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24 février 2024

Simon RENARD dit de SAINT-ANDRE (Paris, 1614 - 1677), Vanité aux coquillages, au crâne et à la couronne

Simon RENARD dit de SAINT-ANDRE (Paris, 1614 - 1677), Vanité aux coquillages, au crâne et à la couronne

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Lot 107. Simon RENARD dit de SAINT-ANDRE (Paris, 1614 - 1677), Vanité aux coquillages, au crâne et à la couronne. Huile sur toile. Hauteur : 50 Largeur : 43,50 cm. Estimation 40 000 - 60 000 €© Artcurial 

Peintre parisien formé et évoluant dans l'environnement des Beaubrun, notre artiste portraisite1 est resté néanmoins célèbre pour ces vanités. Il fut élevé dans une famille d'artistes ; son père était maître orfèvre, son frère François Renard (1607-avant 1652) également peintre et sa sœur était l'épouse d'un musicien ordinaire de Monsieur, frère du roi. Sa touche cloisonnée, ses savants jeux d'ombres et ses compositions riches et élaborées traduisent l'influence des peintres de vanités du flamand Cornelis Norbertus Gysbrechts ou du hollandais Edwaert Collier. C'est justement à ce dernier que nous pensons à l'examen de la couronne et du sceptre présents sur notre toile. Si le crâne et les coquillages sont des éléments extrêmement récurrents dans les œuvres de Renard, ce sont bien ces symboles du pouvoir qui apportent une grande originalité à notre tableau. Mais ne nous y trompons pas, la vraie couronne est bien celle composée de feuilles et fleurs d'oranger posée sur le crâne : dans son discours de Vanités, le peintre nous met en garde sur la futilité des pouvoirs temporels et terrestres et nous invite à méditer sur la vie après la mort en peignant sur le crâne une couronne symbolisant la pureté, l'innocence et la générosité. Le nautile se retrouve dans une autre œuvre de l'artiste passée en vente publique en 19892, ainsi que le flambeau à bourrelé central3 dont la mèche vient de s'éteindre (le bout de la mèche et encore rouge et la fumée se disperse) annonçant ainsi que toute chose terrestre est éphémère.
Notre composition parfaitement ordonnée s'offrant à nous dans un magnifique état de conservation nous permet de conclure qu'avec Jacques Linard et Sébastien Stoskopff, Simon Renard de Saint-André est un des peintres de la vie silencieuse les plus fascinants du Grand Siècle.

1 - Le morceau de réception de l'artiste à l'Académie royale est son Double portrait d'Anne d'Autriche et Marie-Thérèse sous les emblèmes de la Paix et la Concorde (Versailles, Musée des châteaux de Versailles et de Trianon, inv. MV6925)
2 - Vente anonyme ; New York, Sotheby's, 12 janvier 1989, lot 77.
3 - Vente anonyme ; New York, Sotheby's, 27 janvier 2011, lot 334.

Artcurial. Vente Maîtres anciens & du XIX siècle - 20 mars 2024

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