Le trompe-l’œil, de 1520 à nos jours, au Musée Marmottan Monet
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_7a1382_17-henri-cadiou-la-dechirure-scaled.jpg)
Henri Cadiou (1906-1989), La Déchirure, 1981. Huile sur toile. Collection particulière © Collection particulière
PARIS - Le musée Marmottan Monet présente du 17 octobre 2024 au 2 mars 2025 l’exposition « Le trompe-l’œil, de 1520 à nos jours ». Cette exposition retrace l’histoire de la représentation de la réalité dans les arts et entend rendre hommage à une facette méconnue des collections du musée, ainsi qu’au goût de Jules et Paul Marmottan pour ce genre pictural.
Le terme trompe-l’œil aurait été employé pour la première fois par Louis Léopold Boilly (1761-1845) en légende d’une œuvre exposée au Salon de 1800. Le terme fut adopté trente-cinq ans plus tard par l’Académie française. Bien que le terme apparaisse au XIXe siècle, l’origine du trompe-l’œil serait liée à un récit bien plus ancien, celui de Pline l’Ancien (c.23-79 apr. J.C), qui rapporte dans son Histoire naturelle comment le peintre Zeuxis (464-398 av. J.C.), dans une compétition qui l’opposait au peintre Parrhasios, avait représenté des raisins si parfaits que des oiseaux vinrent voleter autour.
Au cours des siècles, le trompe-l’œil se décline à travers des médiums divers et se révèle pluriel. Il joue avec le regard du spectateur et constitue un clin d’œil aux pièges que nous tendent nos propres perceptions. Si certains thèmes du trompe-l’œil sont connus – tels que les vanités, les trophées de chasse, les porte-lettres ou les grisailles – d’autres aspects seront abordés dans cette exposition, comme les déclinaisons décoratives (mobilier, faïences, …) ou encore la portée politique de ce genre pictural à l’époque révolutionnaire jusqu’aux versions modernes et contemporaines.
Plus de 80 œuvres significatives du XVIe au XXIe siècle provenant de collections particulières et publiques d’Europe et des États-Unis (National Gallery of Art de Washington, le Museo nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid, le musée d’art et d’histoire de Genève, le Museo dell’Opificio delle Pietre Dure de Florence, le château de Fontainebleau, le musée du Louvre, le musée de l’Armée, le musée national de la Céramique de Sèvres, la Fondation Custodia, le Palais des Beaux-Arts de Lille, le musée Unterlinden de Colmar…) seront exposées et permettront d’appréhender l’évolution formelle du trompe-l’œil.
Martin Battersby, Louis Léopold Boilly, Henri Cadiou, Guillaume Dominique Doncre, Pierre Ducordeau, Daniel Firman, Piero Fornasetti, Johann Caspar Füssli, Gaspard Gresly, Cornelis Norbertus Gysbrechts, John Haberle, William Harnett, Jean Antoine Houdon, Nicolas de Largillière, Jean-François de Le Motte, Jean-Etienne Liotard, Cristoforo Munari, Jean-Baptiste Oudry, Giuseppe Penone, John Frederick Peto, Michelangelo Pistoletto, Jacques Poirier, Christian Renonciat, Pierre Roy, Lisa Sartorio, Piat Joseph Sauvage, Daniel Spoerri et Anne Vallayer-Coster seront quelques-uns des maîtres réunis pour célébrer l’intérêt des artistes pour cet art de l’illusion, soulignant leur technicité et leur virtuosité.
Commissariat scientifique : Sylvie Carlier, conservatrice du musée Marmottan Monet
Commissaire associée : Aurélie Gavoille, attachée de conservation au musée Marmottan Monet.
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_ca2907_1-anonyme-nature-morte-aux-bouteilles.jpg)
Anonyme, Allemagne du Nord, Nature-morte aux bouteilles et aux livres, vers 1525. Huile sur bois, 106 x 81 cm. Colmar, musée Unterlinden © Musée Unterlinden / Christian Kempf
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_26e0d8_2-cristoforo-munari-trompe-l-oeil-avec.jpg)
Cristoforo Munari (1667-1720), Trompe-l'œil avec instruments du peintre et aux gravures, n.d. Huile sur toile, 90 x 77,5 cm. Paris, Collection Farida et Henri Seydoux © Studio Christian Baraja SLB
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_98932b_3-jean-francois-de-la-motte-trompe-l-o.jpg)
François de Le Motte (connu entre 1653 et 1685, Trompe-l’oeil, 2° moitié du XVIIe siècle. Huile sur toile, 78,1 x 53,2 cm. Dijon, musée des Beaux-Arts © Musée des Beaux-Arts / photo François Jay
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_7e6713_4-nicolas-de-largilliere-deux-grappes.jpg)
Nicolas de Largillière (1656-1746), Deux grappes de raisin, 1677. Huile sur panneau, 24,5 x 34,5 cm. Paris, Fondation Custodia, Collection Frits Lugt © Paris, Fondation Custodia
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_bf6deb_5-cornelis-norbetus-gysbrechts-trompe.jpg)
Cornelis Norbertus Gysbrechts (1649-après 1676 ?), Trompe-l’œil, 1665. Huile sur toile, 59 x 56 cm. Paris, musée Marmottan Monet © musée Marmottan Monet / Studio Christian Baraja SLB
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_ca2a8c_6-jean-baptiste-oudry-tete-bizarre-d-u.jpg)
Jean-Baptiste Oudry (1686-1755), Tête bizarre d'un cerf pris par le Roi dans la forêt de Compiègne le 3 juillet 1741, 1741. Huile sur toile, 100 x 88 cm. Paris, musée du Louvre, déposée au musée national du château de Fontainebleau © Grand Palais Rmn (Château de Fontainebleau) / Gérard Blot
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_fb9934_7-jean-etienne-liotard-trompe-l-oeil-a.jpg)
Jean-Etienne Liotard (1702-1789), Trompe-l’oeil au portrait de Marie-Thérèse d’Autriche, vers 1762-1763. Huile sur panneau - 36,2 x 43,4 cm. Collection particulière © Collection particulière
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_66fbbd_8-charles-bouillon-flammant-trompe-l-o.jpg)
Charles Bouillon Flammant (actif vers 1705-1707), Trompe-l’œil, 1704. Huile sur toile, 78,1 x 53,2 cm. Paris, collection particulière © Studio Christian Baraja SLB
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_6a905e_9-jean-pillement-trompe-l-oeil-avec-ru.jpg)
Jean Pillement, Trompe-l'œil avec ruban turquoise devant le paysage de la campagne portugaise, n.d., Huile sur toile. 37,5 x 54 x 1 cm. Paris, Collection Farida et Henri Seydoux © Studio Christian Baraja SLB
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_d79e87_10-laurent-dabos-trompe-l-oeil-scaled.jpg)
Laurent Dabos (1761-1835), Trompe-l’œil, 1801. Huile sur toile, 58,8 x 46,2 cm. Paris, musée Marmottan Monet © musée Marmottan Monet
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_66af75_11-louis-leopold-boilly-trompe-l-oeil.jpg)
Louis Léopold Boilly (1761-1845), Trompe-l'oeil au sous-verre avec le portrait du peintre Swebach, fin 18e siècle – début XIXe siècle. Huile sur toile, 52 x 62 cm. Paris, musée du Louvre © Grand Palais Rmn (musée du Louvre) / Gérard Blot.
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_cfa18c_12-louis-leopold-boilly-trompe-l-oeil.jpg)
Louis Léopold Boilly (1761-1845), Trompe-l’œil aux pièces de monnaies, sur le plateau d’un guéridon, vers 1808-1814. Bois peint, 75 x 60 x 49 cm, Lille, Palais des Beaux-Arts © Grand Palais Rmn (PBA, Lille) / Stéphane Maréchalle
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_e1a109_13-adolphe-martial-potemont-lettres-d.jpg)
Adolphe-Martial Potemont (1828-1883), Lettres d’Alsace et de Lorraine, s.d. Huile sur toile, 49,7 x 60,9 cm. Pau, musée des Beaux-Arts © Pau, musée des Beaux-Arts
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_c4f400_14-john-frederick-peto-the-old-violon.jpg)
John Frederick Peto (1854-1907), The old Violon, vers 1890. Huile sur toile, 77,2 x 58,1 cm, Washington, National Gallery of Art © Washington, National Gallery of Art.
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_fc267f_15-john-frederick-peto-for-the-track-s.jpg)
John Frederick Peto (1854-1907), For the Track, 1895. Huile sur toile, 110,5 x 75,9 cm. Washington, National Gallery of Art © Washington, National Gallery of Art.
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_5c588b_16-henri-cadiou-transcendance-spaciale.jpg)
Henri Cadiou (1906-1989), Transcendance spaciale, 1960. Huile sur toile, 41 x 33 cm. Collection particulière © Collection particulière.
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_86b3d5_18-ton-de-laat-paquet-postal-scaled.jpg)
Ton de Laat (1946-2016), Paquet postal, 1986. Aquarelle sur papier, 39 x 30 cm, Collection ING.
/image%2F1371349%2F20240812%2Fob_b57b7e_19-pierre-ducordeau-tableau-en-deplace.jpg)
Pierre Ducordeau (1928-2018), Tableau en déplacement, 1966. Huile sur toile, 64 x 56 cm. Paris, collection Ducordeau © Collection Ducordeau, Paris.