, vers 1782. Pierre noire, pinceau et encre de Chine, rehauts de gouache blanche sur papier bleuté, 30,7 x 25,2 cm. Collection des Musées d’art et d’histoire de la Ville de Genève, Cabinet d’arts graphiques, Collection de la Société des Arts de Genève. © Cabinet d'arts graphiques des Musées d'art et d'histoire, Genève, Collection de la Société des Arts de Genève. Photographie André Longchamp.
Avec une centaine de peintures à l’huile et de dessins, l'exposition retrace cette trajectoire remarquable. Elle rappelle le rôle décisif qu'ont joué les rencontres faites par Brun à ses débuts, au château de Prangins, haut lieu culturel en Pays de Vaud. Le talent de l'artiste fera le reste. Très à l’aise lorsqu'il s'agit de dépeindre les distractions et l'insouciance de la classe privilégiée, Brun multiplie dès son arrivée à Paris portraits, paysages, scènes de chasse ou de courses. L'exposition présente aussi les œuvres réalisées à son retour de France, sur les bords du Léman.
Enfin, un film raconte les surprenantes dernières années de sa vie, entre activités de marchand d'art, de collectionneur et de patriote vaudois.
Louis-Auguste Brun, Madame Suzanne Necker, née Curchod, 1787. Crayon de graphite, pierre noire, rehauts de sanguine, estompe et aquarelle sur papier préparé en blanc, ovale, 14 x 11,5 cm. Collection particulière. ©Photographie Claude Bornand, Lausanne.
PRANGINS .- From 4 March to 10 July 2016, the Swiss National Museum – Château de Prangins presents an exhibition devoted to the remarkable career of Louis-Auguste Brun, a painter from the Geneva school best known for his equestrian portraits of Queen Marie-Antoinette. Some one hundred works, together with a film recounting the surprising last years of his life as both art dealer and Vaud patriot, allow visitors to explore the life of an individual who defies easy classification. With scent-based guided tours and a Marie-Antoinette-inspired menu at the Café du Château, it’s an experience for all the senses.
A skilled draughtsman and an outstanding painter of portraits, animals and landscapes, the Swiss artist Louis-Auguste Brun (1758-1815) is today principally known for the works he produced at the French court, in particular two equestrian portraits of Marie-Antoinette.
Louis-Auguste Brun, Paysage fluvial avec demeure patricienne, vers 1776- 1778. Huile sur toile, 194 x 179 cm. Collection particulière. ©Photographie Claude Bornand, Lausanne.
In fact, however, there is much more to his oeuvre. How did a young painter from the village of Rolle who completed his apprenticeship with a local craftsman come to enjoy the splendours of Versailles and gain an introduction to the Queen herself?
The exhibition retraces his remarkable story in around a hundred oil paintings and drawings. It highlights the decisive role of Brun’s encounters in the early stages of his career at Château de Prangins, a centre of cultural life in the Vaud region. The rest is down to Brun’s talent as an artist. Entirely at his ease depicting the diversions and carefree life of the privileged class, Brun begins producing large numbers of portraits, landscapes, hunting and horse racing scenes from the time he arrives in Paris.
Louis-Auguste Brun, Vue du château de Prangins depuis le nord-est, vers 1779. Huile sur toile, 36 x 45 cm. © Musée national suisse.
The exhibition also presents the works created on the shores of Lake Geneva after his return from France. It ends with a film recounting the surprising final years of his life, as an art dealer, collector and Vaud patriot.
Louis-Auguste Brun, Étude de chien couché se grattant l’oreille, 1782-1785. Pierre noire et craie blanche sur papier, 26,2 x 31 cm, Collection des Musées d’art et d’histoire de la Ville de Genève, Cabinet d’arts graphiques, Collection de la Société des Arts de Genève. © Cabinet d'arts graphiques des Musées d'art et d'histoire, Genève, Collection de la Société des Arts de Genève. Photographie André Longchamp.






