Antonio d’Ubertino Verdi, dit Il Bacchiacca (Florence 1499-1572), Portrait d'une jeune femme en col de fourrure
Lot 61. Antonio d’Ubertino Verdi, dit Il Bacchiacca (Florence 1499-1572), Portrait d'une jeune femme en col de fourrure. Huile sur panneau, 59 x 46 cm. Estimation 40,000 — 60,000 €. Photo: Sotheby's.
Provenance: Vente collection du baron Vitta, Paris, Hôtel Drouot, Me Lair-Dubreuil, 27-28 juin 1924, n° 36, reproduit (Ecole Toscane du XVIe siècle) ;
Vente anonyme, Stockholm, Bukowski, 5 decembre 2012, n° 503 (attribué à Francesco Bacchiacca) ;
Vente anonyme, Londres, Christie’s, 3 juillet 2013, n° 171, reproduit en couleurs (Antonio Bacchiacca).
Notes: Nous remercions Monsieur Robert La France d'avoir suggéré l'attribution à Antonio sur la base d'une photographie (correspondance de juillet 2016).
Dans son catalogue raisonné (R. La France, Bachiacca : artist of the Medici court, Florence, 2008), Robert La France explique que les tableaux attribués à Bacchiacca sont en réalité peints par plusieurs artistes de la même famille, les fils Ubertino Verdi : Francesco d’Ubertino Verdi, qui est le plus actif et créatif et qui prend le surnom de Bacchiacca, Bartolomeo et Antonio, le plus jeune. Tous les trois travaillèrent à la cour de Cosme Ier de Médicis comme peintres de compositions religieuses, de portraits, de cartons de tapisseries.
Antonio rejoint la guilde des peintres en 1532, puis travaille à la suite de ses frères à la cour de Cosme I de Médicis. Notre tableau est très proche de la Marie Madeleine de son frère Francesco d’Ubertino Verdi (huile sur panneau, 51 x 42 cm.) conservé au Palais Pitti à Florence. Antonio reprend la peau de léopard, le visage de la femme légèrement tourné vers la gauche, son buste laissé de profil, sa coiffure ornée de bijoux et les couleurs vives et hardies. Toutefois sans les détails anecdotiques de l’auréole et du pot à onguent, Antonio fait de son œuvre un véritable portrait et sa manière est plus douce. Le visage de la femme est moins osseux, son long nez est droit et son front légèrement bombé. En s’inspirant de l’œuvre de son frère, Antonio peint un véritable portrait de femme au regard tendre et soutenu évoquant une interrogation.
Sotheby's. Robert de Balkany, Rue de Varenne, Paris – Evening sale, Paris, 20 Sep 2016, 05:00 PM
