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12 juin 2024

Chefs-d’œuvre de la collection Torlonia au musée du Louvre

Chefs-d’œuvre de la collection Torlonia au musée du Louvre
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PARISLa plus grande collection privée de sculpture antique romaine conservée à ce jour – celle rassemblée par les princes Torlonia durant tout le XIXe siècle à Rome – se dévoile au public pour la première fois depuis le milieu du XXe siècle dans une série d’expositions-évènements. Et c’est au Louvre que les marbres Torlonia s’installent pour leur premier séjour hors d’Italie, dans l’écrin restauré qu’offrent les appartements d’été d’Anne d’Autriche, siège des collections permanentes de sculpture antique depuis la fin du XVIIIe siècle et la naissance du musée du Louvre.
Les collections nationales françaises se prêtent volontiers à un dialogue fécond avec les marbres Torlonia, qui interroge l’origine des musées et le goût pour l’Antique, élément fondateur de la culture occidentale.

 

 

Cette exposition met en lumière des chefs-d’œuvre de la sculpture antique et invite à la contemplation de fleurons incontestés de l’art romain, mais également à une plongée aux racines de l’histoire des musées, dans l’Europe des Lumières et du XIXe siècle.

 

Née de l’amour pour la sculpture antique des princes de la famille, héritiers des pratiques nobiliaires de la Rome des papes, la collection Torlonia entendait, surtout avec l’ouverture du Museo Torlonia dans les années 1870, rivaliser avec les grands musées publics – du Vatican, du Capitole, du Louvre.

 

Cette collection Torlonia, célèbre en Italie, fait l’objet depuis 2020 d’expositions-évènements qui proposent au public la redécouverte d'un ensemble de sculpture romaine de premier ordre, après la longue éclipse du musée aménagé par Alessandro Torlonia en 1876, fermé au milieu du XXe siècle. Les deux étapes romaine et milanaise, dont le commissariat fut assuré par Salvatore Settis et Carlo Gasparri sous la supervision de la Surintendance Spéciale de Roma étaient construites autour d’une histoire à rebours de la collection.

 

L’exposition parisienne est née du souhait de présenter au public, dans un lieu chargé de l’histoire des  musées de sculpture antique, cette collection méconnue en France. Elle propose une plongée esthétique et archéologique à la découverte des œuvres exceptionnelles de la collection Torlonia, tout en saisissant l’opportunité d’un dialogue avec les collections du Louvre. Elle prendra place dans les Appartements d’été d’Anne d’Autriche et leur prolongement naturel, la salle dite d’Auguste, lieu de présentation muséale de la sculpture romaine, au Louvre, depuis 1800. Ces salles ont été entièrement restaurées en vue d’accueillir ensuite le nouveau parcours de présentation des collections romaines du Louvre.

 

L’exposition au public d’une collection de sculpture antique de très haut niveau artistique, d’accès confidentiel jusqu’à une date très récente, dans un espace particulièrement marqué par la tradition palatiale de présentation de la sculpture, d’une signification historique de tout premier plan dans l’histoire des musées constituent ainsi un triple évènement en 2024. Soutenue par une sélection d’œuvres de qualité exceptionnelle, l’exposition, bâtie avec les chefs-d’œuvre de la collection Torlonia, portera l’accent sur une présentation des genres emblématiques de la sculpture romaine, et des styles artistiques riches et divers que celle-ci révèle. Portraits, sculpture funéraire, copies d’originaux grecs fameux, œuvres au style rétrospectif nourries au classicisme ou à l’archaïsme grecs, figures du thiase et allégories dévoilent un répertoire d’images et de formes qui fait la force de l’art romain. Par ailleurs, un dialogue s’instaure entre deux collections sœurs, en mettant en regard les sculptures du Louvre et celles du musée Torlonia du point de vue de l’histoire des collections.

 

Commissariat général : Cécile Giroire, directrice du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines.
Commissariat  scientifique : Martin Szewczyk, conservateur au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, musée du Louvre.
Commissaires associés : Carlo Gasparri, Universita Federico II di Napoli, Accademia dei Lincei et Salvatore Settis, Scuola Normale Superiore di Pisa, Accademia dei Lincei et membre de l'Institut, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Sous la supervision de la Surintendance Spéciale de Rome.

 

Un immense trésor de sculptures antiques. Le musée Torlonia

L’exposition retrace une histoire de la collection, jadis exposée au Museo Torlonia, dont les contours sont dessinés par les conditions dans lesquelles elle fut assemblée. Faite de pièces issues du sol même de la ville de Rome ou de ses environs immédiats, au centre du pouvoir et de la production artistique dans l’Occident romain, elle est constituée de sculptures qui sont du ressort de l’art savant, d’une grande qualité d’exécution. Elle est également composée d’œuvres de collection, sorties de terre parfois depuis le XVe ou le XVIe siècle, et, du fait de cette longue histoire, transformées et adaptées au goût du jour.

La spécificité de la collection Torlonia, à la fois dernière collection princière de Rome et musée tourné vers le futur, est incarnée par une pièce exceptionnelle, très renommée déjà au XVIIe siècle : le Caprone restauré par Le Bernin. Renfermant des chefs-d’œuvre de la sculpture romaine, le Museo Torlonia, fondé selon le principe d’une sélection critique et d’une disposition scientifique des collections, demeure marqué de l’empreinte du collectionnisme.

Les origines de la collection et l’importance du choix conduisit, dans la seconde moitié du XIXe siècle, Alessandro Torlonia à en faire un musée ouvert à de petits groupes de visiteurs, selon une démarche nouvelle, pour cette catégorie particulière d’œuvres d’art appelées les antiques. S’éloignant du collectionnisme, le musée d’Alessandro Torlonia n’en demeure pas moins profondément marqué par lui, fruit de la rencontre de deux dynamiques historiques : le goût aristocratique pour les antiques, d’une part, la naissance de la discipline archéologique, d’autre part.

La Fanciulla da Vulci, deuxième moitié du Ier siècle avant J-C. Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Il Vecchio di Otricoli, Milieu du 1er siècle avant J-C, (Ancienne collection Giustiniani, Villa Albani), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

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Germanicus, Ier siècle après JC, Fouilles archéologiques degli Arci à Sabina, Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Agrippine l'Ancienne, Début du Ier siècle après JC, Atelier Cavaceppi, Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Tête de satyre, copie du type d'Herculanum, 1er siècle après J-C, (ancienne collection Giustiniani), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Tazza Cesi. Deuxième moitié du Ier siècle avant J-C. Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

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Nil Barberini. Deuxième moitié du Ier siècle après J-C, (ancienne collection Barberini, puis Villa Albani), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Il Caprone, début du IIe siècle après J-C. (Ancienne collection Giustiniani), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Athlète Amelung, Début du IIe siècle après JC, Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Statue inachevée de Dace captif, Début du IIe siècle ap JC, Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Lucius Verus, 161-168 après JC, Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Hestia Giustiniani. Première moitié du IIe siècle après J-C, d’après un original grec des années 470-460 av. J-C, (ancienne collection Giustiniani), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Relief figurant une scène de boucherie, IIe siècle après J-C. Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Relief votif représentant Portus, fin du IIe siècle- début du IIIe siècle après J-C. (Fouilles archéologiques du port de Rome), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Buste de femme, dite Aquilia Severa. Début du IIIe siècle après J-C. Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Sarcophage de Peregrinus, milieu du IIIe siècle après J-C. (Fouilles archéologiques à proximité de la porte San Giovanni), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

Relief attique, fin du Ve siècle avant J-C. (Fouilles archéologiques de la tombe de Cecilia Metella), Collection Torlonia © Fondazione Torlonia

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